EXISTENCE DE DIEU
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En outre, Tordre de la nature étant wn, et présentant une harmonie parfaite, il ne peut y avoir qu'un seul Dieu^ qui comme principe d'ordre physique est appelé sagesse, et comme principe d'ordre moral est appelé justice et bonté. Et enfin, comme on ne peut comprendre que cet ordre constitué par Dieu ne soit pas surveillé et conservé par lui, Dieu considéré comme veillant sur le monde et le conduisant à son but, est la Providence,
Personne n'a parlé plus divinement de la Providenceque Socrate et Platon.
« Apprends, dit Socrate à l'un de ses disciples, que ton âme, enfermée dans ton corps, le gouverne commeil lui plaît. Il faut donc croire aussi que l'inlelligence^ qui réside dans l'univers dispose tout à son gré ! Quoi l ta vue peut s'étendre à plusieurs stades, et l'œil de la Divinité ne pourrait tout embrasser à la fois ! Ton âmepeut en même temps s'occuper de tout ce qui se passe ici, et en Egypte et en Sicile, et l'intelligence de Dieu ne serait pas capable de penser à tout dans un seul instant ! Reconnais donc quelle est la nature et la grandeur de cette divinité qui peut à la fois tout voir, tout entendre, être présente partout, et prendre soin de tout ce qui existe. »
« Ne faisons pas cette injure à Dieu, dit Platon, de le mettre au-dessous des ouvriers mortels ; et ceux-ci, à mesure qu'ils excellent dans leur art, s'appliquent d'autant plus à finir et à perfectionner toutes les parties de leurs ouvrages, soit grandes, soit petites ; nc: disons donc pas que Dieu qui est très-sage, qui veut et peut prendre soin de tout, néglige les petite*
choses auxquelles il lui est plus aisé de pourvonv, comme pourrait faire un ouvrier indolent et lâche rebuté par le travail..;. Non, celui qui prend soin de tout, a pris des mesures efficaces pour maintenir Tunivers dans son intégrité et dans sa perfection. Toi-même, chétif mortel , tout petit que tu es, tu entres pour quelque chose dans Tordre général, et tu t'y rapportes sans cesse. Mais tu ne réfléchis pas que tout ce qui arrive, arrive en vue du tout, afin qu'il vive d'une vie plus heureuse ; que rien ne se fait pour toi, et que tu es fait toi-même poui l'univers ; que tout médecin, tout artisan habile, dirige toutes ses opérations vers un tout, tendant au bien commun, et rapportant chaque partie au tout, et non le tout à quelqu'une des parties. Et tu murmures, parce que tu ignores ce qui est le meilleur tout à la fois pouf toi et le tout, selon les lois de l'existence universelle. »