LES SONGES
Nos bons aïeux croyaient aux songes, aux vi"- BÎons, aux cartes, aux revenants, à la magie noire, à la magie blanche, et à mille sortilèges tous plus effrayants les uns que les autres. Il est vrai que du temps de nos bons aïeux, les sorciers, étaient fort communs ; on en brûlait souvent, on en rencontrait toujours. Depuis qu'on ne les brûle plus, on n'en entend plus parler; il paraît que ces genslà aimaient à être grillés.
Nous sommes moins crédules que nos pères : cependant le merveilleux a toujours des charmes pour nous, et si nous sommes un peu revenus sur le compte des esprits, nous ne sommes pas encore totalement indifférents sur les songes.
Un mauvais rêve laisse quelquefois dans notre