SCÈNE m
LA BONNE, L'ENFANT
LA BONSE. — A-toii jamais vu une horreur pareille! Recevoir comme ça à bouclie que veux-tu, et pas être contente encore! Quand j'vois d'ces choses-là, ça m'met dans des colères, mais des colères que je n'sais, en vérité, plus c'quej'fais!
l'enfant. — Dis donc, Célestine?
lA BONNE. — Après?
l'enfant. — C'est-t'y madame Desjardins qu'est une horreur?
LA BONNE. — Les horreurs, c'est les petits garçons qui rapportent ce qu'on dit : les v'Ià, les horreurs.
l'enfant. — Je l'dirai à maman.
• LA BONNE, le conlrefalsant. — « Je l'dirai à maman. » Quand vous l'diriez à votre maman, qu'est-ce que ça m'fait à moi, ça m'est bien égal... Allez-vous nous laisser un peu tranquilles avec votre musique, qu'on ne s'entend pas.
l'enfant. — Faut bien que j'm'amuse avec mon joujou.
LA BONNE. — On a évu une jolie idée, d'vous donner un bêta d'joujou comme ça.
l'enfant. — Je rdirai à madame Desjardins.
LA BONNE. — Dis-le au diable... tu m'einbètes à la fin, avec tous tes ta diras.
l'enfant. — Jei'diraià maman.
LA BONNE. — Dis-le en même temps à Ion papa ; j"ai autant peur de i"un comme de l'autre.