ACTE I, SCÈNF, IV
feuilles... du plaisir qu'on aurait d'être dans une belle propriété...
VARINOIS
Il y en a justement une à vendre dans les annonces de mon journal... Quatre heures de Paris seulement, deux kilomètres d'une gare... chasse et pêche... Veux- tu que nous allions la visiter?
MADAME YARIN'OIS
Encore !... Je vous ai déjà répondu, à ^e sujet. La campagne me tuerait, et vous aussi.
VARINOIS
Pourtant, le docteur...
11 est très routinier, notre vieux docteur. Je consulterai celui d'Edgard. (Regardant Bridel.) Vous n'avez pasl'aircontent, Adolphe ?
BRIDEL
Eh bien ! non, madame, je ne suis pas content.
MADAME VARLNOIS
En vérité?... Et peut-on savoir la cause de cette mauvaise humeur?
BRIDEL
Oui, madame, et je vais vous la dire. Je ne suis même pas fâché de la dire devant votre mari. Eh bien ! je trouve que vous recevez depuis quelque temps une société de gommeux , de boursiers , d'hommes du monde, si vous préférez, qui me porte sur les nerfs.
MADAME VARINOIS
Quel dommage !
lîRIDEL
Ces messieurs font en outre la cour à vos deu\ filles avec un cynisme dont je m'étonne que vous ne vous aperceviez pas... C'est môme pour ça qu'ils viennent chez vous... Vous les retrouvez au théâtre, dans les expositions et dans d'autres endroits plus ou moins convenables.