XVI' SIÈCLE
(Planche XII)
Texte du xvii^ siècle. — « Dans le quatrième car- (c touche fuivant Je voit comme les Huguenots, lors du Jiége « de Chartres en t}68, fefforçeaient, à coups de canon & de (c moufquet, de brifer & d'abbatre F Image de la Sainte Vierge (( qui eft au-dejjus de la Porte Drouaife, Jans avoir pu la (( frapper; les coups de moufquet & de canon paraiffent (( encore dans la niche autour de V Image & dans les murailles (( de la Ville aux deux cofle^^ de la Porte.
Description de la gravure. — Au haut du sujet, se voit la porte Drouaise avec ses deux contreforts. De chaque côté les murailles s'étendent avec leurs meurtrières et les boulets qui s'y sont incrustés. Du côté gauche de la porte, elles sont entamées par une grande brèche qui laisse entrevoir les maisons de la ville; le long des remparts court la rivière d'Eure servant de fossés.
Par dessus les murailles se montre, dans un croquis sommaire, la Ville avec ses plus hauts monuments, tels que la Cathédrale à droite et saint André à gauche; ces monuments sont cachés aux regards par la fumée qui s'élève des canons postés sur les remparts.
Enfin, dans la niche de la porte, se dresse la statue de Noire- Dame de la Brèche, centre de tout le sujet.
C'est vers elle que les Huguenots, disposés en quatre groupes, dirigent leur artillerie. On voit, à droite et à gauche, leurs canons protégés par des abris et vomissant la fumée.
Au milieu s'avance, entre ses chefs, un peloton de cavalerie ;
de chaque côté et par derrière, des piétons armés de lances et de tridents, couverts de casques, viennent se ranger en face de la porte.
HiSTORiauE, — Le siège de Chartres par les Protestants, en 1568, et la délivrance de la Ville est un des faits de guerre du xvi^ siècle qui frappa le plus les Chartrains. Il a été souvent raconté, en particulier par Ms'' Pie, dans sa petite brochure sur Notre-Dame de la Brèche, Le 1^^ mars 1568, la ville se trouva investie. Elle était défendue par Antoine de Liniéres. Les efforts des assiégeants se portèrent principalement du côté de la porte Drouaise. Ce fut le 6 mars que les protestants se ruèrent contre cette porte avec cinq pièces de canon, tandis que quatre autres placées en arrière des Filles-Dieu prenaient en flanc les défenses.
Le lendemain, un pan de mur de 20 pas de long était renversé : l'ennemi s'était emoaré des ravelins qui couvraient la porte et dont l'occupation rendait la prise de la ville inévitable.
Le gouverneur, avec quarante volontaires, s'élance sur deux planches jetées en travers du fossé à la place du pont détruit par le canon, tue deux cents hommes h l'ennemi et le chasse de ses positions.
Le prince de Condé dirige alors toutes ses batteries contre la tour des Herses et les murailles adjacentes. Il continue le feu toute la journée du 9 mars et pratique une nouvelle brèche de trente pas de long. Mais Liniéres élève en arrière un retranchement considérable, et, protégé par son artillerie, spécialement par le feu de la Huguenote, canon enlevé jadis aux protestants, il reprend le ravelin.
Le 12 mars, l'ennemi avait détourné la rivière et arrêté les moulins; les habitants craignaient la famine, le pillage et surtout le sacrilège; car on disait que Condé avait juré de faire manger l'avoine à son cheval
sur le grand autel de Notre-Dame. Mais, le 15 mars, au matin, un messager arrive à l'improviste, annonçant la suspension d'armes. Les protestants se retirèrent, ayant perdu 3 500 hommes, tandis que du côté des Chartrains, il n'en était mort que 250. Ceux-ci virent en cette délivrance la protection de leur patronne céleste. Et en effet, tandis que toute la population était en prières dans la crypte qui regorgeait d'hommes, de femmes, d'enfants, implorant Notre-Dame, quelque chose de merveilleux s'était passé sur les remparts. Une statue de la Vierge surmontait la porte Drouaise avec l'inscription : (( Carniitum tutela. » Les Huguenots prirent cette image pour objet de leur rage, et tirèrent contre elle tant de coups de canon que tout ce qui était à l'entour fut foudroyé jusqu'à quatre doigts près, selon que les vestiges y sont vus récents, dit Rouillard ; néanmoins ils rie purent jamais atteindre cette sainte Image. « En mémoire de cette vidoire miraculeufe- (( ment obtenue contre ces gens éperdus, on solemnife (c tous les ans une fête le 15 mars, & l'on va en (c procefTion dans une Chapelle que l'on a dédiée à la « Vierge & que l'on appelle Notre Dame de la Brèche, (( parce que dans ce lieu les ennemis avaient fait une (( brèche, par laquelle étant tous prêts d'entrer, ils furent (( divinement repouffez. » Sablon p. 138.
Cette chapelle, bâtie en 1599 par Simon Sauquet, chanoine de Saint-André, vendue le 28 octobre 1791 et détruite, fut relevée en 1843 P^^ M. l'abbé Baret. On y voit encore, à la façade et au-dessus de l'entrée, des boulets de pierre provenant du siège : de même, au-dedans, une clef de voûte de l'ancienne chapelle, portant les dates de 1568 et 1599; enfin et surtout, on y a rétabli depuis 1889, 1^ statue même qui dominait la porte Drouaise et servit de point de mire aux canons huguenots. C'est une belle statue en pierre du xiv^ siècle.
On voit aussi, du Pont-neuf, l'inscription en vers latins, commémorative du siège, que les Echevins firent graver sur les remparts.
Cet échec de Condé devant Chartres ne fut pas pour rien dans la conclusion du traité qui mit fin à la seconde guerre de religion.
La Chapelle de Notre-Dame de Sous - Terre
XVir SIECLE
(Planche XIII)
Texte du xvii^ siècle. — « La principale repréfentation (c qui occupe le milieu de la planche ejl, en perjpeàive, la (( Grotte ou Chapelle Jouter raille conftruite au même endroit c que celle dans laquelle les Druides adoroient la Vierge qui « devoit enfanter. L autel qui J'y voit à préjent, avec un « Tabernacle d'ébène enrichi de beaucoup de figures de brouT^e (( doré, jur lequel eft pojée Y ancienne image de la Sainte « Vierge, efl accompagné d'une architeâure de marbre bien (c taillé. Les lampes qui Jont JuJ pendues dam la chapelle font (( voir les peintures. Tableaux en Feflons & autres ornements (C en fond d'or qui embellijjent la voûte. Les Lanibri\ dans les (( deux côtés de la chapelle qui en Jont reveflus par comparti- (c ments, le marche-pied & le plancher couverts de parqueterie, « avec le baluftre ingénieufenient travaillé, tous de nutrbres de « différentes couleurs, Jont des ouvrages conjiderables. »
Description de la gravure. — A cette description faite par Mocquer, joignons celle de Sablon, historien contemporain.
« Cette chapelle, dit Sablon, qui a été jufqu'en nos jours dans « une fimplicité qui reiïentait encore celle des Anciens, efl à « préfent riche & ornée autant que Chapelle du monde. Toutes « fes murailles font revêtues de marbre & Ton baluftre efl de la « même matière : ce n'eft que jafpe <Sc peinture à l'entour de « Fautel; & le lieu où le peuple fe met pour prier la Sainte-
« Vierge efl orné de belles peintures qui couvrent de haut en « bas toutes les murailles & les voûtes. »
Jusqu'au xvi° siècle, la chapelle de Notre-Dame de Sous- Terre était peut-être dans un caveau sous le chœur de la cathédrale. Au xvr siècle, on ramena l'autel dans la galerie septentrionale, mais en l'adossant à la muraille latérale.
C'est à partir de 1645 que fut commencée la transformation de la chapelle, telle que la donne la gravure, sous la surveillance du chanoine Souchet. Les peintures étaient achevées en 1647; la balustrade et les lambris de marbre en 1652.
Mais entrons dans le détail. A droite, on aperçoit la porte du couloir qui existe encore; elle est surmontée d'une ouverture carrée avec grille, qui a été bouchée. La personne qui entre a devant elle le bénitier; et au-dessous le tronc; on lit encore à une certaine hauteur : Céans est le tronc.
Suit l'arcade plate, dont le cintre se voit encore brisé par des entailles brutes, pour rappeler la grotte druidique qu'on fit disparaître quand on créa la chapelle qui nous occupe.
On arrive enfin dans la chapelle même qui rempUt la largeur et plus d'une travée et a y"' 80 de profondeur. Les murs latéraux et ceux du fond sont revêtus de marbres précieux, divisés par panneaux, où il y a des peintures. Ils sont coupés à la naissance du cintre d'une corniche double qui fait suite à l'entablement dorique de l'arcade.
L'autel est adossé à la muraille. Il s'élève verticalement sur deux degrés.
Un rétable, très riche de sculptures, encadrait le tabernacle et la statue de la Vierge. Ce rétable, de l'ordre ionique, formait une espèce de dais, porté sur quatre colonnes, que le jaspe rayonnait de ses veines rubanées de diverses couleurs. L'entablement était orné de sculptures dans toutes ses parties et couronné d'un fronton parallèle au cintre des voûtes.
Un prêtre en chasuble se retourne avec le ciboire et Thosiie pour donner la communion; un autre prêtre en surplis est à genoux, sur le degré inférieur de droite ; un servant laïque est à genoux du côté gauche, tenant un bougeoir allumé à la main. Sur l'autel, dont le devant est masqué par un antipendium brodé, est le m.issel, la patène, le calice couvert, la bourse et le voile marqué d'une croix.
Sur les deux degrés en face, ornés de sculptures, spécialement d'une tête d'ange ailée, et portant deux chandeliers de chaque côté, s'appuie le tabernacle, dont la porte est ouverte. Il est enveloppé d'une boiserie finement travaillée, s'élargissant dans le
sens de la profondeur et se repliant de chaque côté de l'autel. Cette boiserie était décorée de colonnes torses encadrant des panneaux sculptés sur toute son étendue. La planche, où repose le ciboire, semble avoir été tirée.
Au-dessus du tabernacle, un socle de même dimension, enrichi d'une rose en face et de médaillons aux angles des panneaux, supporte la statue druidique. Celle-ci se dresse dans une niche, renfoncée en forme d'écaillé et entourée d'un cintre, où l'on piqua une tête d'ange ailée.
La Vierge, les yeux modestement baissés, tient un sceptre à la main, et l'Enfant devant elle, au milieu de son giron. Tous deux sont presque entièrement cachés sous Tampleur de riches manteaux d'or. Ces manteaux se composent d'un seul vêtement antérieur pour la Mère et pour le Fils et d'un vêtement postérieur en forme de chape : ils sont assez semblables à ceux qui servent encore à Notre-Dame du Pilier. On habilla ainsi Notre- Dame de Sous-Terre dès la plus haute antiquité.
On conserve encore, chez les Carmélites de Chartres, un manteau de Notre-Dame de Sous-Terre, qui leur avait été donné par le doyen Robert Boûette, le 20 janvier 1620, à l'occasion de leur établissement. C'est une étoffe de soie orientale (0,80 de hauteur et de largeur) ornementée d'oiseaux aux ailes éployées, perchés sur les branches élancées d'une vigne vierge très touffue. L'authentique dit que c'est la première robe de la statue miraculeuse qui a servi depuis plus de cinq cents ans à la dite Sainte Image. Un morceau de cette robe avait fait deux guérisons merveilleuses chez les Carmélites de Troyes, en 1644.
Sur le frontispice du rétable, un cartouche, retenu par des guirlandes de fleurs mollement suspendues, porte le monogramme du Christ IHS. Au centre de l'entablement ressort, en lettres d'or, d'un médaillon circulaire à bordure ouvragée, la célèbre inscription Virgini Paritur^. Il fut donné par une dame, le II avril i68é. Il est dominé par une colombe rayonnante qui semble descendre du dais.
Deux statuettes de pontifes figurent de chaque côté du rétable.
Au-dessus des marbres sculptés qui remplissent le fond du sanctuaire, on voit deux tableaux représentant Jésus-Christ et la Sainte Vierge.
De nombreux et curieux ex-voto sont appendus aux murailles de la chapelle^ aux corniches et au fronton du retable. Ce sont, en argent, en or, des enfants en maillot, des têtes ou masques, des jambes, des pieds, des mains, des cœurs, des chemisettes.
Une balustrade en marbre ferme le sanctuaire et la chapelle
voisine de Saint-Savinien et de Saint-Potentien. Après avoir servi dans la chapelle de la Sainte-Vierge en l'église Saint-Pierre, elle a été transportée au Patronage Saint-Joseph.
Cette chapelle de Saint-Savinien et Saint-Potentien est décorée dans le même style. Sur le devant, s'élève l'autel, fiiisant face à la porte septentrionale. Le rétable, d'ordre corinthien, repose sur deux colonnes cylindriques autour desquelles des pampres se déroulent en spirales. Deux grandes statues d'évêques, revêtus de leurs ornements pontificaux avec crosses, se dressent en dehors le long des fûts des colonnes. Elles représentent les premiers apôtres de Chartres : saint Savinien et saint Potentien. Elles furent dorées en 1652 d'or brun, sauf les visages et les doublures des vêtements. Elles servirent, dit-on^ à saint Brice.
On voit encore neuf lampes suspendues au centre et de chaque côté du sanctuaire. Elles sont de forme globuleuse, élégantes et très ouvragées.
A la voûte, on fit des peintures nouvelles, qui actuellement ne se distinguent plus guère. Sur la gravure^ on reconnaît, au centre, au-dessus de l'autel, une Annonciation et de chaque côté des anges supportant de molles draperies, des médaillons elliptiques, des encensoirs fumants. On a encore le marché passé par le Chapitre avec les peintres Philippe Delorme et Pierre Pauvert, pour la décoration de l'autel. On y voit que tous les fonds dorés étaient d'or mat et les reliefs d'or bruni. Ce devait être à la lueur des lampes très saisissant. On a de même le marché fait à la même époque avec Antoine Vespre^ pour quelques peintures à la voûte et celui qui fut conclu avec David Termen, marbrier, pour les lambris de marbre.
HiSTORiauE. — Cette chapelle, représentée par notre gravure, fut le sanctuaire préféré du grand siècle. Elle fut le rendez-vous des rois, comme Louis XIV; des reines comme Marie -Thérèse; des saints, comme Vincent de Paul, M Olier, etc. C'est là que l'historien Pellisson abjura le protestantisme. Elle demeura l'un des lieux de pèlerinages les plus recherchés jusqu'à la Révolution. Elle fut alors fermée par l'évéque constitutionnel Bonnet, à la suite de troubles survenus à la messe de minuit de 1791 — puis elle fut profanée.
Et ce n'est qu'en [854 qu'elle commença d'être restaurée telle qu'elle est de nos jours. Il ne reste de l'ancienne décoration que les peintures d'ailleurs fort endommagées des voûtes.
La Ville de Chartres
XVIl^ SIÈCLE
(Planche XIV)
Texte du xvii^ siècle. — c( Dans le bas de la planche, (c ejl un Profil de la Ville de Chartres fi ancienne & fi (( renommée par tous les glorieux événements qui luy font (c Jinguliers. Les Églifes & les principaux haftiments y font (c remarque^, »
Description de la gravure. - Ce petit profil de la ville est intéressant. La banderolle qui le surmonte et qui porte Finscription, réunit trois écussons. Ce sont, à gauche les armoiries du Duc d'Orléans,, au milieu celles du Roi de France, à droite celles de la Ville.
La vue de Chartres est prise du côté de la Basse ville : en avant, c'est tout le quartier du faubourg Guillaume, qui n'était pas encore bâti. Le long de l'Eure, les Chartrains vont et viennent, les uns à cheval, les autres à pied, les uns avec cannes et parasols, les autres avec des paquets au bout d'un bâton : des chevaux chargés de paniers, des chiens, se mêlent à cette foule. A l'angle droit, arrive de Paris une lourde diligence avec quatre chevaux et un postillon. On se dirige vers la porte Guillaume (n° i6) qui est précédée d'une assez longue avenue de maisons. Tout le long de l'Eure, s'étend la ceinture des remparts, percés de meurtrières, coupés de tourelles ; avec la porte Guillaume se voit à droite la porte aux Cornus (7).
Au centre de la ville, sur la hauteur, se dresse la Cathédrale avec ses deux clochers, le vieux portant la lune et le neuf portant le soleil (i), le clocher de la croisée, celui du chœur (marqué par erreur 2) tous deux détruits à la Révolution, l'ange girouette, les deux flèches de l'abside ; au bout saint Piat, sa
flèche centrale et celles des deux tours, égiilement détruites. Plus bas (3) la flèche de la chapelle Saint-Nicolas, dans TÉvêché, renversée en 1702; puis l'évêché avec sa terrasse (4). Le collège (5) et le couvent des Minimes (6), aussi détruits à la Révolution sont au-dessous de l'Évêché. Plus loin, en remontant, les Carmélites (8) où est la prison actuelle ; les Jacobins ou Frères- Prêcheurs (9) où sont le Palais de Justice et la communauté de Saint-Paul. Puis, en redescendant, Saint- André (10) venant jusqu'au rempart. Enfin à l'extrémité du plan, la porte Drouaise (11) jadis à l'entrée inférieure de la rue Muret.
Près du porche royal se présentent Tancien Hôtel-Dieu (?) détruit en 1860, Sainte-Foy (12), la Tour du Roi (13) sur la place Billard, détruite sous la Restauration, l'église Saint-Martin le Viandier (14) démolie à la Révolution, Saint-Saturnin près de la place Marceau (16) détruite aussi à la même époque, Saint-Aignan (17) qui a été rendu au culte en 1822, le couvent des Cordeliers (18) remplacé par le collège nouveau en 1887, l'église Saint-Michel (20) détruite à la période révolutionnaire, les Ursulines (21) ou Hôtel de Ville actuel, la porte Saint- Michel (22) détruite également. Plus bas, Saint-Hilaire (23) à peine visible sur la place Saint-Pierre, détruit aussi en 1793 et surtout l'église Saint-Pierre (24) et tout le monastère sur remplacement de la caserne de cavalerie. L^église du Coudray apparaît dans le fond sur la hauteur. La porte Moral (25), les Herses (27), le faubourg Saint-Jean, portés au plan, ne s'aperçoivent pas.
HisTORiauE. — Au point de vue religieux, Chartres possédait onze paroisses avant la Révolution. Elle avait en 1697 P^^^ évêque Mgr Godet des Marais, directeur de M"^^ de Maintenon et fondateur avec elle de la maison des jeunes filles de Saint-Cyr.
Au point de vue militaire, la ville eut successivement trois enceintes plus vastes les unes que les autres. La dernière, formée par les remparts ici représentés, a été elle-même dépassée surtout dans ce siècle. Le dernier siège qu'elle a subi est celui de Henri IV en 1591. C'est à partir de cette époque que ses murailles jugées inutiles furent peu à peu condamnées à disparaître.
Au point de vue politique, en 1697, la ville et le duché de Chartres avaient été donnés par Louis XIV en apanage à son frère le duc d'Orléans et, depuis, le fils aîné du duc d'Orléans porte le titre de duc de Chartres.