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DEVOIRS POUR LES CLASSES

Depuis que j'ai écrit les Petites Causeries, on m’a souvent exprimé le désir que ce livre fût accompagné de devoirs à donner aux élèves. J’avais pensé d’abord que le professeur trouverait mieux lui-même le travail qui convient à ses classes. Je le crois peut-être encore. Voici cependant les exercices demandés. On restera toujours libre de ne pas en faire usage, et l’on fera assurément bien d’y ajouter ou d’en retrancher, et de les modifier selon les circonstances.

Pour leur emploi, voici quelques conseils :

1. Ne permettez pas aux élèves de répondre à peu près, ni incomplètement aux questions posées, ni non plus de vous dire ce que vous ne leur demandez pas. Il n’y a qu’une seule réponse qui convienne à une question bien posée, et c’est cette réponse précise qu’il faut exiger d’eux,

2. Bien que out et non puissent être une excellente réponse à certaines questions, demandez que votre classe réponde moins brièvement.

8. Soyez extrèmement sévère pour la correction des réponses, et ne tolérez aucune négligence, ni l’omission d’une lettre, ni celle d’un accent, pas même celle d’une virgule.

Nous donnons ici les réponses à quelques parties des exercices, telles que nous voudrions qu'on les fit.

IL 3. Je compte cinq doigts : un, deux, trois, quatre, cinq. Je regarde cinq doigts. Je montre cinq doigts. Je compte cinq doigts. Je regarde cinq doigts. Je montre cinq doigts. (Les réponses produisent deux fois les mêmes phrases, maïs les questions sont différentes, et ce sont les réponses précises. Du reste ces questions sont voulues et calculées dans l'intérêt de élève.)

IL. 1. Je salue. Je fais une révérence. Je fais deux révérences. Je fais une révérence aux petits garçons. Je fais trois révérences aux petites filles Je salue les garçons et les filles.

Tu salues les jeunes filles. Tu es poli. de suis poli.

Je montre un doigt et je parle. Il faut parler, etc.

IITL. 2. Tute lèves. Je me lève. Nous nous levons. Tu es debout. Ilest debout. Ils sont debout. Elles sont debout aussi. (Aussi est nécessaire ici. C’est la réponse à e£ qui lie les deux questions.)

Nous nous asseyons. Nous nous levons. Elles sont debout. Ils ne sont pas debout, etc.

V. 2. Il a quelque ghose dans son bec, Je sais le nom de la chose qu’il a dans son bec. Je l'aime (ou 7e ne l'aime pas. L'élève choisira entre les deux réponses). Je sais bien qu’il l’aime. Je ne sais pas si vous l’aimez.

X. 1. Nous en avons cinq. dJ’entends. Je n’en tends pas, quand je bouche mes oreilles. Je n’entends pas, quand je n’écoute pas. IL n’est pas possible de comprendre sans écouter. Je ne comprends pas votre parole, quand je suis distrait,

PETITES CAUSERIFS. 181

XVI 2, Si je rencontrais le chien de l’aveugle conduisant son maitre par un petit chemin, je me mettrais de côté pour le laisser passer. Si je refusais de céder le passage, le chien m’obligerait de le céder. Ilaurait raison de m’obliger d’en sortir. (C’est pour l’aveugle qu’il me disputerait le passage. (De plus courtes réponses seraient aussi bonnes, mais celles-ci apprennent à l’élève à faire un juste emploi des temps des verbes.)

On trouvera à la fin de ces exercices quelques conjugaisons. Les élèves feront bien de les consulter souvent, et le professeur pourra s’assurer que sa classe ne néglige pas de se familiariser avec cette portion si difficile de la langue française.

Très prochainement (en janvier, j'espère) je ferai paraître La Grammaire des Commençants. On y trouvera sur les verbes une étude plus longue, et assez complète pour apprendre à l’élève toute la conjugaison française,

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