‹ Petites causeries (volume 3)Chapitre 9 sur 37 · LA TÊTE · texte numérisé non relu

LA TÊTE

MoNTBB la tête, Charles. Oà est la tête? — Elle est à l'extrémité supérieure du corps. — Où sont les pieds ? Où sont les mains ?

Voilà la figure. Voilà les cheveux. Où sont-ils ? Voilà le front. Soyez attentifs: j'interroge et je / montre ; je gesticule. Où est le nez ? Où sont les yeux? Où est la bouche? Où est le menton?

Voyez-vous les joues ? Où sont les dents ? Où est la langue ? Répondez. Vous avez une langue, n'estce pas ? Nous parlons avec la langue ; nous parlons français ; nous ne parlons pas anglais ici. L'anglais / est-il prohibé ici ? — Oui, monsieur.

Regardez ces animaux. Voilà un cheval; voilà un chien. Sont-ils sauvages ou domestiques ? Et le tigre ? Et le lion ? Et le renard ? Et le pigeon ?

f Le cheval et le cMen sont-ils utiles? Et le tigre?

\ Que préférez-Toua, le tigre ou le cheval ? Le tigre

I eetril fort, dangereux, terrible, féroce, cruel ? Et le

( chien ?

/ Les animaux ont-ils une tête ? Ont-ils des yeux, îun front, un nez, une langue? Patlent-ila? Sont-

/ ils intelligents? Le chien n'est-il pas intelligent? Le chien et le cheval ont-ils des cheveux ? — Oui. — Non, mon- ami. Voilà les cheveux. Us sont sur la tête de l'homme. Les animaux ont des poils, l'homme aussi : voil^ des poils sur ma main. Voilà des poils: ce sont les sourcils. Et voilà des poils: ce sont les cils. La barbe est aussi formée de poils. As-tu de la barbe, George ? — Oh ! non, monsieur. — Non : tu es trop petit, trop jeune. Quel âge as-tu ? — J'ai onze ans. — Désires-tu avoir de la barbe, Marie ? — Certes, non : les filles n'ont pas de barbe. — Non ; elles ont de lor^ cheveux, une belle et riche chevelure. Voyez la chevelure blonde de Caroline : comme elle est longue 1 elle descend plus bas que les épaules. Combien de cheveux as-tu, petite fille ? — Beaucoup, beaucoup : je ne peux pas les compter. — As-tu les cheveux longs, Charles ? — Non : j'ai les cheveux courts. / ' Les cheveux sont longs ou courts, rajâgs ou 30j4)l£v— ^ros ou fins. Ont-ils tous la même couleur? — Non.

/;;— Il y a une grande variété de couleurs. Marie a la chevelure noire, Caroline l'a blonde, Hortense l'a brune. En voilà une châtaine. Tu as les cheveux roux, Henri. Ton grand-papa a les cheveux blancs. Vtxlà du papier blanc. Les vieillards ont les cheveux

blancs. Ton grand-papa est un vieillard et ta grand* maman une vieille dame.

Respectes-tu ton grand-papa et ta grand'maman ? — Oui, monsieur. — Respectes-tu les vieillards? — Oui, je respecte les vieillards. — Ton grand-papa estil respectable ? — Très-respectable. — Mes amis, le sentiment du respect est un noble sentiment. Soyez toujours respectueux pour les vieillards, pour vos parents, pour les grandes personnes. Comprenezvous ? — Oui, parfaitement.

Viens ici, Louis. Allons dans cette chambre.

C'est le vestiaire. Prends cet objet. Reviens dans la salle de classe. Montre l'objet. C'est la casquette de Louis. Où mets-tu la casquette, cher ami ? — Sur ma tête. — Mets-la . . . Bien : tu es couvert, ôtela. Es-tu couvert ? — Non. — Tu es découvert, tu es à tête nue. Nous sommes à tête nue ici, à l'intérieur. A l'extérieur, nous sommes couverts. Les petites filles sont en cheveux ici. Tu n'es pas en cheveux, George : tu es découvert.

Désirez-vous que je vous raconte une fable demain ? — Oui, oui, monsieur. — Je vous promets de vous en dire une très-amusante, si vous êtes tous présents^

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