CHAPITRE XXVin
Autre académicien. — Le petit-fils de Pigault-Lebrun.
Il y a de jolies maisons de campagne à la Celle-Saint- Cloud. Dans une de ces maisons, en 1834, achevait de vivre, entouré de sa famille, un homme qui avait fait rire toute une époque, toute une génération; dont le nom seul prononcé à l'oreille évoquait mille images folâtres ; un homme de lettres qui avait été le plus célèhre peut-être de tous les hommes de lettres de l'Empire et de la Restauration ; un romancier dont les romans avaient eu jusqu'à douze éditions, — ce qui, en ce temps-là, passait pour un chiffre considérable.
Cet homme, alors âgé de quatre-vingts ans et qui avait encore toute sa vivacité d'esprit, c'était Pigaull- Lehrun, l'auteur de VEnfant du Cmmaval, d'Angélique et Jeanneton, de Mon oncle Thomas^ des Barons de Felsheim, etc. etc.
Pigault-Lebrun, comme tous les vieillards, adorait ses petits-enfants, et particulièrement son petit-fîls Emile Augier. Lorsqu'il ne lui faisait pas répéter ses leçons (Emile suivait les cours du collège Henri IV), il lui bâtissait des paysages dans une grande caisse placée sur l'appui de sa fenêtre :
Car, quand on est très vieux, on devient très enfant.
Un jour, le matin, de très grand matin, dès sept heures, Pigault-Lebrun, au bras de sa fille, arriva chez un ami, et, sans lui laisser le temps de s'étonner, en proie à une agitation extraordinaire :
— Je vous dérange pout-ètre, lui dit-il; mais c'est que j'ai une grande nouvelle : mon enfant, mon lùiiile, a un second prix de version grecque !
Les yeux du digne homme étincelaient au milieu de ses rides ; la tête appuyée sur sa canne, il guettait l'elîet de ses paroles sur l'ami,
— Et vous ne savez pas ? reprit-il presque aussitôt : j'ai quelque chose à vous demander... Il me faut du carton... j'en ai cherché chez moi de la cave au grenier; en avez-vous ?
L'ami trouva un vieil almanach,
— C'est parfait ; voilà mon affaire ! dit Pigault- Lebrun ; je veux que ma fille peigne là-dessus des fleurs^ au milieu desquelles on écrira : Deuxième prix de version grecque^ remporté par Ém,ile Augier au concours général le 30 juillet i834. Ce tableau sera placé en face de mon chevet ; je le verrai là tous les matins... en attendant un premier prix.
Ce premier prix arriva, en effet, mais il arriva quelques heures trop tard pour le bon Pigault, qui s'éteignit le 24 juillet 1835.
Sauf la Ciguë et l'Homrae de tien, ses deux pièces de début, je ne crois ijas avoir manqué dans ma vie une seule première représentation de M. Emile Augier. Je suis donc dans les meilleures conditions pour renseigner le lecteur sur cet auteur dramatique, et pour fixer, avec une certaine précision, le degré de curiosité ou de sympathie qu'il a chaque fois déterminé dans le pubKc. Il n'est rien de tel que de s'être u trouvé là )).
Le voyage rétrospectif que j'entreprends à travers ses œuvres a pour moi quelque chose de l'attrait des souvenirs personnels. Et pourtant je me suis rencontré deux ou trois fois à peine avec M. Emile Augier. Mais qu'est -il besoin de connaître personnellement un écrivain pour vivTC de sa vie intellectuelle et pour pénétrer intimement dans sa pensée ?
Or, le 23 mars 1848, c'est-à-dire un mois après la révolution de Février, et l'agitation durant encore, j'allais m'asseoir à l'orchestre de la Comédie-Française, — si je ne me trompe : du théâtre de la République, — pour assister à la première représentation de V Aventurière. L'auteur, M.Emile Augier, était loin d'être un inconnu ; quatre ans auparavant, le succès très légitime de la Ciguë avait jeté son nom à la foule, qui devait le retenir. L' Aventurière ne réussit pas moins, devant un public presque exclusivement composé de lettrés, car il n'y a guère que les lettrés qui aillent au théâtre en temps de révolution. On y reconnut un pastiche alerte et pittoresque du xvii*^ siècle (le xvii<^ siècle de Jodelet et deDonJaphet d'Arménie), avec une dose surabondante d'émotion fournie par le xix^. Dès lors, pour nous autres, la place de M. Augier fut faite au théâtre, et nous fondâmes les plus grandes espérances sur son talent naissant.
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Mais quel succès pouvaii- tenir contre Ips agitations du moment? L'Aventurière disparut au bout de quelques représentations. Plus tard, remaniée avec soin, elle a toujours été accueillie avec laveur ; elle fait aujourd'hui partie du répertoire courant de la Comédie-Française; et pour beaucoup de personnes, — parmi lesquelles je me compte, — elle est encore le meilleur titre poétique de M. Emile Augier, celui où il est entré le moins d'alliage.
A quel caprice frivole obéit M. Emile Augier en s*àssociant, l'année suivante, à Alfred de Musset, pour transformer un proverbe de celui-ci, la Montre, en un vaudeville, riTa&iY veW ? C'était bien inutile, assurément. J'ai vu jouer cet Habit vert au théâtre des Variétés, par Charles Pérey et Rébard, et il ne m'en est resté aucune impression.
Par exemple, le 13 décembre 1849 est une date significative dans la carrière de M. Emile Augier. C'est la date de la première représentation de Gahrielle. Les temps étaient moins noirs ; on revenait aux distractions de l'esprit. Il y avait une belle salle au théâtre de la République, telle qu'on n'en avait vu depuis quelque temps. On s'attendait évidemment à quelque chose, à un événement httéraire ; au lieu de cela, on eut un triomphe bourgeois, mais aussi éclatant qu'on pouvait le rêver. Tout a été dit sur Gahrielle ; tout a été écrit sur cette apothéose du notariat. Il y aurait méchanceté inutile à y insister.
L'Académie française (nous y arrivons) décerna un demi-prix de vertu à ce drame de ménage. L'autre moitié fut donnée à la Fille cV Eschyle, de M. Autran.
A partir de cette Gahrielle, M. Emile Augier tâtonne et tiébuche dans sa voie. Il fait jour le Joueur de
fli'ite, un petit acte en vers, inférieur à la Ciguë; puis il nous convoque pour la seconde fois aux Variétés. Décidément, c'est une maladie. — Xon content d'avoir fait sa montre à Alfred de Musset, il s'était amusé à découper trois actes de vaudeville dans un livre de M. Jules Sandeau : la Chasse au roman. Arnal et Leclère ne purent parvenir à faire accepter cette fantaisie indigeste, et les spectateurs demeurèrent froids à ce chœur final :
Et vous, messieurs, de grâce, Traitez-nous doucement ; Ne donnez pas la chasse A la Chasse au roman!
Il ne fallut pas moins que cette épreuve pour démontrer à M. Emile Augier que le vaudeville n'était pas son fait. La perte de cette illusion dut lui être fort sensible (1). Très porté aux décisions extrêmes, — ainsi qu'on a déjà pu le remarquer, — il se tourna vers le drame historique et écrivit pour mademoiselle Rachel Diane, pièce en cinq actes et en vers, dont le principal tort est de rappeler, quoique de fort loin, la Marion de Lorme de M. Victor Hugo. J'étais, comme toujours-, à la première représentation de Diane, qui eut lieu dans l'hiver de 1852. Rachel s'y donna beaucoup de mal, sans arriver à beaucoup d'effet. M. Geffroy était superbe en cardinal de Richelieu ; malheureusement les paroles que lui avait prêtées l'auteur parurent, non sans quelque raison, malencontreuses, par rapport à la date où elles se produisaient :
(1) Il faut également ranger h cette même date environ un livret d'opéra de M. Emile Augier, Saplio^ musique de M. Gounod.
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Dans les temps d'anarchie et de lutte où nous sommes,
Il faut violenter les choses et les hommes ;
Le dc-spotisme seul féconde le chaos.
Je veux ! L'enfantement du monde est dans ces mots.
— Et d'ailleurs, le succès a passé la souttrance :
Voyez la royauté, c'est-k-dire la Franco,
Assise fortement, les deux pieds appuyés
Sur les débris fumants des partis foudroyés !
Cette apologie de la violence ne fut pas du goût de tout le monde, et Diane vécut peu de temps sur Taflîche. M. Emile Augier dut retourner h la comédie; il lit, toujours pour mademoiselle Uachel, Philibertc ; mais cette fois la grande actrice hésita. Il s'agissait d'un rôle déjeune fille (jui se croit laide et qui doute qu'on puisse l'aimer. iMademoi selle Uachel montra peu d'empressement à passer pour laide même à ses seuls yeux. Alors M. Emile Augier porta le rôle ta madame Rose Chéri, qui n'y mit pas tant de façons. — 11 y a des nuances très délicatement exprimées dans Philiherte, à côté de brutalités iiiconcevables. La réponse du duc à la marquise de Granchanip, (lui vient de lui accorder la main do Philiberte, est assurément d'un goût plus que suspect :
Non pas; je ne veux pas être pris forcément, Par ordonnance, entin comme un médicament.
J'aime mieux sourire de ce vers :
Elle est charmante ! elle est charmante ! elle est char-
[mante !
La Pierre de touche^ — cinq actes avec M.Jules San(b*au, — signala la rentrée de M. Emile Augier au Théâtre-Français. Ce fut un échec de plus. Le comédien (iot emj[doya vainement toute sa bonne liumcui'
à cette étude trop sèche d'une des variétés de l'ingratitude humaine.
Retour au Gymnase. La veine change. Le Gendre (Z<? Jf. Pomer( 1854) marque un progrès dans la manière de M. Augier. Succès complet. Jules Sandeau est de la fête : c'est encore un de ses romans qui a fourni le sujet. — Le Gendre de M. Poirier est une des pièces modernes qui ont le plus approché de la fïrande comédie, et autour de laquelle se sont ralliées toutes les critiques.
Je passe sur Ceinture dorée (en collaboration avec M. Edouard Foussier) pour arriver plus rapidement au Mariage d'Olympe^ qui achève complètement la rupture de M. Augier avec le passé. Le Mariage d' Olympe fut représenté au Vaudeville en 1855. Le coup de pistolet qui le termine souleva des protestations, mais on fut d'accord pour reconnaître que l'auteur n'avait jamais prouvé autant de crànerie et de vigueur réelle.
Trois ans après, M. Emile Augier était admis à rAca<lémie française.
Il vint, le 28 janvier 1858, prendre la place de M. Salvandv. Je ne relève rien de bien remarquable dans sou discours, si ce n'est un éloge fermement accusé de Voltaire. C'était à un instant où l'on croisait beaucoup contre le patriarche de Ferney. (( Nous sommes tous ses héritiers, ingrats ou non, s'écria M. Augier ; de quelque façon qu'on juge son œuvre. Voltaire est aujourd'hui un fait accompli sur lequel on chercherait en vain à revenir. » En ce moment, l'Académie française dut trembler que le nom de Pigault-Lebrun ne se trouvât amené par la force des choses...
Huit jours après cette solennité, l'Odéon représentait une nouvelle comédie du jeune académicien : la Jeunesse, une comédie en cin({ actes et en vers,
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comme Gabrielle, conçue dans les mêmes senlimciits d'étroitesse et de conciliation que Gabrielle, écrite aussi inégalement que Gabrielle. Quel beau titre cep:Mi(lant : la Jeunesse ! X quoi ne s'attendait-on pas ? Mais (|uelle déception ! Dans cet ouvrage cruellement lourd, M. Augier a prétendu prouver que les jeunes gens de notre siècle manquent en général d'élévation, de franchise, d'enthousiasme. A l'appui de cette proposition, il a pris pour héros un avocat, je ne discute pas ce choix ; mais du moment que l'auteur s'attachait à une profession, sa pièce devenait spéciale et devait s'appeler la Jeunesse des avocats. — Cet avocat a vingt-huit ans sonnés, il le dit lui-même ; nous n'avons donc pas affaire avec la première jeunesse, et il ne faut pas s'attendre à des étourderies couronnées de cheveux blonds, non plus qu'à des fautes atténuées par un frais sourire.
M. Emile Augier, après avoir indiqué tant bien que mal les malaises de la jeunesse... de vingt-huit ans, a cru de son devoir d'indiquer un remède : il a inventé la campagne. Il a conduit tous ses personnages au vert et célébré, avec un attendrissement auquel les quatre actes précédents n'avaient préparé personne, le ciel ble'u, le grand air, les boutons d'or, l'odeur des terres retournées, les oiseaux et la salubrité des vastes logements.
liépélerai-ji' (pic jélais un di's spccLateiirs de la première représentation de la Jeunesse? Oui, lorsque ce ne serait que pouraftîrmer que j'ai vu, de mes propres yeux vu, un gazon aiithenlifjue figurant dans le décor du cinquième acte. Voilà de ces prodigalités auxquelles on ne se serait guère attendu de la part de rOdcon ! De l'herbe véritable !
La même aniu'ivvit se produire au Vaudeville les
Lionnes pauvres, autre pièce en cinq actes, mais en prose celle-ci, en prose hardie, passionnée. Ici reparait M. Edouard Foussier comme collaborateur. A propos de cette collaboration — et des autres, — M. Augier se permit d'adresser, dans la préface des Lionnes pauvres^ quelques explications à l'Académie française : « Quand elle m'a fait l'honneur de m'admettre dans ses rangs, dit-il, elle m'a très spirituellement et très paternellement tancé de mes collaborations, quoique rare$ et bien choisies ; et voilà qu'à peine entré dans son giron, je retourne à mon péché !
)> Je suis volontiers de Tavis de M. Lebrun, à l'endroit de la collaboration ; mais on n'est pas toujours maître de sa destinée. Voyez en ce cas, par exemple : j'ai pour ami intime un de mes confrères quin''a pas plits que moi l'habitude de collaborer. Mais nous ne sommes très mondains ni l'un ni l'autre, et passons aisément notre soirée au coin du feu. Là, on cause de choses et d'autres, comme le Fantasio denotrecher de Musset, en attrapant tous les hannetons qui passent autour de la chandelle ; et si, parmi ces hannetons, il voltige une idée de comédie, auquel des deux appartient-elle? A aucun des deux. Il faut donc lui rendre la volée ou la garder par indivis. »
Vous aurez remarqué le passage où M. Augier parle
de la rareté de ses collaborations, et ces mots :
« qui n'a pas plus que moi Vhabitude de collaborer. » Ils vous auront paru d'autant plus étranges, qu'ils viennent après douze pièces, dont six ont été composées en collaboration. Ce sextuple fait, au premier aspect, semble fort constituer une habitude. Comme variété nouvelle, M. Emile Augier introduit la collaboration au hanneton^ à laquelle on comprend que M. Lebrun n'ait pas songé.
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Un bemc Mariage, joué en 1859 au Gymnase, est encpre un hanneton attrapé à la fois par M. Foussier et par M. Augier ; pièce agréable et qui méritait de passer moins inaperçue.
Nous touchons maintenant aux deux plus importanles comédies saliriquos de M. Emile Augier : les Effrontés et le Fils de aboyer^ deux œuvres qui se suivent et se continuent non seulement parla même idée, mais encore avec les mêmes personnages, à la façon de Beaumarchais. Les Effrontés s'en prennent particulièrement aux fmanciers et aux journalistes ; le Fils de Gihoyer attaque les nobles et les cléricaux. Cette dernière comédie surtout fit un scandale énorme. Voici comment la Revue des Deux-Mondes en résumait l'esprit :
« M. E. Augier a voulu faire une pièce politique, ou, comme il aime mieux dire, sociale. Quelque nom qu'on y mette, cela consiste à porter sur la scène les questions contemporaines toutes chaudes, à 3' grouper et à y promener les hommes du jour, les partis, les intérêts, les passions, au moment même de leur effervescence au dehors. Personne qui n'ait vu derrière la toile transparente du théâtre le Corps législatif, personne qui n'ait appliqué des noms connus à certains personnages montrés ou désignés, personne qui, sous le débat fictif, n'ait reconnu la question romaine. Donc, légitimistes, orléanistes, républicains, socialistes, tous les anciens partis ont figuré là sous des types d'intrigants, d'hypocrites, de sceptiques ou d'imbéciles, qu'il a plu à M. Augier de leur attribuer. »
Et dire pourtant que c'est le même auteur tlu Fils de Gihoyer qui, s'adressant hier à M. Emile Olivier, académicien entre deux selles, s'exprimait avec cette
mélancolie : « Par quelle fantaisie le hasard, pour vous répondre, a-t-il désigné, dans une compagnie où l'on compte tant d'hommes d'État éminents, un des rares Français qui n'aiment pas la pohtique ? »
Elle "est trop forte ! comme dirait Giboyer.
Mais si vous n'aimez pas la politique, qui est-ce qui vous a forcé à en faire ?
De plus en plus âpre, mais obligé de contenir sa verve dans la zone littéraire, M. Emile Augier écrivit successivement Maître Giiémn, la Contagion, Lions et Renards, qui ne sont pas au-dessous de ses conceptions précédentes.
En 1868, il eut la velléité de revenir à la comédie en vers. Paul Forestier réussit plutôt par ses qualités de sentiments que par ses qualités de style, car, il faut bien le dire définitivement et au moment de clore ce chapitre, M. Emile Augier, en dehors de VAventuHère, est un poète de second ordre. Ses bonnes fortunes de pensée ou d'image ne dépassent pas six vers ; ses tirades ressemblent aux jets d'une bougie exposée à tous les vents. Même dans ses veines les plus heureuses, il fait succéder une trivialité à un madrigal, il enchâsse un diamant dans une monture de quatre sous ou mel des cheveux de portier dans un médaillon de Froment Meurice. Toutes les formes, tous les genres, tous les styles, toutes les manières se sont donné rendez-vous dans cette poésie. C'est un carrefour, une patte d'oie. Il y a le vers bonhomme de CoUin d'Harleville, le vers impertinent et fleuri de Musset ; il y a surtout le vieux vers françois pastiché d'après Montfleury et Molière, le vers raide :
Elle reste charmante et do plaire jalouse,
dit M. Emile Augier. Souvent aussi il procède par
P K T l T s il H M < I 1 H K S 1. 1 T T V. Il A 1 H E S 257
maxime, comme réclcclique Casimir Delavi^'iic Là, on trouve une source de Lamartine, un takm rose «le Banville, un bouquet d'Arsène Houssa.ve noué avec une faveur de M. de Planard. En «l'autres moments, il emprunte l'argot des cafés et des ateliers de p;'inture :
Ah ! père, je n'aurai jamais cette vigueur • Qui t'a fait surnommer Michel-Ange.