SCENE XX Les Mêmes, BOIRE BOIRE, très galant
Mille pardons... Madame... Madame Varinois, n'est-ce pas ?... Je suis monsieur Boire, architecte. Je suis l'architecle de votre propriétaire. M. Bridel, votre gendre, nous a donné congé... 11 est très pressé, nous a-t-il dit. Je viens pour les réparations localives.
* MADAME VARINOI.S
M. Bridel est absent.
BOIRE
Je le sais, madame, mais il avait donné
l'ordre de me laisser visiter... L'appartement est en bon état... La seule réparation locative, mais elle est des plus sérieuses, est le trou par où passe cet escalier.
MADAME VARFNOIS
Cela va de soi. Mais nous n'en sommes pas là.
BOIRE
N'importe. Je fais ce qu'on m'a dit...
Permettez que j'examine de ce cùté-ci, maintenant... Car nous aurons également une expertise par ici...
MADAME VARINOIS
Pourquoi ? Nous ne pouvons pas payer tous les deux ?
lîOIHK
Pardon... M. P)ridel a fait un trou au plancher, mais vous, vous avez fait un trou au plafond.
M ADAM i: VARINOIS
Puisque c'est le même trou !
ACTK II, SCKNE XX 159
BOIRE
Je n'entre pas dans ces détails-là.
MADAME VARIXOIS
Cependant, monsieur...
DEXOIZEAU, so touchant le front.
Un mot, monsieur... D'abord, que je me présente... Je suis M. Denoizeau, propriétaire...
BOIRE, saluant.
Ah!
DENOIZEAU
Je viens vous demander un de ces services qu'on ne se refuse pas entre hommes d'honneur.
MADAME VARIXOIS. coniprenant.
Tiens, c'est une idée !
DENOIZEAU
M. Bridel a un duel... ou plutôt une affaire... il s'aoirait d'être son témoin... Je
VOUS serais fort reconnaissant de vouloir bien m'assisler. Un de mes amis, qui devait le faire, ma manqué de parole.
noiRi-:
Certainement... Mais... pour quand ce serait-il, s'il vous plaît ?
nr.NOTZEAU
Pour tout de suite.
BOIRE
Diable ! C'est que... Pourquoi M. Bridai se bat-il?...
DENOIZKAU
Il ne se bat pas... Il ne s'agit que d'un malentendu à dissiper... un simple procèsverbal à rédiger.
(Entre I.ouisette, avec deux cartes sur un plateau.) LOUISETTF.
Deux messieurs demandent M. Bridel.