‹ Petits chefs-d'œuvre historiques ...: précédés d'une introduction et deChapitre 22 sur 23 · TROISIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ÉPOQUE

[a] Pa^ 309. Troia éTiqnea de Catalogne, etc.

Cm troi^ éTtquel, mortt en combattant pour les musulnitiu à U biliille d'Albaksra, donnée cd lOIO.étaieitt Arnaulpbe, éTèqnede Vk; Acdo,éveqD«deBarceloM)etOtliDa, évèquede Girooe.

( Mariai», Hiitolred'Stpagne, Ut. Vlli.cbap. 10.)

[b] Page 313. ToujonrsprM. dao^aa faTeur, elc.

Rodrigue Biai de Rirar, aarnommi le Cid, ti conoa par aea amoura avec Chinène et aon duel avec le comte de Gonnaa , a élé le rajet de beancoiip de poèmes, de ronwnset de roauncet espagnols. Sana adopter toutes lea anecdotes extraordinaires que ces difTéreots ouvrages rapportent de ce héros, il est proové , par le témoîgiuge des liistoriens, que te Cid fut iioii«eulementte plnabrare, le plus redouté des cheialiers de son siècle, mais le plus Tertneai , le pins généreux des tioinmes. Il s'était déji rendu célèbre par ses eii^oits soai le rigoe de Ferdinand I", roi de Castille , en 1050. Lorsque son fils Saiichell voulut tlépoiiillersa snurUrraque delà Tille de Zamora, le Cid, avec une noble liardiesse, lui représenta qu'il Taisait une injustice, et qu'il violait à la (bis les droitsdu sang et les lois de l'honneur. L'impéUicux Sancbe exila le Cid, qu'il rappela hientOt par besoin. QuandlamorldeceSaocbe, tué en Irabison devant Ztmora, eut donné letrOneàsonfrère Alphonse VI, les CasUllansdéslraîeDt que leur nouveau roi jur&tsdenuellemenl qu'il n'availea aucune part k l'assasaluat de son frère. Personne n'osait demander an monarque ce redoutable serment : le Cid , k l'autel même où Alphonse était (ounMUié,le lui SI prononcer, eoy inUantdeamalédiclionthorriblea contre les parjures. Alphonse ne lui pardonna jamais cette liberté : ileillablentdtleCid, sous prétexte qu'ilélaitenlr^snr les terres du roi de Tolède Almamon , son allié, où Ttodrigna avait, par mégarde, poursuivi quelques Tuyards. Ce fut le temps de cet exil qui devint l'époque la plus glorieuse pour le Cid ; ce fut alort qati Bt tant de conquîtes sur tes Maures , aidé seulement des braves chevaliers que SB réputation attirait tons sea drapeaux. Alphonse le r^tpela, lui rendit en apparence ses bMUiesgrtces : mais Rodrigue était trop franc pour aoutoiir longtemp* la Imar. Banni da nouveau de la cour, il alla conquérir ValeRce; et. maître de cette forte vilk , de

HOTEB du PKBCIS BIST. SIIK LSS MAUBES D ESP. 377 beaaconp d'tatm, d'us Taate pays, il ne tenait qu'à RodriRoe i)i> «e faireMHiTereiii :juiiilg il Dc)e voulut; il fut lonjoura le au]«tfidèled' Alphonse, quoique Alphouae l'eût MNnent oITenHé. Le Cid mourut k Vi.liMiceen 1099, chargé de glolnet d'innées. Ita'aTail en qu'un aeol fils, qai rut tu^ jeune dans un combat. Ses deui filles , dona EWire et dotii Sol, épousèrent deui princes de la maison de Havarre; et, par une longue suite d'allilncei, elles an trouvent les aïenlesiles Bourbomi qai régnent aujaard'hui en France et en Espagne. (Marlana, Bittoire d^Espagne, lir. IX et X; Garibar, Compend. butor., tom. ]I,lib. XX. )

[e] Page lit. Plas féroMS, |das w^nalrcs, etc.

L'blsloirfl d'Afrique sM nue suite continuelle de meurtres. Les circonstances les plus atroces les KCompagDent et les varient sans cesse : on fréniitd'liorrrur h toutes les pages; et, si l'on jugeait l'humanilé d'après ces sanglsntfs annales , on serait lente de penser que de toutes les bétes lëroces , l'homoK est la plus méchaule et la pins crnelle. Dans la roule des tcëlérata africains qui portèrent ta couronoe, cd distingue un Àbou lifiaJt, de la race des Aghlébites, qui, après avoir hit forger huit de ses frères , se plaissit à verser lul.minw le sang de ses propres enlïnts. Ls mère de ce monstre parvint avec peine à déroiier à sa furem' KSH jeunes niles qui lui étaieut nées,en dilKrenli temps, de ses nombreuse épouses. Un jour, dînant avec Islisk, cette mère, qui croyait avoir bescân de pardon , saisit le moment ob son Qls semblait regretter d« n'avoir plus d'entants : tremblante, die lui avoua qu'elle avait sauvé aeizs de ses filles. La tigre parut attendri, et désira de les voir. Elles vinrent : leur tge, leurs gricei louclièrent le féroce Isliak; il les caressa longtemps. Sa mère , pleurant de joie, se retira pour aller remercier Dieu de ce cliaugement. Une heure après , des eunuques vinrent lui porter, par ordre du roi, les seize tètes des jeunes princesses.

Je pourrais citer plusieurs trsils pareils de cet eiécraUe Isliak, attestas par les historiens. Il régna longtemps, fut heureux dans tou- Xef ses guerres , et mourut de maladie.

(Cardonne , Bill. ^A/rlque, liv.lll, )

Le temps n'a point afTalbli cette férocité sanguinaire qui semble dans les Africains èlre un vice Inhérent an climat. De DOS jonrs, MmfrM*t''iW'", le pèrede Sirfj Mahonxt, le dernier roi de Maroc, a

378 r£IIIS CHElS-O'OEliVKB HIGTOBIQUKS.

reaauTelécwMèiiMd'bMreac. 11 penMseiwïeruu jour enlnver- 6sd( uue riiière. Ud de set itigres le recourut , et se TéliciUît d'aToir eu le bonbcQr de uuTer son maître. Hulei l'enteudit ; et, tiraat sou ubK, Voyei,iitii,ea infidèle g%ià croit que IHta avait besoin de lui pour ootuervtr le* jours (fun chéri/! Eu àiuat ces mots, il lui iéodit la tite.

Ce ménw Maki aviil un domestiiive de coufiance qui le semit depuis looglemps, et que ce roi barbare euDtdait aiioer. l>aDs un mo- Dwnt de frauchite , il pria te lieux serviteur d'accepter deux mille ducats et de s'en aller , de peur qu'il >e lui prit envie de le tuer comme tant d'autres. Le vieillard embrassa ses genoux, reTu^ les deux mille ducats, et lui dit, avec des sanglots, qu'il aimait mieux l>£rirde sa main que d'abauilouDer ce clier maître. Mulei y consentit avec peine. Quelques }<>urs après, sans ddcuu motif, pressé de celle soir de sang dont les accès redoublaient quelquefois , Mulei liia d'un coup de Fusil ce malheureux domestique, en lui ilisant qu'il avait mal fait de ne pas accepter son congé.

(Reclieràhes hisCorlgaes sur tes Maures, par M. Cli^nier, tome III. }

Ces traits sont pénibles à rapporter ; mais ih fuut Miiuuttre les mceurs, dounenlde l'borreur ponr le despotisme, et de l'amour pour les lois; ce qui n'est jamais inutile.

[i/] Paife 315. El jouit de la donble gloire, etc.

Averroès était de Cordoue , d'une des premières iamille$ de celle ville. Sa traduction 'l'Aristote fut mise en lalin; et nous n'avons eu pendant longtempsquecetle version. Sesaulies ouvrages, t^iVafura orbiSjdeHemedka, sont encore esliméa des savants, AverroÈs est regardé avec raison comme le premier des philosoplies arabes. Ils ne sont |>as nombreux chu/, cette nation, oii les prophètes et les conquerantsontélécommuns.Saphllosopbieluiattiradesmalbeurs.L'initinËreucequ'il aiTectait pour toutes les religionSiicommencerparlasienne, excila contre lui les prêtres, les Matiques, surtout ceux que ses talents rendaient jaloux : ils l'accusèrent devant l'empereur de Maroc d'être un liéréliquc. Averroès tiit condamné à faire amende honorable i la porte de la musquée, et à recevoir sur le visagelescracbatsde tous les ûdèles qui viendraient prier pour sa conrereiou. Il subit cet humiliant supplice, en léjiélant ces paroles : Mortalui- anima mea morte p/iilosophomm .'

N0TB8 DU PBBGIS HIST. SUR LBS UAUIES D'BSP. 379

[e] Piijje 319. Et brise les chaînes île fer, etc. ,

Ce rtd d« NaTSTiC éUil Sanohe VIII , surnommé le Fort. Ce hit en mémoire de ces ebilnes, brisées par lui ï la bataille de Toloza, qu'il fil tifouler aux armes de Nararre \m cbalaea d'or qu'on j voit «ur le cbamp de gueules.

Ifjl Page 321 . Conùo germaio de eaiol Louis, elc.

Blanche, mère de saint Louis, était fîUed'Alpiwnse le Holle, roi (ieCasIiile. EileaTail une sœur nommée Béreii^ère, mariée au rai de Léon, etmire de Ferdinand III. Plusieurs historiens, entre autres Harïana et Garibii, soutiennent que Blanche était l'atnée de Bérengire. Par conséquent, saint Louis eOt été l'héritier direct do trdnede Castille. La France a conservé longtemps celte prétention. D'autres , disent que BérengËre était l'alnéc. Il est étonnant que ce point d'IiîS' tuire n'ait pas été éclairci : mais ilestsimpleque les droits de Fei'dinaud aient prérali), puisqu'ils étaient soutenus de Famour des Castillans.

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