‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 121 sur 362 · OVIDE · texte numérisé non relu

OVIDE

Ses livres didactiques comportent cependant sur Ovide plus d'une réserve. Il ne se tire pas aussi aisément de l'appréciation de certains passages que le faisaient ses contemporains à Taide du sens allégorique, et ce n'est pas lui qui transcrirait le Remedium comme un moine du siècle suivant, ad iaudem et gloriam Virginis Mariae^. La délicatesse de son sentiment moral et l'élévation de son esthétique sont également choquées par la façon dont Ovide entend l'amour. Aussi éprouve-t-il le besoin de justifier ses emprunts à un tel écrivain : Meministiy dit-il, ut Naso, in eo libro quo inhonestam quidem ac supeniacuam artem docet, utile tnmen interdum aliquid interserit^. Et ailleurs: Audiebam Ouidium, cuius quo lasciuior musa, eo mi/ii seuerior grauiorque confessio et incorruptius testimonium ueri erat^. Le blâme contenu dans ces passages est précisé et développé dans un curieux morceau du De Viia solitaria, où Pétrarque livre le secret de sa répugnance pour Ovide*, et cette répugnance n'est pas moins

a dû se les répéter souvent, répond: Recordor optime; ah infantia pêne familiariter mihi noti erant,

1. V. Hauréau, dans Notices et extr, des mss.y t. XXIX, 2«p., p. 240.

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