‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 127 sur 139 · Sen. XVI (XV), i · texte numérisé non relu

Sen. XVI (XV), i

5. Hist. lulii Caes. XXVI, éd. Schneider, p. 317. Cf. Rer. mem. I, 2 (Op. 395). où est la citation intégrale de Brut. LXXV, 262.

6. Caes. 53. Dans son Hist. Caes. I, p. 3, P. parle, d'après Valére-Maxime (VIII, 9, 5), d'Apollonius Molon, siib quo Cicero... didicisse creditur ; s'il avait lu le Brutus (XCI, 316), aurait-il hésité ainsi?

7. Cf. la notice de Novati, dans Mélanges de l'École fr. de Rome, t. XI, p. 391-

lettres Ad familiares comme le groupe Ad Atticum et qu'un exemplaire de chacun des recueils, écrit de sa main, existait à la Bibliothèque Laurentienne. Je ne m'attarderai pas à reprendre cette question, désormais close ' ; on sait aujourd'hui que les lettres Ad familiares, conservées par un manuscrit de Verceil, furent découvertes par Coluccio Salutati, alors qu'il cherchait précisément à retrouver le recueil de Pétrarque. Une fausse tradition bibliographique avait longtemps empêché les philologues de se reconnaître dans cette histoire. Il aurait cependant suffi de s'apercevoir que les citations ou mentions fort nombreuses que fait Pétrarque des lettres de Cicéron ^ se rapportent toutes au recueil trouvé par lui à Vérone, en 1345, comprenait les

seize livres à Atticus, les trois livres à Quintus, la correspondance entre M. Brutus et Cicéron, la lettre apocryphe à Octavianus K

Le manuscrit découvert par Pétrarque est aujourd'hui représenté par le Laurentianus Phit. XLIX 18, transcrit en 1392 à Milan, pour le compte de Coluccio Salutati, après que le hasard l'eût déjà mis en présence du recueil Ad

1. V. la bibliographie, p. 1 1 1. Cherchant ici à traiter surtout les parties obscures ou dédaignées de mon sujet, je ne puis reprendre celles où la lumière a été répandue à flots, quelque intéressantes qu'elles puissent être. (Rappelons cependant que P. adresse à Asinius Pollion une épitre fictive, Fam. XXIV, 9, où on voit bien qu'il ignore les trois lettres de Pollion conservées dans le recueil Ad Fam. ; le blâme de Pollion contre Cicéron lui est reproché par P.)

2. Elles sont réunies par Viertel, Die Wiederaiifindiing von Ciçerd's Brie/en diirch P., Kœnigsberg, 1879, P- ^"l^-

3. Le passage de la préf. aux Fam. est cité partout. Le rapprocher de Sen. XIV, I (De rep. administr. Op. 372): Lege illiiis epistolas ad Q. Jr. ; omnia ihi de Caesare honorifice diciintur atqiie amice. Einsdevi ad Atticum epistolas percurre; prima ihi amligiia, itltima qiiaeque odiosa uidehis et infamia... Et plus loin (p. 373) • Sensi quantum epistola iina, clara iîla qiiidem et qiiae claro texta esset ingenio, M. scilicet Bruti ad M. T. Ciceronem tibi animiim accenderit. Cf. Fatu. III, 18 et 20 ; IV, 14...; Vit. sol. I, 4, 8; II, 8, 2 (Op. 238, 281); etc.

^^é PÉTRARaUE ET CICÉRON

familiares. On admet que le manuscrit Laurentien a été fait sur la transcription autographe qu'avait prise le poète et qui est également perdue ' ; le volume original était conservé au xiv^ siècle dans la bibliothèque capitulaire de Vérone \ On peut douter, de toutes façons, que la copie de Pétrarque ait été retranscrite fidèlement ; et il est aussi permis de penser que bien des conjectures de l'illustre copiste étaient déjà venues, dans son exemplaire, modifier le texte de Cicéron.

Il ignorait qu'il y eût un autre recueil et, malgré le mauvais état du texte, il a tiré un grand parti de celui qu'il avait eu la fortune de mettre au jour. Il y trouvait sur la vie de ses chers grands hommes des renseignements qu'il eût vainement cherchés ailleurs, et quelques lettres éclairaient, pour son regard d'historien, des côtés inconnus de l'Antiquité; telle était la première à Quintus, dont il disait, en l'analysant brièvement : Quae quidem exhortatio fronte simplex ac facilis, si excutias sapientiae plena est K Aurait-il raconté avec autant d'aisance la vie de César, s'il ne s'était senti familier, par les discours et surtout les lettres de Cicéron, avec le monde romain de l'époque et les personnages

1. O.-E. Schmidt pense que cette transcription pouvait être, en 1426, le no 610 de la bibliothèque de Pavie. A. Lehmann a cherché à établir que VAmbros. E. 17 inf., s'il n'est pas cette transcription, en est au moins la copie. Cf. Paul Lejay, d2ins Revue crit., 1893, II, p. 408. Sur les lettres de SalutatiàPasquino de' Capelli, V. l'annotation importante de Novati, Epistolario di C. Sahitati, t. II, Rome, 1893, p. 339' 340, 388.

2. Cf. p. 483. Pastrengo, l'historien véronais, connaissait le recueil dont il cite le nombre de livres avec précision : Scripsit [TiilUus] et epist. îib. ad Cornelium nepotem suum. Ad Caluiim. Ad filium. Ad Pansant. Ad C. Cassium. Ad BriUumlib. I. Ad O. Ciceronem fratrem Iib. III. Ad Atticiun îib. XVI. Detlefsen. en examinant le morceau de Pastrengo, a montré que toutes les autres indications sont de seconde main (Zur Gesch. von Cicetos Br.an Atticus, dans Jahrb. fiïr class. Phiî. XVII, 1863, p. 553)-

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