SCÈNE XXIX
LA BONNE, LENFANT, M. DEVAUX, en bras de chemise.
l'enfant. — Voilà M. Devaux! (// saute dans la chambre.)
LA bonne. — Tiens, vous vlà, vous?
M. DEVAUX. — Vaut mieux tard que jamais, pas vrai, petite futée !
L'E?tFAST. — Tiens, Vaux-Vaux, la jolie pelile bonbonnière qu'on ni"a donnée.
M. DEVAux. — Donjour, mon petit homme, voilà mes étrennes.
l'e>fa?«t. — Merci, Vaux- Vaux. Tiens, Célesline, regarde donc la belle petite trompette de cuivre ! et puis une petite boîte qu'il y a une mécanique dedans...Jevais montrer tout ça à maman. {// sort.)
LA BONivE. — Tu lui diras que M. Devaux est là, à ta maman, entends-tu?
M. BEVAix. — Toute la maison est sortie, chez nous.
LA BONNE. — Et mademoiselle Sophie aussi?
M. DEVAUX. — Tout le monde... Je viens de recevoir le charbonnier ; pas une goutte d'eau dans la cuisine... j'ai les mains... regarde un peu mes mains.
LA BOJfivE. — Je vas vous donner ce qu'il vous faut pour vous les nettoyer. {Elle apporte de l'eau clans un bassin.)
M. itEVACx. — Et dire que voilà ma première visite !
LA BONNE. — Et monsieur donc, qui n'est pas encore rentré du corps de garde, qui n'est ni habillé ni rien... Vous savez ce qui leur est arrivé ce matin?
M. iiEVAUx. — Ma femme m'en a touché deux mots... Bah! à leur place, je n'en ferais rien.
LA bon:«e. — Cest bien aussi ce que je crois qu'ils feront... Voilà pour vos mains. {Elle apporte de Veau dans un bassin.)
M. DEVAtx. — Bien obligé.