‹ Petits chefs-d'œuvre historiques ...: précédés d'une introduction et deChapitre 23 sur 23 · QUATRIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ÉPOQUE

[[i]i>agi! 331. Alphonse le Sage ..monta sur le trâae, etc.

C'est cet Alphonse le Sage qui disait en badïuantque, s'il avait (le ditconseitdeDieifdani le temps de lacréalion, il lai aurait donné debom oeis. Cette plaisanterie lui a été durement reprochée par les historiens. Alphonse le Sage était grand astronome. Ses Tàbtei AlpAo>uin«ilDi ont acquis beaucoup de réputation. Son recueil de lois, intitulé ioî Partlrfos. prouTeqne le bonlieur de sou peuple l'occnpait autant que l'élude. C'est dans ce recueil qu'on trouve ces mois remarquables , écrits par nn rai dans le treizième siècle ; Le despote arrache l'arbre , le sage monarque Vémonde.

\b] Page 332. De se IiJre élire empertar, etc. AlpboDse le Sage afait été élu empereur un 1157 : mais il élait trop loin de l'Allamagoe, et trop occupé citez lui , pour soutenir cette

élection. Il fil pourlant.en J373, unvojage «Lyon, oii le pa|)e Gré-

S80 PBTITS CBBrS-s'CBtiyRB HISTORIQOES.

gare X éUit alora , pour plaider u cuua deTgnt ce pontire. Le pajM dâd(U pour Rodolphe do Habsbourg, tige de b duimmi d'Aulriciii?. Ainsi les fifet donnsiCDt les couronnei.

RévolKlioiis^Stpatiu, toatl.livnitt.)

[e] Pageiii. Sincbe... n'en râgna pu moins iprte lui, etc. CeSiuclie, SDmonunJ I« Srane , qui porta le* armes contre son père, et parvlot bd trâne après lui . n'était que le lecoEid fili d'Alphonse le Sage. L'aîné, Pt^rdinand de la Cerda, prince dont et Tcr^ liieux, était mort k la fleur de ara jours, laissant au berceau denx en- Tants qu'il avait eus de son épouse Btanclie , fille de saint Louis , roi de France. Ce fut pnur priver ces enfants de leurs droits k U couronne que l'ambitieux Sanclie Ht la guerre i son père. Il réussit dans , ses criminels desseins : mais les princes de la Cerda , protégés par la France, par FAragon , et ralliant autour d'eux tous kei ntéconlents de CasUlle, Airent la cause ou le prétexte d« longues et sanglante* di-

(Mariana, tomel, livreuT;Garibai,Perraras,etc.)

[d] Page 33s. Ferdinand IV, surnommé l' Ajourné, etc.

Ferdinand IV , (ils et sacceseeitr de Sauche le Brave , était encore enlknt lorsqu'il monta sur le trâne. Sa niiaorité fut très-orageuse : mais le génie et les grandea qualités de la reine Marie, sa mère, vinrentà bout de calmer les factions. Il fut sumoii]niér4/''i<ni(i, parce qu'ajant, dans un accès de colère, tait précipiter du haut d'un rocher deui Irères du nom de CaTvajal, sccuiés et non convaincus d'un assassinat , ces deux frères , au moment de mourir , protestèrent de leur innocence, en appelèrent aux IwsetàDieu, etajoumérenJ l'emporté Ferdinand i cumparatlre dins trente jours devant le jage des rois. A cette époque prédse, Ferdinand, qui mariait contre les Maures, se relira pour dormir après son <Uner, et dit trouvé mort sur son lit. Les peupli:s d'Espagne ne doutèrent point que ce tr^MS subit ne fat un elTel de la justice divine. Il cAt été utile que les rois set successeurs , et surtout Pierre le Cniel, en fussent persuadés.

[Mariana, tome I, liv. xiv, chap.3.)

[t\Page 339. Retiré dans les murs de TariRt, etc.

Après que Ssitche le Brave se M emparé de Tariffé, les AfrJClin

HOTES DU PHECIS HIST. SUR LBS HAUH£S D ESP. 381

TiarenI l'atigiÉger. Ce fiit pendant ce àége qu'Alpbonse de Gusnun , gouverneur de la Tille pour les Espsgnola , donna an exemple d'Iiéraîsme digne de l'aodeiuie RtHiie, mais qui ne peut pu eire jugé par les eceart paternels. Le fila deGusmau fut priadana oue sortie. Les assiégeante le oHiduisirent soiis les murailles, et menacèrent le gouver . neur d'immoler ce fils, s'il ne se rendait sur-le-ehanip. Gusman,pour toute réponse, leur jette un poignard el ae retira des créneaux. Un moment apris, il entend les Espagnols pousser de grands cria. Il accourt en denvuidanl la cause de eetia alarme ; on lui dit que tes Africains viennent d'égorger son [ils: Dieuaoil loaë! râpond-jl, j'avali pensé que la ville iCaiC prise.

( Révolvlioiti ^Espagne, tome 1, liv. iv. )

[/] Page 342. La eëlèbre InÈs de Castro, etc.

La passion da Pierre de Portugal pour Inès de Castro fut portée ï un teleicès, qu'elle excuse peut-être les atrocités que Pierre exerça contre les meartriers de sa maltresse. Ces meurtriers étaient trms principaux seigneurs portoipis, nommés Gonzalèe, Pacheco et Coêilo : ils l'avaient poignardée eux-mêmes entre les bras de ses Temmea. Pierre, qui n'était akm que prince de Portugal , sembla dés ce mo. ment perdre la raison, el de vertueux et doux qu'il avait été jusqu'alors , il devint férocr. et presque insensé. Il prit les armM contre son père , il mit à feu et à sang les provinces o& les assassins avaient des biens j et, dÈs qu'il tôt monté sur le trAne, it exigea do rot de Castille, Pierre le Cruel, qu'il lui livr&t Gonialès et Coêilo, qui s'étaient rétogiés chei lui. Pacheco était en France, où it mourat Pierre , maître de ses enoemia, leur fit subir les supplices les (rios douloureux, leur fit arracber le cœur tandis qu'ils étaient encore vivants, et voulut assister lui-'méme à cet borrible spectacle. Après avoir assouvi sa vengeance, cet amant Torcené de douleur et d'amour exhuma le corps d'Inéa, le revêtit d'Iiabits magnifiques, posa sa couronne sar ce Tront livide et défiguré, la proclama reine de Portugal, et força les grands de sa cour à venir lui rendre leurs hommages. ( Bisloire de Portugal^, par Lequien de la Neuville , liv. 11. )

Après la prise de Grenade, le cardinal Xlménès fil brùlw tous les

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eicoipUinsde l'AIkomi qu'il pul Bepracurer. Les soldats, ignorant) oa Miperstilieux , preaaîeol pour l'AlkoTaa tout ce qui était écrit vd arabe, et jetèrtnt au ha une fuule d'outrages eu prose et en vers.

[AJ i'oje 353. LesAbeucerruges, tribu puissante, etc.

Les liabiUnts de Grenade , et tous lel Haureg eu {général , étaieul difisés en tribus, composées «les n^etons de U mËme famille. Ces tribus étaient plu* ou roMus uorubreuses, pluj ou nioios coasidérées ; miU elles ne w conloudaieQt point et ne se dlTisaient jamais. Chacune decestriboiavait unclier, quiËtaitledesceadaoten droite ligne nuscullue de la première tige de la famille. A Grenade , il y avait trenie-deui tribnadiallnctes. Les plut reoomntées élateut celles des Àbtncerragei , des Z^it , des Àlabet , des Almorades , des Venegta , dea Gomèlet , des Aàidbars , des Banatli, des Abenamar$,àeaAliatart, ilesRetluctns,Ava Aldoradins,etc. Elles étaieot «oiiTeat enuemies les unes des autres, et celte haine se tnusmettait de père en dis, ix qui rendait si rréquen(eslesf;uerre$ciiiles.

[i] Page 354. Isabelle... épousa le foi de Sicile Ferdinand, etc.

Le mariage de Ferdinand et d'Isabelle se tit d'une manière siugnlicre. Isabelle, après avoir élé accordée avec le priuce de Viaue, don Carlos, frère atné de Ferdinand, et dont la vie, les malheurs, souE si iubireseauts dans l'histoire d'Espagne; après avoir été promise au grand maître de Calatrava Paclieco, recherchée par Alphonse , roi de Portugal; par le duc de Guienne , frère de Louis XI, roi de France; parle frère d'Edouard, roi d'Angleterre, Isabelle se décida pour le jeune Ferdinand, hérilier du trône d'Aragon, «1 déjà roi de Sicile. I! Allait liomper le roi de Castiile , Henri IV, qui s'opposait formelleloentàce mariage. L'ardievèque de Tolède Carilfo.qni consuma sa longue vie dans les intrigues et dans les factions , se chaînes de tout arranger. Il enleva d'abord Isabelle de la cour du roi sou frère, et la mit en sûreté à Yalladolid. Ensuite il fit arriver, dans le plus grand secret , le jeune Ferdinand, déguisé, suivi seulement de quatre cavaliers. Le mariage se Gt tout de suite , le plus sioiplemeut et le plus secrèlemenl possible. Les nouveaux épouK , qui devaient un jour être Duttresdes trésor* du nouveau monde, furentobligés d'emprunier il leurs serviteur* de qutn payer les modiques frais de leur noce. Ils se séparèrent peu après; el, dès que le roi de Castiile eut appris cet évéuement, les troubles, les lactîoDS, les guerres civiles éclatéreat

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