‹ Petites albums pour rireChapitre 11 sur 11 · U MO HT · texte numérisé non relu

U MO HT

Salia. — Restez, Ginévra, je vous dirai tout ce qu’il m’a fallu de larmes pour tarir mon cœur, tout ce qu’il a fallu de désespoir pour faire blanchir mes cheveux en une nuit ; je vous dirai bien d autres choses encore.

Ginévra {bas). — Passes-en, j’ai une faim de chien.

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Quel costume aurai-je en Érigone? — Une peau de tigre sur le dos et des feuilles de vigne dans les cheveux.

h u ni on 7.

C’est entendu, je pars après le troisième acte, tu gardes mon coupé. — Et les chevaux

Eh bien, mon pauvre auteur, tu ne trouves rien? — Rien. — Viens souper avec ça te donnera des idées.

Vous savez, mon cher, que samedi nous avons un grand bal au jardin d’hiver? J’ai envoyé des billets en votre nom à quelques-unes de mes amies. . . J’ai bien fait, n’est-ce pas?... Vous me devez cent vingt-cinq francs.

La reinb. Pépita!... — Pépita. Majesté!... — La reine [bas). Ma parole d’honneur, si tu le regardes encore, j’ te fiche des giffles. — Pépita. Majesté, vous êtes un ange.

— Quels applaudissements, mon cher! la salle va crouler... — J’ai donné des billets à tous mes créanciers , ils tiennent à ce que je réussisse.

— Vous savez, mon bon, que si vous désirez des billets pour le bal de l’Opéra-Comique [ vous en trouverez chez moi... — Plus chers qu’au bureau.

Voilà un gros loulou qui est bien gentil d’ètre venu , mais qui va s’en aller tout de suite pour ne pas déranger sa biche, qui repasse un rôle.

Avant de vous laisser parler à sa fille, mossieu, une mère ne serait pas fâchée de connaître vos intentions. — Soyez tranquille, madame, je suis marié...

— Prends garde, sapristi! tu m’ fais mal!... — Paraîtrait qu’ t’a engraissé, marne la Sirène, la courroie est trop courte...

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