‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 133 sur 139 · V. plus haut p · texte numérisé non relu

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taire, les détails extérieurs, en un mot, peuvent être exacts. 11 est visible que Pétrarque n'a point pardonné à son maître de lui avoir fait perdre deux des premiers volumes de Cicéron qu'il ait possédés, deux des plus précieux aussi, à supposer qu'il ne s'en exagère pas l'intérêt; de leur perte même, il ne s'est jamais consolé. Il y avait remarqué de belles pensées sur la gloire ; quand il apprit plus tard que Cicéron avait composé un traité spécial sur le sujet, traité qu'il eût aimé plus que tout autre, il a interrogé sa mémoire; il s'est demandé si, par hasard, ce n'était point ce qu'il avait lu autrefois, et il a trouvé dans cette pensée un motif d'espérance pour fortifier son extrême désir. C'est l'étape que marque le passage de la lettre de 1345. Avec les années, le regret de ne pas avoir trouvé le De gloria n'a fait que grandir et, cà force d'y songer, d'en parler à ses amis, de leur raconter ses souvenirs de bibliophile, il s'est persuadé peu à peu qu'il pouvait bien avoir eu, en effet, le fameux traité. Cette conviction se formule, cà la fin de sa vie, dans sa lettre de 1374.

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