‹ Petits contesChapitre 33 sur 37 · AU MERCURE DE FRANCE · texte numérisé non relu

AU MERCURE DE FRANCE

N ne trouva rien de mieux pour récompenser J.-J. Rousseau que de lui offrir la rédaction du Mercure de France.

C'était, dans ce temps-là, une des plus belles positions qu^il fût donné à un homme de lettres d^espérer, car la presse n'étant pas alors parfaitement libre et le Mercure étant le seul recueil qui eût le droit de paraître tous les huit jours , il arrivait nécessairement que, malgré la censure, et malgré la Bastille, et malgré les caprices de la cour, et malgré Tabsence totale de nouvelles politiques, Tabsence même de tout ce qui tait aujourd'hui Tintérct d'un journal, le Mercure de France était à cette époque suivi de plus d'enthousiasme et d'influence que ne le sont aujourd'hui le Constitutionnel, le Courrier et les Débats réunis, à l'époque des élections.

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