‹ Petits poèmesChapitre 9 sur 30 · L8 CANTIQUE DU BON PAUVRE · texte numérisé non relu

L8 CANTIQUE DU BON PAUVRE

Quand la feuille d'ormeau tapisse la vallée, Que l'enfant ne sait plus la solitaire allée

Pour prendre un papillon, Que les champs, sous la faux, ont va tomber leurs gerbes, Que l'insecte prudent trottine sous les herbes

Et se cache au sillon,

Seigneur, j'espère en toi j car l'heure qui s'avance. Sur son aile glacée apporte la souffrance

Au seuil de l'indigent ; Seigneur, j'espère en toi, car sur l'homme qui pleure Tu reposes toujours, de ta Sainte Demeure,

Un regard indulgent.

Comme un champ que l'automne a noyé dans sa brume Mon cœur est, en ces jours, noyé dans l'amertume,

l'hiver 17S

Mou cœar toujours BoumiB !

Après elle traînant sa lamentable escorte, La misère, en haillons, s'est assise à ma porte,

Je sois de ses amis ! . . . .

Que le riche demeure à l'abri des orages ; Que la froide saison réserve ses outrages

Pour tous ceux qui n'ont rien ; Que chaque heure qui vient m'apporte sur son aile Un pénible regret, une angoisse nouvelle,

Si Dieu le veut, c'est bien.

Celui dont le regard veille sur tous les êtres, Qui nourrit l'araignée au coin de mes fenêtres,

Le grillon au foyer.

Pourrait-il, en voyant son enfant sur la terre Elever, vers le ciel, un cœur pur et sincère,

Ne pas s'apitoyer ?

Si la vie, à mes yeux, n'offre guère de charmes, Si je mange mon pain détrempé de mes larmes,

Mon âme est dans la paix.

Quand à mon Crucifix mes regards se suspendent, Des soucis dévorants, des douleurs qui m'attendent

Je ne crains plus le faix.

yGoogk

174 L'mvsB

Chaqae Baison qui fait, chaque nouvelle année NouB disent que bientôt l'on yerra terminée

Notre course en ce lieu :

Et le riche et le pauvre attendront, en poussière, Le redoutable jour où luira tout entière

La justice de Dieu.

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