‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 134 sur 139 · ADDENDA · texte numérisé non relu

ADDENDA

P. 36, 1. 7. Aucun biographe de Pétrarque n'a encore fait allusion à un séjour à Toulouse, et lui-même n'en parle pas dans VEpistola ad posteras. Le fait nous est révélé par une variante inédite du De ignorantia, qui figure sur un grattage dans le manuscrit autographe du traité. Voici le passage avec les mots ajoutés par l'auteur : Neque iiiros tantuni, sed et urbes qiioque doctas adii, ut doctior inde meliorque reiierterer ; Moiitempessulamim primo, qiiod per annos pueritie propinquior illi esseni locc, mox Bononiam, post Tholosam, et Parisius Pataniiinique, et Neapolim, uhi tune florehat (scio nie multonim aures pungere) ille reguni et philosophoruui nostri eui inaxinius Rohertus... (Le traité « De sui ipsius et muUorum iguorantia » publié d'après le VIS. autogr. de la Bibl. Vaticaiie, par L. M. Capelli, Paris, 1906, p. 34). Je ne prétends point que le poète ait pris une grande part à la vie intellectuelle de Toulouse, pendant ce séjour qui se place au moment du voyage à Lombez, en 1530 ; mais le rang qu'il donne à cette ville dans l'énumération des cités savantes dont il a tiré profit, indique clairement qu'il ne s'est pas borné à la traverser.

P. 36, n. 3. F. Lo Parco conteste la chronologie de cette partie de la vie de P., et le fait rentrer à Avignon vers la fin de novembre ou le début de décembre 1325 (// P. e la faïuiglia dopo il sua primo ritorno in Avigiione, Naples, 1906, extr. de la Rasseguacritica, et danslc Giornalestorico, vol. XLVIII, p. 36sqq.). Je ne puis souscrire à celles de ces conclusions qui visent la note datée du ms. de la Cité de Dieu, de l'authenticité de laquelle je n'ai douté à aucun moment et dont la rédaction insolite établit bien qu'elle a été écrite au moment même de l'acquisition du volume.

P. 67, n. 2. Il y a aujourd'hui à consulter sur le chancelier de Charles IV le travail de Max Dvorak, Die lllnminatoren des Johann von Neumarkt, Vienne, 1901.

P. 67, n. 7. Les connaissances Uttéraires du chancelier Philippe de Mézières se réduisent à fort peu de chose, si l'on s'en rapporte au précis résumé tiré de ses œuvres par son biographe (N. Jorga, Pb. deMé^ières, 75 27-1^0/, Paris, 1896, p. 24 sqq.). Sauf Tite-Live et Valère-Maxime dont il fait deux historiens distincts {Tililiuius, Valerius et Maximus), il ne nomme guère les auteurs anciens, et il ne cite de son ami Pétrarque que « la cronique autentique du... marquis de Saluces et de Griseldis... escripte par le solempnel docteur et souverain poète, maistre François Petrac ».

P. 109, n. 2. Vingt années après ma découverte du texte original du Canioniere, les savants sont mis à même d'étudier commodément le précieux ms. dans une

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