ACTG II, SCÈNE XIII
MADAME LEMOUTIER, montrant Estelle.
Et... ?
MADAME LEMOUTIER, elle ne s'est pas assise , et parle toujours debout.
Jusqu'aux prénoms qui sont charmants.
Moi, je m'appelle Emilie... C'est bête comme tout ; ça ne devient passable qu'en prononçant à l'anglaise : Emihj. — Alors, c'est convenu? Dimanche prochain... Venez un peu avant, nous bavarderons. (A M""" Varinois.) Et je compte sur vous pour tous les dimanches ; j'ai besoin de jolies femmes dans mon salon... Quand il n'y a pas de jolies femmes, les hommes s'ennuient. Pour vous, monsieur Bridel, je vous écrirai... Ah! Ah ! vous viendrez tout seul. (A Lucienne.) iSe soyez pas jalouse, ma chérie... Elle est délicieuse. A dimanche, ma petite Lucienne... A dimanche Estelle... (Elle les embrasse.) Je me retire, j'ai une foule de visites... Ne vous dé-
rangez pas, je vous en prie... Au revoir, au revoir... Au revoir, vous.
(Elle serre vigoureusement la main de Bridel et disparait dans un grand froufrou.)