Ad. Att.Xill
2. 189 feuillets 357 X 260 mill. Reliure Louis XV. Initiales ornées, la première sur fond d'or. Au f. de garde, guivre dessinée à la plume. No 178 de Pavie.
3. Ce texte a servi pour la récente édition du Brmiarium donnée par F. Rûhl, Leipzig, 1887; V. p. VI. Il ne paraît pas avoir été utilisé par les éditeurs de Cicéron.
4. Ce titre aux dernières lignes de la dernière page montre que le rns, a subi une interversion de cahiers et que Flgrus y vçn^it après Cicéron,
Cf. p, 205.
ont été scholiées par d'autres lecteurs \ dont un, qui est aussi du xrv^ siècle, semble particulièrement intéressant \ Pétrarque ne s'est occupé, dans ce manuscrit, que des deux ouvrages de Cicéron.
Les Tusciilams y ont été relues par lui à l'époque tardive de sa vie dont l'écriture manque aux marges du manuscrit de Troyes. Deux courtes lacunes sont comblées de sa main aux feuillets 161 et 168. Le livre II, à l'exclusion des autres livres, est rempli de traits m^rrginaux, qui indiquent une lecture fréquente et justifient ce fragment de lettre : Est secundus illius [Tullit], écrit-il à un ami, inter Tusadanas disputationes liber, qiiem saepe saluhrem in meis dolorihus expertiis, aliquot insignes uiros aiidiui de lihri illius efjicacia similia memorantes. Illum tihi familiarem facias uelim ; illum in manibus habeas, qiiotiens notis indiciis aduentare podagriciim senseris dolorem \ Les Tusculanes sont l'ouvrage philosophique que Pétrarque a le plus souvent cité ^.
Le même manuscrit nous conserve un des textes des Philippiques qui ont été entre les mains de Pétrarque. Il ne comprend, il est vrai, que les quatre premiers de ces discours,
1. Deux mentions sont à la dernière page. L'une, simple date : 1321 ; l'autre, calligraphiée après l'explicit des Tusculanes, indique un passage du volume en mains françaises : Lan mil cccviij le premier jour de lemiier entrèrent poure gent en mal an. L'écriture paraissant postérieure à l'année indiquée, on peut croire qu'il faudrait lire CGC xlviij, l'année de la grande peste.
2. V. notamment f. 76', 88', 123, des notes signées Card. (?) ou B ; plusieurs ont été effacées par grattage (f. 116, etc.). Novati me signale un Cardinus, grammairien arétin du commencement du xive siècle.
3. Fam. VI, 3. La lettre est ancienne, mais peut avoir été retouchée.
4. Il en fait une analyse en dix lignes d'ans Fam. XVIII, 14, une autre plus courte, citée p. 218, et de nombreux extraits, introduits par les formules les plus variées : In quaest. Tusculanis, In disput. Tusculanis, In Tusculano prima luce, siib secunda luce, tertio die, etc. ; In Tusculani sui ueslihulo (Rem. I, 44). [Cicero] multa tihi... diuine... in Tusculano suo scilicet secunda luce disseruit, quinque dierum disputationes pari lihrorum numéro complexus. Valet... miris modis ad id quo nunc e^es ffta^çime patlenticim roburque animi {Rçm. Il, 114, totius çorpori$ doloré)^
mais la lecture y a été particulièrement attentive. Indépendamment des observations de rhétorique ' et des sommaires ^ qui s'y rencontrent, certaines gloses explicatives montrent quel sens juste de la langue de Cicéron avait Pétrarque et comme il le comprenait bien ^ On y trouve surtout un exemple intéressant de la revision verbale que notre humaniste faisait subir à ses manuscrits. Que les corrections viennent d'une collation avec un autre texte ou qu'elles soient le produit de sa critique personnelle, elles méritent d'être signalées ; on en peut donner une série d'exemples, où il ne s'agit pas toujours de simples lapsus du copiste Il est à remarquer que les quatre Philippiques contenues dans ce manuscrit étaient les seules qu'on possédât, du vivant de Pétrarque, à Florence K
Aux manuscrits de Cicéron réunis par Pétrarque se rattache un autre volume de Paris, le 7^48, contenant le commentaire de Victorinus sur les deux livres du De inuentione. Le manuscrit remonte au siècle et donne ainsi le nom de
1. Ex. : II, 19, aux réticences de Cicéron sur la moralité d'Antoine : Suspitiose ; II, '2,^\Sedebat in rostris...]^ Imiidiose ; YV , 3 [Sic arbitrabar.. Artificiose oratorie.
2. Ex. : III, 2, Lege hic multa magnifica de Cesare Aiigiisto ; III, 5 [Est eni?ii ille flos Italiae], Laus Gallie Cisalpine; III, ii [Hanc uero teterrimam beîluam...], Milita feda et grauia de diiobus Antoniis ; IV, 5 [Hac uirtute maiores . . Romana uirtus.
3. V., par exemple, deux additions f. 135' et 144'. A la phrase de II, 3, Ouodsi esset beneficiiim... tantam essent consecuti, Pétrarque a complété le sens par ingrate potius obliuionis infamiam. Aux mots de III, 5, quid pati Cesare uiiio possel, il a expliqué ainsi : pati seruitiitem, conseqiii imperiiim.
4. F. 133, I, 6 : Prope in quinquagesimum annum, P. quingentesimum, F. 135', II, 4: quam multa loca, P. ioca; ibid. ; Caesarum (sic) légère ductus, P. lege rediictus . F. 139', II, 24 : hoc beneficium sit ueri, P. sic tueri. F. 139^ II, 25 : or a non modo uisin, P. 0 rem. F. 139', II, 26 : hasta posita predae, P. pre ede. P. 141', II, 34 : cum plausu recipiebat , P. reiciebat. F. 143, II, 43 : actusque quaqiie consenia, P. aiit usqueqiiaque. F. 143, II, 44 : statua minime auara coniunx, P. ista tua. F. 143', II, 46 : quod didicitiam populus romanus, P. didicit iam ; ibid. : occasiones traditas, P. occasionis tarditas. Toutes ces leçons de P. offrent un sens plausible et se retrouvent dans les éditions modernes.