‹ Petites gensChapitre 10 sur 56 · L-A PORTIÈRE. — Eu dc quoi hureuse, s'il vous plait · texte numérisé non relu

L-A PORTIÈRE. — Eu dc quoi hureuse, s'il vous plait

LA BONNE. — Mais cn d'étronnes donc? Est-ce que vous n'allez pas en recevoir de tous les côtés ?

LA poRTiÉRK. — Pas asscz pouT loul le mal qu'on

sdoiine tout le long de Tannée; allez, le monde d'à présent n'est déjà pas si tant généreux.

LA BONNE. — Je n'y regarde pas de si près. Quand vous voulez, nous sangerons.

LA PORTIÈRE. — J'aiété commevous avant d'être comme je suis ; si y avait facilité d'ésanger, j'ésangerais bien, et tout de suite, encore... Je vas voir en bas si j'y suis.

LA BONNE. — Eh bien, vous v'ià donc décidément en allée?

LA PORTIÈRE. — Faut-t'y pas que je soye toujours en bas?

LA BONNE. — Comme çà, vous n'voulez pas attendre une seconde qu'ils soient levés?

LA PORTIÈRE. — Ah bcn, oui, j'ai ben d'autres chiens à fouetter; jtenais à vous voir, v'ià tout; j'vous ai vue, ça m'suffil pour ma consommation.

LA BONNE. — Ben obligée, en vous r"merciant, manie Desjardins.

LA PORTIÈRE. — Vous Icur z"y direz que j'ai venu, sans vous commander.

LA BONNE. — Soyez sûre.

LA PORTIÈRE. — Adicu, bijou.

LA BONNE. — Eh ben, Léon! Il est tout à son joujou... Est-ce qu'on n'dit rien à madame?

l'enfant. — Adieu, marne Desjardins.

LA PORTIÈRE. — A fvoir, mon bijou... Nvous dérangez pas.

LE PREMIER DE L AN. îil

Page 1