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CHAPITRE XX1J

La Mansarde des artistes et les Arts et l'Amitié'. — La musique est la tante et non la sœur de la médecine. — A l'Opéra, changement de décoration, c'està-dire de tante. — Service et conseil médical. — Le médecin de semaine. — Le corps de ballet au point de vue médical. — Quelles sont les maladies à la mode dans la salle de l'Opéra et dans les coulisses? — Ancienne ordonnance de police et ancien aiticle du règlement. — Grossesse et consultation. — Le docteur de Guise et la sylphide. — La vieille et la jeune médecine. — Le docteur Jobert de Lamballe et ses chevaux. — M. Bernard et ses grenouilles. — M. Davaine et ses huîtres. — M. Brown-Séquard et ses cochons d'Inde. — M. Charles Robin. — Opinion de M. Jourdain.

Dans la Mansarde des artistes l9 vaudeville de la première maiaière de M. Scribe, on trouve le couplet suivant ;

Quoique docteur, j'aime la chromatique, J'aurais été fort sur le violon :

La médecine est sœur de la musique, Car Esculape est le fds d'Apollon.

Un médecin doit aimer la musique, Car Esculape est le fils d'Apollon.

Passons sur ce docteur qui aime la chromatique, sans se douter, le cher homme, qu'il aime un simple adjectif, et ar-

1. La Mansarde des artistes n'est autre que les Arts et l'Amitié', comédie en un acte et en vers libres, représentée au mois d'août 1785, sur le Théâtre-Italien, sans nom d'auteur. On a su depuis qu'elle était de M. de Clermont-ïonnerre, l'un des orateurs de la noblesse à l'Assemblée constituante.

rivons à la médecine, sœur de la musique. Erreur, mon bon monsieur ! erreur ! la médecine ne peut pas être sœur de la musique, car tu Vas dit, Esculape est le fils d'Apollon, et Esculape passe assez généralement pour le père de la médecine. Apollon n'est donc pas le père , mais le grand-père de la médecine, tandis que la musique reste toujours sa fille. Or, à moins que ces choses ne se passent autrement dans l'Olympe de M. Scribe, je ne sache pas que la fille et la petite-fille d'un même grand-père puissent jamais devenir sœurs. L'habitude, le préjugé qui ont prévalu jusqu'à présent font de la première la tante de la seconde. Partout la musique est, a été et sera éternellement la tante de la médecine; partout, je me trompe, partout, excepté à l'Opéra. Là, les degrés de parenté s'intervertissent : la nièce devient la tante, la tante devient la nièce : la musique s'incline et tremble devant la médecine. La médecine joue et a toujours joué un grand rôle à l'Opéra ; loin de moi toute méchante allusion! et d'abord, jadis, le docteur Véron n'a-t-il pas rendu la santé, la vie à l'Opéra? Si depuis, le malade n'a pas joui tout à fait de la même vigueur, la faute en est un peu aux années et aux médecins qui l'ont soigné.

Sans médecine, sans médecins il n'y a pas d'Opéra possible. Chassez les médecins de l'Opéra, et l'Opéra se change en hôpital, en infirmerie : amour-propre froissé, espérance déçue, cupidité ajournée, parties fines et petits soupers, le directeur subit tout, souffre tout ; les recettes baissent, et il n'a pas le plus petit mot à dire : il est ruiné. Introduisez la Faculté à l'Opéra, et tout change : l'or revient ou il ne revient pas, mais il peut revenir.

M. Véron avait deviné le mal et le remède, et il a traité l'Opéra autant en médecin qu'en directeur. A peine installé rue Lepelletier, il reconstitue vigoureusement, mais gratui-

tement le service médical ; il crée des médecins en service ordinaire: MM. Piron, Baude, Mélic, de Guise; à côté il crée un conseil médical, espèce de corps consultatif composé de MM. Hippolyte Royer-Collard, Adolphe Pasquier, Pariset, Blache et Andral, et destiné, dans les cas graves, à prêter son concours au service ordinaire et à le suppléer à l'occasion. Celui-ci a quelquefois besoin de repos ; ce n'est point un vain titre, une sinécure que d'être médecin de l'Opéra. Les médecins de l'Opéra sont de semaine, chacun leur tour. Celui qui est de semaine se rend tous les matins à l'administration : là, on lui donne le nom et l'adresse des artistes qui sont ou se disent malades; il doit les visiter immédiatement et faire son rapport dans la journée. Si le rapport constate la réalité de la maladie, l'artiste reste ou ne reste pas dans son lit, se soigne ou ne se soigné pas; mais il n'est pas forcé de jouer le soir. Le rapport, au contraire, n'admet-il pas l'indisposition invoquée, le chanteur doit chanter, la danseuse doit danser, ou payer la recette, play or pày.

Les grands premiers sujets n'ont jamais rien à démêler avec la médecine officielle du théâtre. Nourrit, Duprez, Levasseur jouissaient de la meilleure santé, ou plutôt de la meilleure volonté. Quand par hasard ils étaient malades, la direction ne leur faisait pas l'injure d'envoyer constater la maladie, et les croyait sur parole. Il n'en est pas de même avec les artistes subalternes, avec le corps de ballet surtout, section des femmes ; on remarque même que plus ces demoiselles sont jeunes et jolies, plus elles donnent d'occupation aux médecins. Les mauvaises langues ne prétendent-elles pas que plus d'une fois des sirènes de la danse se sont fait payer à souper le soir par le même docteur qui leur avait délivré le matin un certificat de maladie ! .

Après ses visites et ses rapports du matin, le médecin de semaine n'a encore rempli que la moitié de ses fonctions. Les soirs de représentation , il doit être dans la salle au lever du rideau, et ne quitter son poste que le dernier. Survient-il une indigestion, — et il en survient souvent, — il prodigue ses soins et au besoin pratique une saignée... à un corset trop juste et trop serré. Sur la scène , les indispositions subites sont rares ; cependant , un courant d'air, un clou oublié, une trappe mal fermée, il n'en faut pas davantage pour enrouer tout à coup un gosier de vingt mille francs, pour blesser un précieux petit pied. Mais les affections les plus ordinaires sont des affections morales et proviennent presque toutes des mêmes causes. Si par hasard Isabelle se trouve mai tout à coup, c'est qu'Alice aura été rappelée avec transport; est-ce au contraire le tour d'Alice de tomber en syncope, pariez hardiment qu'il sera parti de l'orchestre ou un chut! à son adresse, ou un bouquet à l'adresse d'Isabelle.

Autrefois, une stupide ordonnance de police punissait d'une amende tous les individus chez lesquels le feu s'était déclaré. Qu'arrivait-il? Afin de se soustraire à l'amende, personne n'envoyait chercher les pompiers, et chacun se laissait brûler et brûlait son voisin. Aujourd'hui, ordonnance, amende et par conséquent incendies ont disparu. L'Opéra a-t-il imité, dans sa sphère, ce sage retour à des idées plus généreuses et plus justes ? Un ancien article du règlement privait de tout traitement la femme non mariée et empêchée dans son service pour cause de grossesse : règlement cruel, barbare, sous prétexte de moralité ! Toutes les femmes, à l'Opéra, ne font pas litière des billets Garât ; il en est qui tiennent à leurs appointements, qui en ont besoin; et leur retenir le nécessaire, le pain quotidien, c'est exposer le pu-

blic au spectacle réel d'un accouchement en plein temple de Vesta ; bien plus, c'est jouer la vie de la mère et de l'enfant ; encourager la naissance des enfants chétifs, débiles et contrefaits. Il faut accepter l'Opéra tel qu'il est, avec ses infirmités morales, ses mœurs étranges et ses grossesses plus ou moins légitimes, et ne pas établir de différence entre la femme mariée et celle qui ne l'est pas. Au fond , quelquefois , il y en a si peu. Si , de pudeur, vous vous voilez la face à la vue d'une jeune fille-mère, n'admettez à l'Opéra que des clientes authentiques de M. le maire. Qu'on ne vienne pas me dire qu'une pareille tolérance ne serait qu'une excitation à l'immoralité, qu'une prime à l'inconduite ; il me serait facile de réfuter cette prétendue excitation ; mais... ce serait plus humain , voilà tout.

Parmi toutes les grossesses chantantes ou dansantes, passées et présentes, il en est une qui restera éternellement célèbre dans les archives de l'Opéra. Il s'agissait cette fois d'une danseuse mariée, mais judiciairement séparée de son mari; il s'agissait de perdre ou de conserver des appointements de trois ou quatre mille francs par mois. La danseuse était-elle enceinte ou ne l'était-elle pas? Elle soutenait qu'elle n'avait que mal au genou ; la direction soutenait, au contraire, qu'il y avait grossesse. Gomment prouver le fait? Un des plus grands spécialistes, M. Dubois, avait l'habitude de répéter qu'il n'y avait qu'un signe certain de grossesse : l'accouchement. La danseuse jouait serré ; elle défendait son honneur et ses quatre mille francs ; mais la direction ne s'endormait pas non plus. Une consultation solennelle, composée de MM. Magendie, Roux, Marjolin et de Guise eut lieu. Forcée de s'en rapporter à la parole et au genou de la sylphide, la consultation ordonna

une application de quarante sangsues. La danseuse entendit l'ordonnance sans sourciller. Son prodigieux aplomb confondit les quatre médecins et leur rendit quelques doutes. L'épreuve était décisive, pouvait devenir mortelle. La sylphide se fit appliquer les quarante sangsues. Chargé comme médecin de l'Opéra de suivre cette maladie, de Guise reconnut que bien réellement les quarante sangsues avaient été appliquées; mais il reconnut aussi, —on ne se joue pas d'un tel praticien, — il reconnut qu'elles n'avaient fait que paraître et disparaître, que piquer et tomber. «Elles n'ont pas assez saigné, dit -il froidement; il faudra recommencer demain,j'assisterai moi-même à l'application. » A ces mots la

sylphide se troubla... «Mon cher docteur, lui dit-elle »

Que dit la sylphide à de Guise? Ils étaient seuls, comment le saurais-je ? Tout ce que je sais, c'est qu'à la suite de cette consultation, qui fut longue, le docteur de Guise donna sa démission de médecin de l'Opéra, et que six mois plus tard il naissait une petite fille dans la maison occupée par la sylphide, et que, trois mois plus tard encore, mademoiselle Taglioni , radicalement guérie, bondissait et voltigeait plus Taglioni que jamais.

En donnant sa démission, le docteur de Guise s'était conduit en homme d'honneur qui ne veut trahir ni son devoir ni la confidence d'une femme; voilà comment je m'explique sa démission.

Les médecins de Paris nous ont habitués à tous les genres de mérites. Plus ils sont élevés en savoir, en considération* en honneurs, plus ils donnent l'exemple du travail, plus ils se lancent dans les voies du progrès.

Tandis que la vieille médecine se traîne au lit des malades* compte et recompte mille fois les pulsations , enregistre les symptômes et les douleurs, tient bureau de statistique et

boutique d'apothicaire; la jeune médecine — je n'entends pas parler des mineurs à peine échappés des bancs de l'École — porte dans les phénomènes de la vie les précieux moyens d'in vestigation que lui donnent la chimie, la physique, l'histoire naturelle et la microscopie, devenue, grâce au génie de l'homme, une science, de simple verre grossissant qu'elle était d'abord. Pour appliquer ces sciences à la connaissance des maladies, il faudrait connaître, à l'état sain, les fonctions des organes qu'elles affectent, rencontrer des fous de science ou d'humanité, mais jouissant de la plus belle santé, qui consentissent à se laisser tailler, couper, hacher en morceaux ; mais ces fous sont encore à trouver. On a donc été réduit aux animaux. Les physiologistes se les sont, pour ainsi dire, partagés : Jobert de Lamballe a pris le cheval et le chien ; M. Claude Bernard, la grenouille; M. Davaine, l'huître; M. Brown-Séquard, le cochon d'Inde, etc., etc.

En tête de la science marche Jobert, qui est en même temps notre plus grand opérateur. Il y aurait des volumes à remplir avec la moitié des cures intimes accomplies par Jobert, dans la spécialité où il n'a et n'aura jamais de rival ; mais Jobert est assez riche d'autres côtés pour me permettre de passer sous le silence ce sujet scabreux et délicat. Pour sujets d'expérimentation, il a donc choisi le cheval et le chien. Gomme ces deux animaux vont bien à son caractère impétueux et bon ! Car moi aussi j'ai expérimenté, j'ai vu Jobert à l'œuvre, à l'Hôtel-Dieu. Qu'il laisse les jaloux parler de ses brusqueries envers les malades. Ses brusqueries! quel éloge ! C'est qu'il a dépensé tant de patience et de douceur avec les pauvres, qu'il ne lui en reste plus pour les riches. Dans les rues de Paris, Jobert brûle le pavé : 11 a tant de malades à soigner, à sauver ! Avec lui les chevaux ne durent pas longtemps; mais s'ils ne sont plus suffisants comme chevaux,

ils restent excellents comme sujets. Ne serait-il pas naturel qu'après avoir déjà si bien mérité de l'humanité avec leurs jambes, ils n'en méritassent encore mieux avec leur corps? Jamais chevaux n'auraient été plus justement appelés chevaux à deux fins. Mais non , Jobert se ferait scrupule d'abuser de la position de ses fidèles serviteurs; il les envoie mourir ailleurs. Pour ses expériences, il choisit d'autres chevaux, des chevaux qu'il ne connaît; et alors, sans remords, il leur inocule artificiellement une foule do maladies, qu'il guérit plus tard : il porte l'électricité dans leurs organes et l'opération dans leurs entrailles! Pauvres chevaux, tout en ne bougeant pas, ils ne se doutent guère de tout le chemin qu'ils ont fait faire à la physiologie pathologique. Maintenant, les blessures, les plaies de l'intestin ne sont plus que des accidents regrettables , douloureux , mais guérissables. Que deux adversaires, dans un duel, fassent coup double, s'embrochent réciproquement, se pourfendent l'intestin, ils vivront; Jobert est là, il profitera de l'inflammation de la partie externe pour recoller l'intestin, et l'intestin ne se décollera pas : ce n'est pas plus difficile. Mais il fallait le trouver, et Jobert l'a trouvé.

M. Claude Bernard, jeune, mais déjà célèbre, est de l'Académie des sciences, comme Jobert. Il s'occupe surtout de chimie, de la chimie qui s'applique à la physiologie; il passe sa vie à empoisonner des grenouilles, ou mieux des parties de grenouille, et il a obtenu des résultats merveilleux comme analyse du sentiment et du mouvement. Entrons dans son laboratoire , la victime, la grenouille est sur l'autel. Voyez Bernard lui entailler délicatement le ventre, lier l'artère qui porte le sang dans le train postérieur ; sous la peau de la partie antérieure, voyez-le insinuer du curare, subtil poison indien; à l'instant, cette partie reste foudroyée, sans vie,

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tandis que le train postérieur gigotte et joue des jambes pour échapper aux expériences de M. Bernard. Sans vie, ai-je dit? sans vie pour vous, mais non pour elle. Pincez-la, et elle tressaille; elle sent, mais elle ne peut montrer qu'elle sent. Ce n'est pas comme dans l'état léthargique causé par le chloroforme, où l'on ne paraît rien sentir, et où l'on ne sent rien.

M. Davaine, lui, n'est pas encore de l'Académie, mais il en sera, et bientôt, je vous le promets. M. Davaine s'est consacré aux huîtres, qui ne sont pas aussi bêtes qu'on veut bien le dire. Interrogez M. Davaine, et il vous initiera aux mystères de la génération huîtrière. Il vous introduira dans leurs boudoirs, dans les fentes des rochers où ces voluptueux mollusques se livrent avec mystère aux charmes de l'amour. Les huîtres sont-elles donc si stupides? Après l'huître épouse, voici l'huître mère, mère tendre, veillant sur ses enfants jusqu'au jour où mère et enfants se retrouvent dans la même bourriche.

A vous maintenant, chers et peu aimables fermiers auxquels nous devons de payer le pain si cher ! à vous ! M. Davaine a travaillé pour vous : il a découvert dans certains blés la propriété de contenir des animaux en quantité prodigieuse. Tant que ces blés resteront secs, vous les conserverez deux ans, dix ans, vingt ans ; mais ne les exposez pas à l'humidité, une goutte d'eau rend la vie à ces milliers d'animaux, et vous connaissez le proverbe : On récolte ce qu'on sème. Ne semez donc pas votre blé humide, où vous récolterez la nielle, que l'ignorance avait regardée jusqu'ici comme une espèce de poussière noire, mais où la microscopie et M. Davaine ont découvert des animaux.

M. Davaine nous signale aussi une singulière maladie, où l'on a beau rire et pleurer de tout son cœur, on ne pleure et l'on ne rit qu'en dedans. La figure reste toujours impassible,

il ne coule que des larmes sans expression; on entend des éclats de rire, mais on ne les voit pas, si je puis m'exprimer ainsi. Bizarre maladie que cette paralysie de la face, qui ne peut se dérider, ni dans la joie, ni dans la douleur!

Ces travaux font très-grand honneur à M. Davaine, un des plus brillants flambeaux de la jeune médecine et de la science.

Qu'a-t-il donc pu découvrir, M. Brown-Séquard, de si extraordinaire dans le cochon-d'Inde? Il a découvert une petite glande, bien humble, bien ignorée, et bien importante pourtant, que nous avons l'honneur de partager avec cet intéressant animal. Cette glande, dont le nom scientifique est capsule surrénale , joue un grand rôle dans la couleur de notre peau. Supprimez cette capsule, et votre teint, de blanc qu'il était, passe subitement au bronze, pour devenir vert-olive. Et nous sommes si fiers de la blancheur de notre peau! A quoi tient-elle? A une glande, une capsule de plus ou de moins. Mais M. Brown-Séquard n'a encore accompli que la moitié du chemin : si l'on supprime la capsule surrénale chez un nègre, à quelle couleur passet-il? Réponse, s'il vous plaît.

M. Charles Robin n'a pas d'animal spécialement attaché à sa personne et à ses études, mais il n'a pas pour cela renoncé aux animaux ; il a trouvé que si certains animaux se nourrissent de végétaux , par un juste retour des choses d'ici * bas , certains végétaux se nourrissent d'animaux. Quelle forêt ce savant n'a-t-il pas défrichée avec son microscope? Sachez et tremblez, que vous , moi > nous tous, l'homme enfin , le plus noble des animaux, nous pouvons être dévorés tout vivants par l'oïdium , comme une simple grappe de raisin. Lugete, gentes.

Tous ces phénomènes et bien d'autres se racontaient un

soir devant moi ; ils m'intéressèrent vivement, etj'ai pensé — on juge toujours les autres par soi-même — j'ai pensé qu'ils pourraient offrir ici quelque intérêt, placés à la fin d'un chapitre consacré aux médecins de l'Opéra ; et puis, comme dit M. Jourdain, c'est une belle chose que de savoir quelque chose»

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