ACTE I, SCÈNE VI
MADAME VARINOIS
DENOIZEAU
Ce n'est pas tout... Je rallume rna bougie. Soudain, un second monsieur, sortant de l'appartement d'Antonia, se glisse entre moi et le mur, et, en passant, souffle la bougie encore une fois. Cetle fois-ci, je perds patience, et d'un violent coup de poing, je lui enfonce son chapeau jusqu'au milieu du visage.
MADAME YARINOIS
Ce n'était pas le moyen de le reconnaître.
DENOIZEAU
Je le pousse dans l'escalier... Enfin, je pénètre chez Antonia.
MADAME YARINOIS
Il n'y avait plus personne ?
DENOIZEAU
Il n'y avait que les restes d'un souper.
Madame venait de souper, avec deux de mes collègues du club probablement. Elle n'a pas voulu me les nommer. Elle a bien fait, car je leur aurais envoyé des témoins.
MADAME VARINOIS
Bien !
I)i:.NOIZEAU
Et savez-vous ce qu'elle a répondu à mes reproches, Antonia ? Elle a répondu : « Ah ça ! est-ce que vous deviendriez jaloux, par hasard ? » — J'étais furieux.
MADAME VAIUNOIS
Vous ne l'avez pas battue?
DEMMZEAU
Tiens, je n'y ai pas pensé.
MADAME VAiU.NOlS
Et vous êtes parti ?
DliNOlZEAE
INon... Comme j'étais très fatigué, je me