‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 97 sur 140 · ACTE II, SCÈNE XXI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XXI

écrit Denoizeau. Celui-ci remarque tout à coup la bande de taffetas qu'il a sur le nez et s'arrête.)

LIVERDON, à part.

Diable !

DENOIZEAU, se levant.

Par exemple ! (Il regarde attentivement Crémyeret Liverdon. — A part.) L'un grand, l'autre petit... Ce serait trop fort !... (A Liverdon:) Qu'avez-vous donc là, sur le nez, cher ami ?

LIVERDON, gêné.

Moi?... Rien... une égratignure... que je me suis faite contre une porte.

DENOIZEAU

C'est tout récent, alors... ie vous ai vu avant-hier dans l'après-midi, vous n'aviez rien...

LIVERDON

En effet.

DENOIZEAU, froidomont .

Vous ne vous seriez pas, par hasard, blessé avec un chapeau ?

Ifi6 PKTITES FOLLES

IÎ()[RK

Je suis assez pressé...

DKNOIZHAU

Nous avons le temps... Je vous demandais donc, cher ami... si ce n'était pas un chapeau... car j'ai remarqué que les blessures faites parles chapeaux ressemblent beaucoup à celle-là.

LIVj:RI)f)N, il paît.

11 a deviné î... (Haut.) Mon vieux Denoizeau...

DKNOIZKAU

Quoi ?

LIVKRDON

Mon vieux Dcnoizeau... Voyons, il vaut mieux en rire... Eh bien! oui, c'est moi... moi et Crémyer, nous soupions... Je croyais que vous aviez l'intention de rompre avec Ântonia... je ne me suis pas gêné...

IIIINOIZKAU

Ah ! c'est vous?

Page 1