CONCLUSION
L'éducation est terminée, la mère a dû remettre tous ses pouvoirs à celui auquel elle a confié le bonheur de sa fille. Cept^ndant sa tftclie n'est pas encore totalement achevée, et son influence peut agir en laveur de celle dont elle a fait jusque-là son occupation la plus chère et qui demeure Tobjét de sa plus vive sollicitude. J'ai vu des mères, après avoir désiré passionnément Je mariage de leur fille, et par un excès de tendresse irréfléchie, se rendre in-
finiment malheureuses et tourmenter leurs en* fants par des désespoirs et des susceptibilités jalouses, en ne cessant de déplorer une séparation inévitable. J'en ai vu d'autres, s'immisçant trop avant dansFintérieur du nouveau ménage, y apporter le mécontentement et Faigreur, avec les meilleures intentions du monde.
Que la mère comprenne bien que sa position est très-délicate, qu'elle doit se borner à adoucir un moment d'humeur, à écarter adroitement les dangers, s'ils se présentent, à dissiper les nuages dont le plus beau ciel n'est pas toujours exempt, à être, enfin, Fange pacificateur qui s'oublie entièrement et se sacrifie encore. Qu'elle s'efforce de diriger sa fille, d'une façon insensible, vers des sociétés convenables, et qu'elle la préserve , s'il se peut, du commerce des jeunes femmes étourdies et légères, avec lesquelles elle ne pourrait que perdre de la so-
ie ses principes. En un mot, qu'eDe veille Ts, quoique à distance, et qu'elle travaille oliiler son œuvre; c'est le dernier et peutplus important de ses devoirs.