‹ Petite histoire d'Angleterre, d'Écosse et d'IrlandeChapitre 3 sur 4 · ËTBEL&ED II était mineur. Son règne futdes · texte numérisé non relu

ËTBEL&ED II était mineur. Son règne futdes

I)lus tristes. Les Danois reparurent (98i-90i); on ne put es chasser; on paya leur départ 1 6^000 livres pesant d'ar^ gent; mais celte rançon dile Danegeld nécessita une taœe permanente et ne fît qu'attirer de nouvelles bandes plus exigeantes. Ethelred^ après leur avoir donné 24,000 livres, crut s'en débarrasser par un massacre général des Danois (1002). Alors le roi danois Svenon mit tout à feu et à sang eu Angleterre ( 1 003-i 1 2), se fit remettre 36,000, puis 48,000 livres, et finalement conquit le pays (I0i3j, et s'en déclara roi. Ethelred fuit en Normandie.

1014-1030. Knud (ou Canut P") succède à Svénon son père, bat Ethelred qui est revenu du continent et qui meurt en 1016, et après un échec à Gillingham gagne la sanglante bataille (TMsington sur le fils d'Ethelred, le brave Edmond II Côte-de-fer, et partage pourtant avec lui l'Angleterre, ne gardant que les Etats angles. Mais Edmond est assassiné (1016). Knud envoie en Suède les fils dece princeet règne seul : Danemark, Nop)ége, Suéde lui obéissent aussi, la Norvège depuis 1029. Époux d'iS'mma, veuve (TEthelred II, il était humain, pieux, juste, sage; sous \u\nulle distinction entre les Anglais et les Danois ; il leur donna un code de lois à Winchester, il fît mourir l'avide Edrith qui avait trahi Ethelred et Edmond; en 1032 il battit le prince d'Ecosse M'alcolm III qui ne voulait plus se reconnaître vassal pour le Gumberland.

103G-Î04I. Son fils Habald le»-, û'ii Pi ed-de-Lièvre, lui succéda en Angleterre par l'appui du comte Godwin, mais péril î^ubitemenlen!040.Lefrèrcd'HaraldIlAnDBiiNUD (ou Canut II), roi de Danemark , ne régna en Angle!'*

qu^un an et mourut sans postérité à Oxford (1641). Alors revinrent les princes Anglo^Saxons.

1014-1066. Edouard III dit le Confesseur, ramené par le comte Godwin dont il épousa la fille, donna des secours à Malcolm contre l'usurpateur Macbeth,, qui fut vaincu et tué (voy. p. 36), introduisit la langue française et les Normands en Angleterre, et pour prévenir les troubles après sa mort, voulut nommer pour successeur Guillaume duc de Normandie, Son nom fut longtemps cher aux Anglais : on vanta ses lois, bien qu'il n'en eût fait aucune.

1066. Harald II, fils de Godwin, usurpa, disant qu'Edouard au lit de la mort l'avait désigné pour successeur, bravant et Guillaume et le légitime héritier Edgar Athe^ ling, petit-fils d'Edmond Côte-de-fer. Il eut d'abord à combattre Tostig son frère, ex-gouverneur du Northumberland, et le roi de Norvège //aro/d III, qu'il défît totalement kStandfordàrige. Cinq jours après débarquèrent à Pei;«ft- «^y Guillaume et 60,000 hommes; \ep!kpe Alexandre H avait béni l'étendard de Guillaume. Rejetant l'avis de Gurth son frère qui lui conseillait de ruiner les Français par la petite guerre et le manque de vivres, Harald perdit tout par sa précipitation ; la sanglante journée de Bastings' lui coûta le trône et la vie

Questions. Achevez le règne d'Egbert.— Que firent Ethelwolf et ses trois aines 7— Quels ennemis eut à vaincre Alfred ? — Que fil-ll pour la civilisation de son royaume?— Quels princes régnèrent entre Edouard l'Ancien et Edouard le lYiartyr ?— Sotis qui recommencèrent les courses des Danois 7 — Combien de Danois régnèrent en Angleterre?— Quel fut le pfus grand?— Quel fut le dernier roi de la race d'Egbert?— Quel fut le dernier roi Anglu-Saxon?

l>]fiui^e normande , 88 ans , cinq souverains.

1066-1087. Guillaume I*"^ ou le Conquérant marcha sur Londres et acheva rapidement la conquête du pays. Roi, il fut d'abord juste et modéré. Mais on projeta le massacre général des Normands, on proclama ^dgard âthelimg; il devint sévère, féroce, fit massacrer les Anglo-Saxons à iFajefer, réprima la grande révolte de 1068,

f*, soutenaient Ecossais, Danois, Gallois et Irlandais,

f.haogeaea désert le N«fihuf»UerUad, hérissa le royaun^e de châteaux'foriê, établk Ja marche de Galles pour anéter les course^ des Gallois mal soumis, et Ht la ioj d4i roi d'£cosise Malcolro 111. Aux seuU Normands ie port d* carmes, les places, les évêchés^ les abbayes/ Alexaddre 11 y consentit. La langue normande fui seule reçue dans ks actes ; 4»lus de WilteBageinot. Puis tous les alleux devinreni fiefs; le soi soumis au cadastre, aiesuré, décrit dans le célèbre Doomsday-Book , ferma soixante miiile èaroDoies laïques ou ecclésiastiques , tooiles redevani; le service militaire. Un énorme domaine royal, formé surtout de forêts ou grandes chasses défendues conlrele braconnage par des lois de 'sang , la Melle des mineurs, la garde-noble des héritières fermèrent le lot du roi , qui exigea de plus Vhommage-lige , même des possesseurs d'arrière- fiefs. Chef de ia pl%u vigeurcu^e monarchie des temps féodaux , «Guillauflie , tout en déniaut hommage à Grégoire VU et en limitant les excommunications, vécut d'accord avec Borne. De i078 à i084 i) conquit le Maine <et soumit 4es Normands révoltés sous Robert son fils atné. En 1 087, blessé .des sarcasmes de Philippe 1«% il ra-vagea le f^eœi» français et marcitait sur Paris, quand il mourut^à Rouen.

ie87-'n00. Guillaume II le Aau^ fut j^ecûnpu roi d'Angleterre, ^râce à Tarclievèque Lasvfranc. HoJbert sou frère aîné n'eut que la Normandie «t i|B Maine. De là guerre civile : la Normandie en fut le théâtre ; le départ de Robert pour la première oraisade y mit fin (ji096). Guillaume II fut tué à la chasse ayuot le retour. C'était un prince despotique , violent, a<vide et vicieux : ij ne se maria point. Sous lui fut établi le bénéfice 4e clergie, par lequel quiconque savait lire était exeii^pt de ia >peine de mort.

1 1 00-^1 1 3â. Hemri I^"^ JHeauelerc son frère, ^troisième fils du ConquérarU. eut le temps d'^6urper avant que Robert revhit des r^ves du Jourdain et parût en Angleterre où l'accueillit un fort ftflrti. Sttcoudé.par S. Anselme de Canterbury et par le clergé parce qu^il suivait le système papal sur les investitures, il resta le maître; Robert

se réd^iêii amtw j^QVim€s françai^^ (iiOQ-jioa^. fii "

tôt sa folle coDduite fît fuir nombre de nobles près de Henri, qui s'érigea en patron des opprimés , lui prit Bayeux et Caen et le fît prisonnier à Tinchebraù Robert languit vingt-sept ans en prison à Cardiff. Son fils GuillcBame Clitpn trouva un refuge chez Louis VI de France, qui, chagrin des progrès de l'Angleterre, prit trois fois les armes contre elle en douze ans. Battu à NeaufleÇi 1 1 3), Henri vainquit à Brenneville (i i i 6), puis lança sur la France son gendre, l'empereur ffenri V (1125} : enfin Gliton périt en disputant le comté de Flcmdret Thierri d' JUace (1128). Henri, alors, n'avait plus qu'une fille, Mathilde, veuve de Henri V, remariée au comte d* Anjou, Geoffroi Plantagenet, et reconnue son héritière en il 27. Avare, défiant, cruel , surtout en fait de chasse, Henri était aimé des Anglo-Saxons , pour avoir épousé Mathilde, nièce d'Edgar Alheling et fille deMalcoim HI. On lui attribue une charte , prélude de celle de Jean-sans-Terre.

11 36-11 54. Etienne de Blois^ neveu de Henri, et comte de Blois par son père, de Boulogne par sa femme, avait simulé un grand zèle pour Mathilde sa cousine : ses largesses, une bulle du pape, l'appui des mercenaires Brabançons lui permirent d'usurper sur elle. Mais trois guerres civiles en furent le fruit. La première fut horrible : le roi d'Ecosse David désola le Nord au nom de Mathilde ; enfin Etienne le défit à North-Alterton (i 1 38). La deuxième dura huit ans : Etienne après des prodiges de valeur fut pris à Lincoln et Mjithilde couronnée (i I41); mais cette impératrice-reine se fit haïr, et la mort du héros de la lutte, Bobert de Gloucester, son frère naturel , la força de quitter l'Angleterre (ll47)a Enfin, Henri son fils revint en armes réclamer ses droits maternels (1153) : Etienne, par le traité de Winchester, le reconnut son héritier, et mourut l'année suivante. Bien que mis sur le trône par l'influence du clergé , ce prince avait eu presque toujours de graves démêlés avec les évoques et avec le saint-siége.

Questions. Comment Guillaume I" usa-t-il tie sa conquéle? —

" 'cli fureul scR rapports avec l'itglise? avec ses barons ? aver Cor-

Eiilies? avec la Fraoct 7— Qu'était-ce qu^ le Doonitday fiook?

d'anglbterre, d'Ecosse, etc. 19

»^nc fa GuiIlaame-Ie-Roux7^Qnel était le caractère de Honri Bcanclerc? — Que dcviot la ligne ainée issue de Guillaume l*-!-.» — Quelle cause empêcha Malhilde de succéder à son pèi-c ?~Goiii* ment se passa le règne d'Étienne-de-Blois?

3>ynastîe des Plantagenets oo Angevine | V^ période,

119 ans y 4 roîf

( Henri II , ses deux fils , Henri III ].

1154-1189. Henri II, comte d* Anjou et de Touraine^ ifait acquis par son mariage avec Miénor de Guyenne , femme répudiée de Louis VII , la Guyenne avec Gascogne^ Rouergue, Querci, Poitou, Saintonge,eic,: quand il y joignit la Normandie et le Maine , il eut en France plus que le roi de France, et quoique vassal il fut plus puissant que son suzerain. Aoi d^Angleterre, il révoqua les privilèges arrachés à Etienne, recomposa le domaine royal dilapidé, rasa cent quarante, châteaux-forts, vrais repaires de brigands, licencia les Brabançons, rétablit la monnaie au titre légal, et donnant des chartes à diverses communes, commença rafTranchissement des peuples. Les princes gallois voulurent en vain secouer le joug féodal ; TEcosse, battue, lui demanda la paix ; et s'il manqua la conquête du comté de Toulouse^ il annexa la Bretagne à ses états. Enfin il vit élire archevêque de Canterbury Thomas Beckei son chancelier, son favori ; il crut toucher à son grand but, l'abaissement du,clergé (i 1 62). Hais Becket, prélat, soutint les droits de TÉglise, et notamment sa juridiction. Il eut pour lui les prêtres et le peuple, Henri eut tous les barons. La lutte fut longue, et chaque jour Tenvenima. Henri débuta par faire dresser seize articles, dits constituiions de Ctarendon, qui restreignaient le pouvoir et les immunités du clergé en permettant qu'on appelât des archevêques au roi en matière ecclésiastique, et qu'un clerc sous prévention de crime fût jugé par les cours ordinaires. Becket lui-même y adhéra, mais il revint sur son adhésion et en fît à grand bruit pénitence comme d'un crime. Henri, piqué, l'accusa de malversation, de révolte. Becket s'enfuit en France: là, Louis VII se déclare son protecteur; le i^àpt Meœandre III le fait légat çn Angleterre. Becket excommunie les ministres deHenri

20 P£TXTB HISTOIRE

La guerre éclate entre les deux rois , FAqùitaMe se soulève, tout rOccident s'intéressait à ce grand débat. Trois fois les amis de la paix se crurent près d'opérer un rapprochement: les défiances mutuelles du monarque et «u prélat rompirent tout; Becket fut mort en exil, si enfin Henri n'eut eu besoin du pape pour réaliser ses plans sur rirlande. Enfin une transaction eut lieu à Arnhoise (1110). Becket rentra en triomphe, et, plus fier que famais, il mit tout le royaume en interdit : bientôt il fut tué dans son ëgiise par quatre courtisans. Henri, pour prouver qu'il n'avait point ordonné ce crime^ fut réduit 2 signer Vaccard ^Awanch^ê avec le pape, à modifier les articles de Glarendon et à faire pénitence au tombeau de Becket eanonisé (1172-74). wns l'intervalle il envahit rirlande entamée par quelques barons ses vassaux (U72), et s'en fit reconnaître suzerain (Ii75). L'année d'avant il avait mis fin à la première révolte de ffenri au Court- Mantel son fils aîné, après avoir défait ses alliés, Louis YU à FemeuU et Guillanme d'Ecosse à Alnwick : ce dernier fut pris , et pour rançon reconnut à la paix de Falaùe la f)(issalUé de VEcone. Court-Mantel, toujours stimulé par sa mère Aliéner, reprit encore les armes en 1176, en 1188, mais sans succès. Devenu l'aîné par sa mort. Richard en fit autant en 1 186 et 88 . La France appuyait toutes ces révoltes; PhiUppe^Auguste venait de prendre le Mans et Tours et de dicter la paix onéreuse de la Colombiérey quand Henri mourut. Sous Henri U commencèrent les commîmes en Angleterre.

1189-1199. RicHAiu) I», dit Cœur-^'Lion, était le prince le plus brave et le moins politique de son temps. A peine roi, il partit pour la troisième croisade, où, se signalant par des hauts faits stériles, il donna hroyaume de Chypre à Gui de Lusignan et se fit im ennemi de Philippe-Auguste. En revenant^ il tomba aux mains du duc d'Autriche Henri VI qm le tint un an en prison. Jean son frère se formait un parti pendant ce temps. Tout à coup Richard reparaît, déconcerte et pardonne les plans de Jean, bat le roi de France à GisorSy à Freteval,

et conclut ia paix , mais va mourir au siégo de Choiy^ «n-aveniurier.

1199-1216. Jeam, dit ions lerrcy parce qu^it n'avait eu ûl apanage, prit le trône, bien qa" Arthur son neveu en ût l'héritier légitime. Anbur réclama, Philippe-Auguste tint à son secours, et cinq ans la guerre oiit en feu la Normandie. Enfin Arâlur fut pris par son cruel oncle qui Tassassina de sa main. Philippe alors déclare Jean décnu de tous ses fiefs, et les lui enlève tous, sauf ta Guyenne (1204). — ^Haï, méprisé des siens, Jean se brouille en 1308 avec le pape Irmêcent Ilf , qd met son royaume en interdit, (excommunie lui-même et offre sa couronne à Louis fils de Pbiimpe; Jean, pour calmer te pontife, $6 reconnaît vassca au $aint^siege (I2i3). Puis iî se ligue avec Othon IV contre Philippe (i 2 1 4). MaiîT Othon est battu à BoUf^^es, Jean échoue en France. Las de sa rapacité, de ses violences, ses barons révoltés lui arrachent à Hunmâ-Mead la Grande-Charte qui fixe leurs obligations, leurs franchises,' limité les droits du roi et «ouf^e court à l'arbitraire K< 21 &). Relevé de son serment par Innocent III, Jean viole l'acte qu'il a juré : l^s barons offrent la couronne à Louis de France, qui accourt, et Jean meurt à Newark à peu près sans terre.

1 216^1273. HiiitRi ni son fils avait neuf ans : on en eut pitié ; l'habile comte de Pemhtohey nommé protecteur ^\q proclama roi ; son parti se grossit, et Louis, isolé, battu à Lincoln^ rentra en France. Devenu majeur, Hîehri, que gouveroaU Mubert du JSurgh, ré^r^cta la Gr^utd^rÇtiarte et les chartes locales : de là un soulèvement des barons ; il eut peur et leâ jura de nouveau en accordant aux in^ fiurgés un second orplème dit Charte de Foresta(i%2S), puis il l'annula en 1227. Son règne fut une alternative de serments ainsi prêtés et violés, de rébellions victorieuses et vaincues. I4 faveur des Provençaux venus à la suite de sa femme Eléonare de Provence (1 236;, la prépondérance et les exactiott3 des nonces du pape, les dons forcés dits hénévoUnces y contribuaient aussi. La plus grave fut celle de 1258, sous Leicester : depuis 1236 au moins des parlements se réunissaient fréquemment ; celui de 1258 confia la réforme de V état h vii^t-quatre barons qui dressèrent l'iippendice à la Grande Chartç, dit Provision

annes; vaiaqueur h Lewes, Leicester fait toute la famille royale pnsoanière (i26i}, gouverne sous le nom de premier électeur et appelle au parlemeat des députés dé comtés et de villes, premier exemple de représentation nationale. Ëafin sa défaite et sa mort à Evesham (i265) rcudireat le pouvoir au roi. — Henri, en proie à tant de troubles t^hez iui^ avait tenté d'aider les rebelles en France (1229-1241), sous saint Louis * il n'y gagna que deux défaites, Taillebourg (I2i4), Saintes (1242), suivies de trêves; enfm la paix dAbbeville (1249) tixa Vétat normal des deux puissances, en laissant à l'Angleterre en France la Guyenne comme fief, et rien de plus- — La maison d'Anjou au temps d'Henri III fut près d'avoir trois trônes : Richard de CornouailleSj soa frère, fut élu empereur ; Edmond-le-Bossu, son deuxième fils, reçut d'Innocent IV le royaume des Deux-Siciles, mais sans faire un pas pour Poccuper.

Questions. Pourquoi le nom d' Angevine fut «il donné à cette drnaslie ? — Qae possédait Henri II en France età quel titre pussédait-il? — Quel fut non grand but? — Dites sa conduite avec Becket. — Futil conquérant? — £ut-il à se louer de ses fils?— En quoi consistait le mérite de Richard-Gœur-de-Lion?— Queissont les deux événements qui caractérisent le règne de Jean-sans-Terre? — Que rappeUe son surnom? —Le long règne de Henri 111 fut-il glorieux? — Quel fut le rôle de Leicester suus ce prince? — Qu'est-ce que |a paix d'Ai>beville?— Quelle perspective semblait s'ouvrir à la maison d'Anjoa sons Henn III ?

Syiùtftîe Angevine , 2« période ,126 ans , 4 rois

(les trois Edouard et Richard II )•

1273-1307. Edouard I"' (et non IV) était parti pour la huitième croisade en 1 271. De retour en 1274, il réprima les abus, établit un tribunal et un code criminels, diminua l'affreux désordre des monnaies , spolia et bannit six mille juifs, remplit ses coffres aux frais du clergé. Usant de l'exemple de Leicester , il appela au parlement des députés de comtés et de villes , mais pour voter des subsides, non pour faire des lois ; il admit que nul impôt ne serait levé qu'avec l'assentiment du parlement .* la eonstiiution anglaise fit ainsi deux pas immenses. -^ *>e 1276 è 1282 il écrasa (e roi de Galles ItCweHin lll

d'aniglëterre, d'Ecosse, etc. 23

pour refus d'hommage, le mit à mort et soumit ce pays, vassal de nom depuis A thelstan. David, frère de Leweliin, traîna encore un an la guerre dans les montagnes et fut pendu hShrewsbury. Cette guerre fut atroce^ beaucoup de bardes y périrent. Edouard coupa la presqulle en onze comtés, plus Anglesey, et décida que toujours le fils aîné du roi aurait le titre de prince de Gaîleê, — L'extinction de la race de S, David en Ecosse lui fournit un prétexte pour conquérir ce pays : qu2|tre fois il crut le soumettre 296 , 1 298 , 1 302 , 1 306) ; mais une quatrième révolte rap|)elait enroreau Nord, lorsqu'il mourut. — II avait eu aussi la guerre avec la France (1291-1303) : PAilippelFm enleva perfidement la Guyenne, mais Edouard, uni au comte de Flandre , à l'empereur Adolphe , au pape Boniface, la recouvra ; et en 1 303 , à la paix , son fils épousa Isabelle de France.

1307-1327. Edouard II fut livré successivement à deux vils favoris, Gaveston qu'il fît comte de Gomouailles, puis Ifugh Spencer; deux fois révoltés contre le premier, les grands restreignirent le pouvoir royal par les dures conditions dites les quarante articles et par la création de vingt-un commissaires chargés de toute l'administration O310;, puis mirent à mort Gaveston pris dans Scarbo-^ rough (1 31 2>, et imposèrent pour ministre au roi Thomas de Lancastre, son cousin (1318). Plus tard Edouard le fît décapiter (1321). La reine Isabelle devint alors l'âme de la faction hostile à celle de Spencer. — Pendant ce temps l'Ecosse échappait au joug. Bruce , vainqueur à Bannockbum (1314), et à Blackmoor (1323), dictait la trêve de 13 ans. — En i324 Edouard et Charles IF de France entrèrent en querelle pour la Guyenne, Isabelle passe comme médiatrice en France, lève trois mille hommes, les mène en Angleterre et s'empare du pouvoir (1326). Edouard fugitif est pris : elle lui arrache une abdication (1 327), et le fait périr après avoir couronné son Gis Edouard III,

1327-1 377. Edouard III laissa d'abord Isabelleet iP/ortimer son favori régner en son nom. La guerre reprit avec l'Ecosse; mais Bruce, toujours heureux, stipula par la paix d'York V indépendance des Ecossais (i328).

ï4 PCTITR HISTOItB '

Bdouar<) pa t<u*da pas ii se délivrer du joug de ^a mèrd et du ministre (iâ30}, qui fui mis ^ mort; pjuis se déclarant pour FdouardBaillolei l'envoyant en Ecosse contro l'enfant David Bruce , iJ assura par sa victoire i^Halidown-Hill le trône au premier qui se reconnut son vassal kHoœpurgh (1333). — Edouard , en 1334, prit h titre de roi 4e France, et commença la fameuse guerre de 100 ( ou 11^.} ans ( 1339-1 453 j, souyent coupée par des trêves. La Flandre , menée par 4rteveldt Monforipré^ tendant au cqmté de Bretagne ^ divers princes ailemar^ étaient ses alliés. Pour la France étaient le parti national en£co$$^, les de Blois compétiteurs des Montfort. Battus sur mer à }^Eclvtse (1341;, $ur terre à Créci par Edouard même (1346), tour à tour heureux ou malheureux en Bretagne , les Français se laissèrent prendre la Guyenne, le Poitou, Calais, tic. (1347). Puis Edouard s'unit au roi|de Navarre Çharles-le-Mauvais; son fils, dit le Prince Noir, battit et prit le roi Jean et ses nobles à Poitiers (1356;, dix ans après Créci;\e peuple de France paya rançon pour eu^ic, et par la paisp deBretigni l'Angleterre eut toute la large côte au sud de la Loire (Poitou , Saintonge, Guyenne, etp.);mais de 1369 à 137 4, tandis que le prince Noir se mourait de langueur, Duguesctin reprit k

S eu près tout, sauf Calais , Bordeaux et Bayonne, sur Lnolies et les autres chefs anglais, et en 1372 une flotte française et castillane pilla Vile de fFfght : la trêve de Brur ges mit Gn aux hostilités (1375). -^ £n £cosse aussi Edouard avait reculé : si en 1346 David Bruce avait été pris à la bataille de Vunbar, en 1 356 il fallut le laisser libre et le reconnaître roi d'Ecosse, o£i ^ I37i Bobert Stuart lui succéda.—- Edouard se mêla des débats de la Castille (1367); le prince Noir y établit Pierre^le-Cruel que renversa derechef Duguesclin (1369); et Jean de Gond, duc de Lancastre^ troisième fils d'Edouard , prétendit à ce trône , mais en vain. •— La richesse ptû^ligue fit de grands progrès sous Edouard III; les laines an-glaises étaient l'objet d'un trafic immense. La constitution acheva de se former : le parlement réuni en chambres haute et basse se déclara corps législatif (ii^Z). Wiclef, '"^ vrai précurseur de Luther ^ écrivait.— iEdouard perdit,

D'AITGLETEBffE, D'ECOSSE, ETC. 26

av^it de loourjr, ieun fils allés, le j^rioee Nmr et Lionel, duc de Clarence; il en laissa trois, Jedn île fi^d^Ji'd-

fond 4ucd'Vork, Thomas duc de Glouci^ier-^C^esi douard III qui créa le célèbre Ordre d$ la Jwrreiiéri

1377-1399. — * BicHAKi» II, fils du jrâce Noir, montra d'abord de l'énergie : la grande émeute des poffsfms $m9 ,Wst-Tyler (ni caknée par sa hardiesse jqf sa rvse. liais le luxe , l'apathie l'énenrèreot. Son fei^i f^tfr^ était odieux. Gloucesier se Otchef des on^cootei^s mi 30ui9ireo|t le roi k un cotueil de quatorze memhrse* Kichard brisa le joug des jpatorze (1389), et reprit le pouvoir, Aidé 4a /ean de (Sa»d; mais i) eo usa mal. Jeàa troj^ uui$£iaol l'inquiéta; ffenri son (ils encore plus. Bichard bannit cç cou3in ambitieux (1398). U aUa en^i^e nomoettre f/r- Itmderpbelte. L'héritier du trAoe, JRogfr Morimer (pcjMtfils de Lionel ), Tenait de mourir . lai«8«9i| un fil9 ^ une fille ; Richard était sans enfanta. Henri revient, se trouva à la tète de soixante mille hommes , preqd BrUtol^ se Dut livrer Richard » en exige Yakdieation 399), et le (ait mourir de faim (1400).

QUETIONS. Qui fit la con<|a<te d^fîoltiT^ dv ^mjidt Galles?** Quels pas firent la constilntion et l'ordre puslîc «ous Edouard I î— Quelles furent les relations de l'Angleterre et de TÉcowe sons ce prince? — Racontez la vie du prince Noir? — Quels personuage« furent influents sous Edouard II/'— Qui renversa du trône Edouard 11? — Qu'est-ce que la guerre de cent ans ^•— Quelles autres guerres fit Edouard Ul? ~ Fut-il parfont également ketureui?— Qo.e dovii^t le parlement sous son règne?— Comment gouverofi RicJDard 11?

llynaitie Angevine, 5« périoda, 86 ani ^ 9 voit (les trois Henri y deux Édonanl, Bichard ^f}•

1S9^1413. HmiiIV, roi par une iùyibh^lmp^i(mi ne vit aue complote et révottee sous soprèm. Il tint en prison le fils de Roger y Edmond^ isiu de Lionel/ et légitime héritier du sceptre , déjoua la compifofiof^ da /;umfev,anéantit par ses victoires ie Shreweèury et da Graham la rébellion des Piercff de Nortlmt^^ertani ^un d^eux, le fameux ^ot«0ur, avait épousé une Mortimer).

Gallois Oweii Ghmàower résista plusieurs années.

— Sans attaquer la France, Henri sut y fomenter la discorde entre Jes d'Orléans et les Bourguignons, Il médita en vain la conquête de l'Ecosse f 140 1-2), mais le fîls du roi Robert III, Jacques, tomba en ses mains, il le garda. — Il accorda de grands privilèges à la chambre basse (ou des communes). Au total ce fut un prince ferme et habile.

1413-1422. Hemw V son fils n'avait montré que fougue et foKe, son père vivant : roi , il fut actif , profond politique et brave. Les partis s'agitaient: Richard d'Yorli avait épousé Anne Moriimer (sœur d'Edmond) et conspirait contre les Lancasire, Il le fait exécuter^ puis détournant la tuii)ulence publique sur l'étranger , il reprend la guerre de France , gagne la bataille d*Azincourt ti4i6), s'allie au duc Philippe^e-Bon de Bourgogne, ce qui double ses forces , occupe la Normandie perdue depuis 1204, prend Rouen (1419), et, toujours unissant l'intrigue à la force, signe avec la reine Isabeau et le duc la paix de Troyes , qui le nomme successeur du vieux Charles FI au pr^udice de Charles Fil (1420) ; emporte les villes en Champagne, dans Y Ile-de-France , et entre en triomphe comme roi' de France à Paris ; mais en 1 422 il meurt à Fincennes , deux mois avant Charles VI. Depuis ce temps les monarques d'Angleterre ont pris le titre de rois de France, bien que le successeur même de Henri V n'ait rien pu garder de ses conquêtes. '

1422-1461. Henri VI fils de Henri V n'avait que neuf mois : deux oncles, régents, l'un en Angleterre, l'autre en France (Gloucester, £edford\ dirigent les affaires. La supériorité anglaise dure encore : Charles VII réduit à quelques provinces centrales au Nord et au Sud^e la Loire est nommé vulgairement le roi de Bourges, et se voit encore battu à Crevani^^FerneuiL Mais Bedford se brouille avec le duc de Bourgogne ; Jeanne d'Arc rend le cœur aux Français, délivre Orléans, fait sacrer Charles à ReimSy tandis que Jffenri est couronné à Paris (1430). Jeanne est prise ensuite et les Anglais la brûlent vive; mais ils perdent toujours du terrain. Bedford meurt (1433), Charles rentre à Paris (1436); l'Angleterre se divise en deux

irtis, celui de Winchester, grand-oncle et gouverneur

du roi, celui de Gloucesier : l'un veut la paix, l'autre la guerre. Là guerre se fait mal ; la trêve de Tours, eu 1444 , la suspend et donne pour reine à l'Angleterre la . Française Marguerite d* Anjou; et, quand on reprend les armes (1448-1453), c'est pour achever de perdre tout, sauf Calais. Tant de honte aigrit le peuple : on accuse la Française, Henri son esclave, Suffolk leur favori; Richard II d'York (fils d'Anne Mortimer et dès-lors héritier des droits de Lionel) est l'organe et le chef des factieux. Le pays se range en deox camps , la Rose rouge emblème de Lancastre, la Rose blanche que portent les York. — Déjà Jean Cade , prenant le nom d'un Mortimer, avait défait les gens de-Henri à Blackheath, et un peu de prudence lui eût donné Londres (i 350). Richard avait sans doute suscité Gade^ Sûr de l'opinion, il se fît déclarer protecteur , pendant un accès d'imbécillité du roi (1454). Bientôt évincé parla reine et Somerset, il prit les armes , défit Somerset et prit Henri à Saint- Al- 6an5 (1455), tide nouveau se fit décerner le protectorat que de nouveau la reine lui fît retirer (1456). Uni au puissant comte de Warwick qui joignait aux richesses colossales d'un roi tous les talents d'un chef de parti , il reprit les armes, battit et prit encore le roi à iVbr^Acrmpton (1460), se fit déclarer par les pairs héritier présomptif de la couronne à la mort de Henri , puis courut au nord attaquer les forces qu'avait réunies la reine : défait et tué à Wakefield , il légua ses prétentions à son fîls Edouard, qui , soutenu de Warwick et vainqueur à Moriimer's Cross , fut reçu dans Londres, bien que l'héroïque Marguerite vint de délivrer son mari par la seconde bataille de Saint'Albans (1461).

1461-1483. Edoujird IY fut proclamé roi par la populace de Londres , battit 60,000 Lancastriens à Towton (1 46 U, puis Marguerite elle-même et les faibles secours qu'elle avait arrachés de Louis XI, à Hexham (1463): Henri repris (1465) fut mis à la Tour de Londres. Mais en 1467, la subite faveur des Nevil dont il épousa la parente Elisabeth Gray froissa Warwick; en 1469, trois essais d'insurrection éclatèrent au nord; un an Warwick tint Edouard comme en prison. Enfin uni à y—

èè Petite hîstôirIr

guertte il l^altaque hâiHen^eiit , lé défait li Nôitk^gfitM , €t. TétMiêsmt Wenfi qu'il a délrôoé , mérite la superb* â)itlicte de ftàsiMt de rois (1470). Mais Edouard, qui SHÊSt sauvé en Flandre, revient en 1 47 1 , remporte à Barnet où meurt Warwick, à Tewhesbvry où il prend le fils de Henri VI, laisse tuer ce jeune prince soijs ses yeux, et fait mourir Henri à la Tour. Son règne n'est plus troublé que. par les quereltés dé ses deux frères , Glarmce et Glon^ cesier; il fait noyer le premier en 1478 , et meurt laissant deux fiis et uiie ûW.

148S. ÈtootJARD V l'aîné a pour régent son onote le duc de Gloucester , Richard, homme abominable qui, déclaré protecteur^ s'empare de lui et de son frère, les enfençe à b Tour et les fait étouffer après avoir feint d'accepter du peuple et par force le titre de roi; en 1674 on a retrouvé leurs osseraei;its.

1483-1485. Richard III, dont on a voulu en vaiti réhabiliter la mémoire , était aussi laid cjue scélérat ; mais il possédait des talents. Haï de tous , il ne put les développer. Le Gallois Henri Tudor de Richmond , issu des Lancastre nar sa mère, s'était cnfi^i en Bretagne. BiAckingham qui le proclama prématurément fut trahi» livré, décapité presque aussitôt O^^^J- ^^is ^^^^^ ^^^ après Henri dél)arque à Milford à la tète de quelques troupes, les grossit en route , trouve Bichard à Bosworth et livre bataille. Richard y mourut , et avec lui le dernier mâle de la branche d'York. Il avait en vain demandé en mariage la sœur d'Edouard IV, Elitaheth sa nièce. La bataille de Bosworth finit la fameuse guerre civile des deux Roses : vingt-quatre princes et une foute de grands y avaient péri.

QviitTiom. Qneh complots et quelles rëToltes ëtonfla Henri IV ?

— Oà, el eit quel moment muurui Heuri V ? — Qui fut régent sou9 Henri VI ? — Quelle canse mina sa popularité? •-- Qnels partis rivaux s*açilèrent sous son réf^ne f — Quel fut le prélude de la guerre civile des Oeut Roses ? " Comment s'y prit Riebard d'Tork pour

I supplanter les Lancasire?— Sur qn«ls titres s'appuyait-il pour ré^ clamer le tjrône? — Gomment linit-il? «— GommentJbnU Henri VI?

— Que! était son caractère? — Racontes la vie d'Edouard IV« — Qu'était-eeqne Marguerite d'Anjou? que Warwick? que Richard III?

— Quels étawnt les dtoil* d'Hèori Vil h la couronne î

d'angletj£Rre, d'écds$é, étc; £9

des TIqdovf fin 148^.

On a vu plus haut qu'JFm ou Vmierm, peuplée d'abord de Celtes divers et de Firholg ^e^pîïaijDS, reçut ensuite des ScoU venus à^Ibérie^ Ces $CQts hiej;itQt se {divisèrent en ScoU-Ires ou habitants d'£rin, et ScoU-Mhim ou ^Albion, habitants de la Bratagne septentriojoale. Ceux-ci furent conduits en Albion, vers aoo avai^ Jésus-Christ, par Fergus Afao-ferçLdajdk^ <^ef de la dynastie fergussiewae qui souvent régna m pième ternp^ dans les deux lies, et dont les rois les plus c^èbres semblent avoir été Conor II, uionarque dlrlande en 184 de Jésus-Christ , et Caïbra II (le Rouge), son fils, qui fonda le royaume de DàLruii en Albion. Près de ciette dynastie se trouvait celle de Trenmorey dont unç li^e régnait )k Morven et périt çn 276 avec Oscar (le fîl9 d'Oman)» à la bataille de Cabra, tandis que TaiUre, établie en friande , fut dépossédée da^s la|>erspnpe de Corp^c Jfi, en 2ao, par Caïbra.

La dynastie de TriCnçiore redevint puissante yer^ 4^3, et dura cinq siècles et 4emi (jusqu'ejn iQOa): fMghçire Mac NigeOy clief de cette secondfi rapcj ^nrassa le christianisme prêché par PalMe et saitii Patrik, qui, ravi par ^es pirates à laBritannie sa patrie et vepdu en Irlande comme esclave, introduisit dans ciet^e )ie l'Évangile et l'alphabet, et mourut €10460 évoque d'4j(rt(iau[^* D'autres évèchés, des couvents, de bQni^es écoles jf élevèrent en Irlande, que son éloignemegôt Tejpnii^i le refuge des faibles. S. Colomban^ S. Gall, S. Coloinai;!^ S. Emèran, illustres apôtres , étaient d'Irlande. De$ inQ\nes rcoq^prent ^es vieilles traditions Qt en firçpt deij; cfyr/Xlm^gf,^^ plup^ m vers. On en a 115 ^insi rédigél^, d\i v« 4^ x^ j^jècle: Cependant les guerres (AvUe^ désolaient .squx^t le pay^, coupé au moins en cinq royaumes , bien ,que tous ces petits états fonmas^ent uji^ corps fiâénmf et q^'on élût parmi les rpis particuliers un rçi.de toujç ITrl^nde. Au u« siècle, le$ t>anois (dijs Homiç^^ jie fest ep Irlande) vinrent dévaster et pillcjr r{le(807), etc, En 812, ils détruisirept fia^Qr. I)e ai2 à 335» Tkrgesyinf prit si^r toute

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