Ce renvoi se rapporte à Ep, II, 2, 109 sqq
3. Pétrarque croit que VArt poétique a conservé le début de la traduction d*Homère de Cicéron: translationem illam ueterem Cice-
ronis opus, quantum intelligere est, cuius principium Artis poeticae Flaccus inseruit, latinitati perditam (Var. 25).
4. Cf. les articles substantiels de J. A. Hild sur Juvénal au moyen âge, dans Bull, de la faculté des lettres de Poitiers, année 1891.
5. V., par ex., des citations anonymes de Juvénal dans Rem, I, 46, 47,64,65,66; 11,5, 13, 31, 103. Le nom môme de Juvénal est prononcé dans Pétrarque une vingtaine de fois seulement ; celui de Perse, sauf erreur, huit fois.
6. Fam. XXII, 2. Après la citation de Fam. III, 15 : Loquitur experientia, quae mentiri non solet ; loquitur ueritas, quae mentiri non potest. Quod si mortalem poscis auctorem, loquitur haec peritissimus rerum talium luuenalis, quique profundissime mores hominum nouit.
œuvres italiennes^ Il ne tient pas Perse en moindre estime, et lui emprunte jusqu'à sept vers de suite sur la rapidité des jours, pour convaincre Charles IV de la nécessité d'agir promptement pour l'honneur de l'Empire'. Dans une autre lettre il définit en bons termes le caractère de l'œuvre de ce poète^. Son sentiment sur les satiriques ne devait pas s'éloigner beaucoup de celui qu'exprime, en lui écrivant, son ami Nelli: Nunc Venusimim mirabilem, nunc peregrinum A quinatem assotiatumque Etruscum Persium lectitans, usque refectus sum taiita mihi dulcorositas ex eorum asperitatibus suborta est ; querorque quod sero illis familiarem me feci, ita me opinionibus allocuntur mets, ita me ueritatibus suis euiscerant énecantque; et, si suum habet quisque iudicium, mea quidem sententia est illos utilia honestaque uite ardentms precepisse^.
Les maximes et les observations morales que Pétrarque recueillait avec soin chez les satiriques, il en faisait chez les comiques une moisson non moins abondante. Plante et Térence sont cités par lui à peu près autant que Perse et Juvénal. Il indique assez souvent le titre de la comédie où il puise et il est aisé de voir qu'il avait en main Térence complet et celles des huit comédies de Plante qui furent connues avant le XV* siècle \ On sait qu'il s'en faut de beaucoup que Plante ait eu, au moyen âge, la diffusion de Térence^; on ne lisait guère sous son nom que la comédie apocryphe du Querolus"^.