V. — PRIMAVERA
Page 16.— Dans la B. G., ce chapitre devient le chapitre var : ExPLIGATIONS. Quelques variantes au début : Vous le voyez, mon ami — en ce temps, je ronsardisais — pour me servir d’un mot de Malherbe. Considérez toutefois le paradoxe ingénieux qui fait le fond de ce travail [de son mémotre] : il s'agissait alors.
Page 16.— .. aux formes générales. — B. G. ajoute :
Cette distinction, que je devais à l'étude de Schlegel, parut obscure alors même à beaucoup de nos amis qui voyaient
dans Ronsard le précurseur du romantisme. — Que de peine on a, en France, pour se débattre contre les mots! Je ne sais trop qui obtint le prix proposé alors par l’Académie; mais je crois bien que ce ne fut pas Sainte-Beuve, qui a fait couronner depuis par le public son Histoire de la poésie au xvi® siècle. Quant à moi, il est évident qu’alors je n'avais droit d'aspirer qu'aux prix du collège dont ce morceau ambilieux me détournait sans profit :
Qui n'a pas l'esprit de son âge De son âge a tout le malheur!
Je fus cependant si furieux de ma déconvenue que j’écrivis une satire dialoguée contre l’Académie, qui parut chez Touquet. Ce n’était pas bon, et cependant Touquet n'avait dit, avec ses yeux fins sous ses besicles ombragées par sa casquette à large visière : « Jeune homme, vous trez loin.» Le destin lui a donné raison, en me donnant la passion des longs voyages. Mais, me direz-vous.
Page 17. — … celle de Malherbe. — B. G. donne ici les OnE- LETTES RYTHMIQUES ET LYRIQUES (voy. ci-dessous, p. 19), sauf les Papillons. k
Page 17. — Vous verrez, mon ami, — Forme dans B. G. un nouveau chapitre : virr. MUSIQUE. Voyez, mon ami, si ces poésies déjà vieilles.
Page 17. — .. quand on commence. — B. G. :
Ily en a encore bien d’autres que je ne puis plus retrouver : une notamment sur les papillons, dont je ne me rappelle que cette strophe :
Le papillon, fleur sans tige Qui voltige,
Que l’on cuetlle en un réseau ;
Dans la nature infinie, Harmonie,
Entre la fleur et l'oiseau.
C’est encore une coupe à la Ronsard et cela.
Page 18.— La dernière : .…. —B. G. : L’avant-dernière : …
Page 18. — ..…. très concordante aux paroles. — B. G. ajoute :
La dernière est calquée sur un air grec.
Je suis persuadé que tout poète ferait facilement la musique de ses vers s’il avait quelque connaissance de la notation. Rousseau est cependant presque le seul qui, avant Pierre Dupont, ail réussi.
Je discutais dernièrement là-dessus avec S***, à propos des tentatives de Richard Wagner. Sans approuver le système musical actuel, qui fait du poète un parolier, S*** paraissait craindre que l'innovation de l’auteur de Lohengrin, qui soumet entièrement la musique au rythme poétique, ne la ft remonter à l'enfance de l’art. Mais n’arrive-t-il pas tous les jours qu’un art quelconque se rajeunit en se retrempant à ses sources ? S’il y a décadence, pourquoi le craindre? S’il y a progrès, où est le danger?
Il est très vrai que les Grecs avaient quatorze modes lyriques fondés sur les rythmes poétiques de quatorze chants ou chansons. Les Arabes en ont le même nombre, à leur imitation. De ces timbres primitifs résultent des combinaisons infinies, soit pour l'orchestre, soit pour l'opéra. Les tragédies antiques étaient des opéras, moins avancés sans doute que les nôtres ; les mystères aussi du moyen âge élaient des opéras complets avec récitatifs, airs et chœurs ; on y voit poindre même le duo, le trio, ete. On me dira que les chœurs n'étaient chantés qu’à l'unisson, — soit. Mais n'aurions-nous réalisé qu'un de ces progrès matériels qui perfectionnent la forme, aux dépens de la grandeur et du sentiment? Qu'un faiseur italien vole un air populaire qui court les rues de Naples ou de Venise, et qu’il en fasse le motif principal d’un duo, d'un trio ou d’un chœur, qu'il le dessine dans l'orchestre, le complète et le fasse suivre d’un autre motif également pillé, sera-t-il pour cela inventeur? Pas plus que poète. Il aura seulement le mérite de la composition, c’est-à-dire de l’arrangement selon les règles et selon son style ou son goût particuliers.
Mais cette esthétique nous entraînerail trop loin, et je suis incapable de la soutenir avec les termes acceptés, n'ayant
jamais pu mordre au solfège. — Voici des pièces choisies parmi celles que j'ai écrites pour plusieurs compositeurs. La B. G. donne ici le Roi de Thulé, la Sérénade, Vers d'opéra, Chœur d'amour, Chanson gothique, Chant des femmes en Illyrie, Chant monténégrin, Chœur souterrain, avec cette remarque : Ces dernières strophes, comme vous voyez, ont une couleur ancienne qui aurait réjoui le vieux Gluck. — Voy. la suite de la Bohême galante, p. 69.
ODELETTES.
Page 19. — Avr. — Publ. dans les Annales romantiques de 1835, sous le titre : Le 25 mars.
Page 19. — FanTaisiE. — Publ. dans les Annales romantiques de 1832. Deux variantes :
Vers 2 : Tout Rossini, tout Mozart et tout Webre… Vers 14 : Blonde aux yeux noirs, en son costume ancien. Réimpr. dans les Annales. de 1835, — dans le Diamant (Keepsake, s. d.), — dans la Sylphide, 1843, sous le titre : Vision, à M. Théophile Gautier, — dans l’Artiste, 1849 (Odelette).… Page 20. — La GRAND’MÈRE. — Publ. dans les Annales romantiques de 1835. Quelques variantes :
Vers 5 : Pour moi, J'errais… Vers 10 : Depuis trois ans, d’autres affections. Vers 13 : Mais moi j'y songe...
Vers 14 : Chez moi toujours.
Vers 15 : Ainsi qu’un nom taillé...
Page 23. — PoziriQuEe. — Publ. dans le Cabinet de lecture, 4 décembre 1831, sous le titre : Cour de prison. Variantes : Vers 2 : D’une aile rélargie, Vers 3 : Où rêveur et plaintif,.… Vers 8 : Et bien laillés.
Vers 25 : Oui, faites-moi la joie.
Page 24. — Le PpoINT Noir. — Publ. dans le Cabinet de lec-
ture, 4 décembre 1831, sous le titre : Le Soleil et la gloire. Variantes :
Vers 2. : … danser obstinément.
Vers 5-6 : Je vis briller la gloire et j'y fixai les yeux : Hélas! C’en était trop pour mon regard avide!
Vers 7 : Depuis, m'importunant comme un oiseau de deuil.
Vers 10 : Quoi, partout!
Réimpr. dans l’ Almanach des Muses de 1832.
Page 24. — Les PAPILLONS. — Publ. dans le Mercure du XIXe siècle, t. XXVII, 1830, et dans la France littéraire, t. IX, 1833. — En tête, une strophe sacrifiée dans les Petits châteaux :
De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver, Qu’aimez-vous mieux? — Moi, les roses.
— Moi, l'aspect d’un beau pré vert.
— Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons.
— Moi, le rossignol qui chante,
— Et moi, les beaux papillons!
Vers 6 : Entre la fleur et l'oiseau.
Vers 7 : Ah! quand vient.
Vers 10 : Comme un mort dans son linceul.
Page 27. — Ni BONJOUR, NI BONSOIR. —- Attribué à Th. Gautier par Spœælberg de Lovenjoul, Histoire des œuvres. t&. II, p. 550. — Il est inutile d’ajouter que cette banale formule n’a pas le sens que lui attribue Gérard.
Page 27. — Les Gypazises. — Sur la première Cydalise, maîtresse de Camille Rogier, voy. PREMIER CHÂTEAU..., et, dans les Confessions d'A. Houssaye, la rivalité de Rogier et de Théophile.