‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 105 sur 139 · Cf . Rem. I, 23 (De dulcedine a musicd · texte numérisé non relu

Cf . Rem. I, 23 (De dulcedine a musicd

PÉTRARaUE ET LES POÈTES LATINS

et doctissimi. A la fin de l'épître de Symmaque, f. 24', il daigne sourire et met en marge: Facetissime. Mais, en somme, il s'intéresse peu à cette poésie de la décadence et n'a pour Ausone rien de l'admiration souvent exprimée par les humanistes postérieurs.

Pétrarque passe pour avoir connu Martial ; cette opinion me semble encore douteuse. Il y a, il est vrai, deux distiques de ce poète, insérés sans nom d'auteur dans un chapitre du DeRemediis qui ont dû, sans doute, donner lieu à cette affirmation ' ; et peut-être en est-il d'autres qui m'ont échappé. Mais, sans recourir aux florilèges moraux du Moyen Age qui ont utilisé Martial, c'est dans Isidore ^ que se retrouvent les quelques vers que Pétrarque a cités. De plus, le nom de MartiaP n'est jamais prononcé par Pétrarque, alors qu'il étale si volontiers sa connaissance nominale des auteurs anciens et qu'il a même trouvé dans ses lectures mention de celui-ci^. Ce silence fera refuser d'admettre, jusqu'à preuve du contraire, qu'il ait eu sous les yeux le recueil des Epigrammes.

Il ne paraît pas avoir lu non plus les Astronomiques de Manilius, poète dont le nom manque de même à ses œuvres.

1. Ce sont Epigr. XIV, 73 (Psittaciis) et 76 (Pica) : Rem. 1, 64. L'allusion à Martial faite, selon Rossetti, à la fin de l'églogue X de P. n'est rien moins que sûre, non plus que l'emprunt à Epigr. VIII, 8, que le commentateur prête gratuitement à P. au même passage. Toutefois l'énumération de villes espagnoles de l'églogue paraît à Sabbadini empruntée à Martial, I, 61, 7-12; il est porté à conclure que P. a pu voir un ms. fragmentaire.

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