Lettre de Nelli, Par. 8631, f. 24 (édit. Cochin, p
2. P.P. Vergerio dit de P. : Viiiacïbus oculis et uisu per longum tempus acerrimo ita ut ad LX^ annum miniiiissimas quasque litteras sine adminucolo léger et (dans Solerti, Vite cit., p. 294). P., à qui le biographe emprunte ses premiers mots, ajoute qu'après soixante ans il dut recourir à l'usage des verres, ut indignanti mihi ad ocularium confugiendîini essct auxilium (Ep. ad post.).
3 . On peut recommander encore, comme d'un usage très pratique, la série datée tirée de nos mss. et réunie sur la planche IV de mes Fac-similés, qui permet d'embrasser d'un seul regard les phases diverses de l'écriture (1337, 1347, 1355, 1369). Le travail est extrait des Mélanges d'archéol. et dlnst. de l'École franç. de Rome, t. VII, p. I sqq.).
LES LIVRES DE PÉTRARaUE
Pétrarque a signalé lui-même à l'attention la manière dont il donnait à ses livres sa marque personnelle et a dit les motifs qui l'avaient engagé à l'adopter. Étant jeune, il avait, paraît-il, essayé ce moyen pour fixer dans sa mémoire les pensées morales qu'il rencontrait en grand nombre chez les auteurs anciens : Ego autem adolescens quanto his mtelligendis ardore flagraiierim... libelli indicant, qui mihi illius temporis super sunt, et signa meae manus talihus praesertim affixa sententiis, ex quibus elicieham et supra aetatem ruminabam praesentem futurum que illico statiim meum\ C'était le conseil qu'il se faisait donner par S. Augustin : Tu uero, si suis locis notas certas impresseris, fructum ex lectione percipies\ Il se désignait ainsi à lui-même les passages qui l'avaient frappé dans ses lectures et auxquels il tenait à revenir. Plus tard, quand chez lui l'emporta le goût de la compilation philosophique et des citations, il eut besoin de -multiplier ces signes marginaux, ces renvois, ces confrontations, pour retrouver promptement les morceaux dont il voulait se servir; la composition de ses œuvres historiques lui en fit une obligation nouvelle. Bientôt, comme on le verra, il mêla à ses notes d'érudition des observations diverses, il utilisa les feuillets de garde, et ses livres, devenus de plus en plus les intimes compagnons de sa vie, reçurent de lui des souvenirs et des confidences. De là, l'attrait que peuvent offrir ces dépouillements qui semblent arides ; ils n'intéressent pas seulement l'histoire des origines des études classiques; ils rendent encore, en leur fraîcheur, après plus de cinq siècles, les opinions et les sentiments d'un grand homme et font parfois pénétrer profondément dans sa pensée.
[. Fam. XXIV, i.
2. Secr. II (Op. 350. P. 351 : Ouihiis iielut iincis memoria... contiucas).