‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 126 sur 140 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

tinuons. Le baron et moi nous échangeons un salut plein de courtoisie...

ESTELLE

Quel homme est-ce. ce fameux baron ?

BRIDEL

Grand... bel homme, politesse raffinée... des manières comme au moyen âge.

ESTELLE

Très chic, enfin !

BRIDEL

Suprêmement chic... En m'apercevant, il a souri... J'avais envie de lui tendre la main... Je me suis retenu... (A ce moment, la tête de jyjme Varinois apparaît au bout de l'escalier, donnant tous les signes de la plus vive curiosité.) On tire les épées au sort... C'est moi qui ai le choix. Je choisis au hasard, et on nous met en garde,

MADAiME VARINOIS, anxieuse.

Oh!

BRIDEL, se ictuiuiuint.

Hein ? (La tête de M"*^ Varinois disparaît.) On nous meldonc en garde... J'allonge le bras... (La tête de M™*^ Varinois reparait.)

ESTELLE

Etiez-vous ému, Adol[)he ?

BRIDEL

Ce n'est pas de l'émotion que j'éprouvais...

— j'en éprouvais aussi, oui ; — mais j'étais surtout étonné... Je me demandais : Pourquoi suis-je ici, au lieu d'être à mon bureau ?

— J'allonge, dis-je, le bras, les fers se croisent avec un drôle de bruit, comme si on cassait une douzaine d'assiettes.

MADAME VARINOIS

Oh !

BRIDEL, se retournant encore.

Ah çà ! mais...

(La tête de M™'-' Varinois disparait.)

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