TIOUTCHEV
LE ÏSAR DES GlEUX
Ces pauvres toits, ces champs par la neige envahis Où peine le moujik nourri de graisses rances, C'est le séjour natal des longues endurances, Peuple russe! c'est ton pays.
Mais i'é .ranger qu'exalte une autre destinée, En son cœur fier et dans Torgueil de son esprit Ne peut pas soupçonner ce qui germe et fleurit Sous ta misère résis^née.
Portant sa croix, les yeux en pleurs, l'épaule en sang, Le Tsar des cieux, vêtu d'un vêtement d'esclave, Du sud au nord t'a traversée, ô terre slave, Traversée en te bénissant !