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V. Migraine constitutionnelle

3’explique en détail , dans mon Cours de médecine naiurelle, qu’avec les maladies aiguës ou chroniques, locales

DE LA MIGRAINE

OU générales, il en est qui viennent à faire partie de la constitution.

Ce sont des vices désolants, invisibles, impalpables, frappant tantôt ici, tantôt là, qui se caractérisent par leurs différents effets. Tels sont : le vice goutteux, le vice dartreux, le vice rhumatismal, et ce vice désorganisateur et terrible que nous appellerons vice spécifique, pour ne pas faire rougir les lecteurs qui en méconnaissent le véritable nom.

Eh bien! chacun de ces vices, portant son action sur les sinus crâniens, dont nous parlions tout à l’heure , peut déterminer des migraines de natures bien différentes.

La migraine goutteuse ne saurait être traitée comme la migraine dartreuse, et la migraine spécifique exige d’autres remèdes que la migraine rhumatismale.

Vl« — ■ IHigraine congestive»

Supposons un individu exagérément sanguin , supposons que le trop plein de sang qui le tourmente, — au lieu de rougir (jusqu’à les couperoser) ses joues, ses mains, sa poitrine ou n’importe quelle région de la surface cutanée, — aille s’accumuler dans les sinus crâniens et y stagne avec une ténacité désastreuse, cet homme éprouvera une douleur de tête, une migraine épouvantable et d’autant plus dangereuse qu’elle frise l’apoplexie.

Je n’ai point dit les moyens à opposer, les remèdes à appliquer aux migraines constitutionnelles, parce qu’il aurait fallu recommencer tout ce que j’ai dit dans cette encyclopédie sur les traitements divers des différentes maladies chroniques. Mais je crois nécessaire d’indiquer les meilleurs moyens de combattre la migraine conges-

tive, attendu que ces moyens sont naturels et peuvent être employés sans le moindre danger.

Ce sont les dérivatifs et les émissions sanguines. Les plus simples dérivatifs sont connus de tout le monde; ce sont les bains de pieds, les sinapismes, les vésicatoires volants. Quant aux émissions sanguines, mon avis est que, dans un cas de migraine, il vaut mieux les opérer par des ventouses scarifiées, ou tout bourgeoisement par des sangsues.

Les ventouses peuvent être appliquées à la nuque; les sangsues ne sont véritablement eflicaces, que lorsqu’elles sont placées au siège, région où elles agissent, non-seulement comme moyen d’émission sanguine, mais comme bienfaisante dérivation.

Au reste, j’ai longuement renseigné sur l’application de tous ces moyens dans mon volume intitulé : l’Art de soigner les Malades; je crois donc inutile de m’y appesantir davantage ici.

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