‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 16 sur 140 · ACTE I, SCÈNE M · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE M

MADAME VARINOIS

Eh bien ! vous ne l'aimez plus, Anlonia ?

DENOIZEÂU

Si, je Faime encore ; mais je romps avec elle.

MADAME VARINOIS

Ah ! bah !... Voilà un événement ! Et à la suite de quoi ?

DENOIZEAU

Antonia me trompait.

Ce n'est pas bien grave.

DENOIZEAU

En effet, ce n'aurait pas été grave, si elle ne m'avait trompé que pour le plaisir ou môme pour de l'argent. Mais j'ai fini par m'apercevoir de cette singularité qu'elle ne me trompait que pour m'être désagréable.

MADAME VARINOIS

Étranfîfe en eflet.

DENOIZEAU

Elle affecte de choisir mes camarades de club, des gens avec qui je me rencontre plusieurs fois par jour.

MADAMK VARINOIS

Alors, vous avez rompu?

ni:NOiZEAU

Oui. Figurez-vous que celle nuit, à trois heures du malin, j'ai l'idée d'aller lui dire un petit bonjour. J'étais complètement décavé et d'assez mauvaise humeur. J'ouvre la porte, mon bougeoir à la main. Tout à coup, une ombre se précipite vers moi, éteint ma bougie et disparaît par la porte entr'ouverte.

MADAMK VAIUNOIS

Vous n'avez pas pu distinguer ses traits?

DF.NOlZKAi:

Non, mais ce doit être un de mes amis, car, en partant, il m'a serré la main dans l'obscurité.

Ah!

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