‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 91 sur 139 · Cf. Carducci, Saggio, p · texte numérisé non relu

Cf. Carducci, Saggio, p

5. Ce sont les vers Cras hoc fiet... (Sat. V, 66-72), auxquels Pétrarque ajoute : Quid igitiir ? An aetate Persius inexperta et .acerha puhlicam caecitatem funditus introspexit, nostra id aetas maturior non uideMt?... Il vient de l'appeler adolescens poeta (Fam. XXIII, 2).

6. Fam. IX, 5 : Digne hreue illud et hispidum poema non aliunde quam ah exclamationihus orsus est Persius :

,0' cw'os. hominum, 0 quantum est in r^hus inane !

assotiatumque Etruscum Persium ledit ans, usqiie refectus sum^^; tanta michi dulcorositas ex eorum asperitatibus suborta est.; quer or que quod sero illis familiarem me feci, ita me opinionibiis aUd>cuntur meis\ ita me ueritatibus suis euiscerant enecantque ; et, si suum. hahet quisque iudicium, mea quidem sententia est illos iitilia honestaque uite ardentius precepisse\

Si Pétrarque recueillait avec soin chez les satiriques, les maximes et les observations morales, il en faisait chez les comiques une moisson non moins abondante. Plante et Térence sont cités par lui à peu près autant que Perse e:t Juvénal. Il indique assez souvent le titre de la comédie où il puise et il est aisé de voir qu'il avait en main Térence complet et celles des huit comédies de Plante qui furent connues avant le xv^ siècle \ On sait qu'il s'en faut de beaucoup que Plante ait eu, au Moyen Age, la diffusion de Térence ^ ; on ne lisait guère sous son nom que la comédie apocryphe du Querolus ^. Pétrarque ne s'est pas prononcé sur l'attribution, alors constante, du Querolus \ mais il a réagi contre l'ignorance de son temps relative à Plante et a contribué à remettre en honneur ses comédies. Il ne semble pas y avoir attaché l'importance qu'elles méritent et qu'il réclamera pour elles plus tard. C'est tout d'abord pour la

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