‹ Petites et grandes misèresChapitre 62 sur 63 · VII. — niigraino nerveuse · texte numérisé non relu

VII. — niigraino nerveuse

Franchement ce sont les plus communes. Je suis persuadé que, huit ou neuf fois sur dix, la migraine essentielle, c’est-à-dire constituant à elle seule une maladie, n’est autre chose qu’une névralgie de la tête. Eh bien ! il est contre toutes les névralgies possibles une grande classe de remèdes que l’on appelle antispasmodiques, et qui sont le plus souvent efficaces, quand ils sont employés avec précaution et discernement.

11 faut, en les administrant, essayer, tâtonner, faire une étude véritable, car les antispasmodiques qui réussissent aux uns , ne réussissent pas du tout aux autres.

On a vante contre la migraine l’emploi de la valériane, l’emploi de l’assafétidà ; on a raconté des merveilles

DE LA MIGRAINE

(le l’éther, de l’opium et do la morphine. On a mémo vanté les diftusibles, tels que l’eau do menthe, les émanations ammoniacales, le café, etc.

Inutile de dire que, pour le choix à faire entre tous ces moyens, il faut une sagacité spéciale, et par conséquent les conseils d’un médecin.

— ConcluNioii pratif|(ic«

On m’objectera sans doute que je ne spécifie pas trèsbien les remèdes à appliquer à la migraine; mais si l’oii a bien compris tout ce que j’ai dit; si l’on veut bien se donner la peine de réfléchir sur les remarques que j’ai faites, on comprendra que, pour indiquer tous les remèdes à appliquer à la migraine, il eût fallu entreprendre tout un cours de médecine.

En classant la migraine parmi les petites misères , j’ai tenu à démontrer qu’elle pouvait devenir une maladie redoutable, c’est déjà un enseignement fort utile, je pense.

J’ai fait entendre que les causes de la migraine bénigne étant multiples , il fallait se défier de ces moyens toujours les mêmes , vantés et revantés comme très-efficaces pour le s(3ulagement de cette maladie; c’est encore un renseignement profitable.

Enfin , j ai catégoriquement indiqué la nécessité d’avoir recours aux conseils médicaux, pour faire un choix dans les remèdes vantés contre la migraine; et j’ai donné assez de preuves de mon impartialité, pour laisser penser que ce conseil n’est point dicté par mon caractère prolessionnel.

Je ne veux pas conclure sans avertir qu’il est des migraines faisant office de maladies complémentaires par conséquent des migraines que l’on peut adoucir, (,ue

l’on doit pallier, mais qu’il serait très-dangereux de guérir tout à fait. Je renvoie à ce que j’en ai dit dans ma discussion sur les maladies de cette nature ; mais, quand je n’aurais donné que cet avertissement, mon article sur la migraine aurait une véritable utilité.

TABLE DES MATIÈBES.

Quelques mots D’ABonol

DE LA RAGE

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