DE FRATERNEL ATTACHEMENT
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Milan.
1h pleut. Stendhal prétend que rien n’est plus ma-
gnifique que la dentelle du Dôme sous les rayons de la lune, à minuit. Je suis obligé, et, si je m’en rapporte à bien des témoignages, tout le monde est soumis à la même nécessité, de l’en croire sur parole. Quatre fois déjà, à plusieurs années de distance, j'ai posé sur le pavé retentissant de cette ville fiévreuse mon pied joyeux et impatient. Quatre fois, ma botte présomptueuse a reçu son châtiment de boue. Stendhal aimait trop Milan pour la voir sans partialité — à moins qu'avec les jours héroïques des temps stendhaliens, le soleil et la lune ne soient défunts dans le ciel milanais.
Que nous reste-t-il, au surplus, du spectacle dont l’amant de Louason promenait à travers l’Europe le regret contagieux ? Une ivresse musicale, une passion amoureuse et ce goût de l'intrigue