‹ Petits mémoires de la vie littéraireChapitre 46 sur 60 · LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE · texte numérisé non relu

LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE

Lorsque l'on parlait à feu Hatzfeld de ces philologues à l'allemande^ abrutis par la logique et les fiches, qui veulent transformer notre langue, il disait en tirant son lorgnon de dessus son nez : « Ce sont des gens qui en viendront à écrire tonneau d'eau, t-o, to ; n-o, no ; d-o, do ! »

Un jour, M. de Ventrelong, excédé par tous les Paul Meyer, les Antoine Thomas et les Brunot, onagres en délire et en rupture de banc, s'écria : Lorsque l'on écrira femme, f-a-m-e, je m'en irai en Allemagne, et je me ferai présenter aux comtes de Hohenau et de Lynar. La pédérastie seule me semble un suffisant défi à un tel crime ! »

LA VIE LITTÉRAIRB I33

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