ACTE II, SCÈNE XIII
cieuse, j'étais en train de le lui dire. Et quel intérieur moderne, chic ! d'un goût 1... (Regardant autour d'elle.) Tiens ! un escalier... Comme un escalier fait bien dans un hall!... C'est très anglais. Et où mône-t-il?
MADAMK VARINOIS
Chez mon...
MADAME LEMOUTIER, rinlerrompant et parlant toujours très vite.
Chez M. Bridel... Ahl que c'est ingénieux ! J'adorerais avoir un escalier dans mon salon ; malheureusement, l'étage au-dessus ne m'appartient pas.
BRIDEL
C'est dommage.
MADAME LEMOUTIER
Oh ! ce n'est pas aussi luxueux qu'ici, mais ce n'est pas mal arrangé tout de même, vous verrez... Car nous allons nous voir souvent, maintenant, très souvent... (Nouveau mouvement de Bridel et attitudes de celui-ci pendant tout le temps que parle M""^ Lemoutier.) Et
pour commencer, vous viendrez dîner dimanche prochain... Pas de refus, je n'admets pas de refus.
BRIDEL, ricanant.
Ah ! Ah !
MADAME LEMOUTIER
Et VOUS aussi, monsieur Bride], j'espère que vous me ferez l'amitié...
BRIDEL, toujours ricanant.
Oh I un mari... un mari qui va dîner en ville avec sa femme, c'est bien usé.
MADAME LEMOUTIER, Oclatant de rire.
Ah I mais, il a raison... C'est ça, je ne vous invite pas... Je vous inviterai un autre jour... sans votre femme. (A Lucienne:) Ma chère, vous pouvez vous vanter d'avoir un mari modèle. Mon mari, à moi, ne comprenait rien. Aussi, j'ai divorcé, ça n'a pas traîné. — Quel est votre petit nom ?
MADAME VARIN'OIS, repondant pour Lucienne.
Lucienne.