‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 18 sur 140 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

suis couché et ce malin, à midi, en me levant, j'ai rompu avec Antonia, rompu définitivement. Je veux me consacrer désormais à la vie de famille. (Il lui baise la main). 11 n'y a encore que cela de vrai.

MADAME VARINOIS

Vous êtes un bon garçon, Edgard. Et vous m'avez rendu un service que je n'oublierai jamais. Vous avez mis de la gaieté dans ma maison, qui était bien morne ; vous y avez introduit un air de fête... des jeunes gens... de l'animation...

DENOIZEAU

Je me suis promis de faire de votre salon un des plus amusants de Paris, peu à peu... Il faut le temps. — Demain, dans l'aprèsmidi, je vous amènerai M'"" Lemoutier... je lui ai parlé de vous. Elle brûle de faire votre connaissance.

MADAME VARIXOIS

M™" Lemoutier ?

IJENOIZEAU

C'est une petite femme divorcée, qui a un salon littéraire. Elle est charmante.

xMADA.MH VARINOIS

Merci, mon cher enfant, merci.

DENOIZEAU -

Je dois vous prévenir que sa conduite n'est pas absolument irréprochable.

MADAME VARINOIS

Qu'importe! Mon rêve, voyez-vous, maintenant que je n'ai plus l'âge de mener la vie active, serait d'avoir autour de moi une société de gens élégants qui n'auraient rien à faire toute la journée que de parler d'amour et de s'habiller à la dernière mode.

DKNOIZEAU

Nous en trouverons.

MAItA.MI': VAIUNOIS

L'être que j'admire le plus au monde, mon

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