‹ Petits poémes [microforme]Chapitre 13 sur 37 · BEST · texte numérisé non relu

BEST

rs ;

Piece:

Des poteaux élégants portaient la galerie ;

Et la vigne lérère et la rose fleurie,

Que venait caresser l'oiseau mouche coquet, Ornaient tous ces poteaux d'un odorant bouquet. Au bout de la maison, sous la ramure épaisse, Sans cesse bourdonnant et roucoulant sans cesse, On découvrait la ruche avec le colombier, L’abeille travailleuse et le tendre ramier.

Ces lieux étaient plongés dans un calme sublime. Les rayons du soleil reluisaient sur la cime

Des bois et des coteaux qui frangeaient l'horizon, Mais les ombres déjà planaient sur la maison.

La fumée, en sortant des hautes cheminées, Formait des orbes d’or, des vagues satinées, Qu'un souffle balançait au fond du ciel serein. Derrière la maison, et partant du jardin,

Un sentier conduisait à des bosquets de chêne Qui semblaient un rideau d’émeraude et d’ébène Sur une mer de flamme. Et, spectacle attachant, Que ramenait toujours chaque soleil couchant, Les arbres inondés de lumières lointaines, Immobiles, debout dans ces immenses plaines, Leurs rameaux recourbés, ressemblaient aux vaisseaux Que le calme profond enchaîne sur les eaux.

Sur un cheval sellé qui hennit et folâtre,

Au bord de la forêt, on voit venir le pâtre.

Il revêt un pourpoint fait de peau de chevreuil ; Sa figure brouzée a presque de l’orgueil ;

Page 1