LES SATIRIQUES
épîtres\ L'épître aux Pisons n*en porte qu'aux vers 240-242, 304 307, 339, 446. Au Culpabit duros (f. 65), Pétrarque a écrit, pour son usage : Correctio exacta poemaium. R. epùtola Flore bono, circa médium^. Il cherchait visiblement à profiter des préceptes du maître; mais le petit nombre de passages soulignés dans VArt poétique, comparé au grand nombre de citations de Touvrage chez Pétrarque, donnerait à penser qu'il en possédait peut-être un exemplaire plus usuel ou même qu'il en savait les vers par cœur avant de posséder le nôtre ^
Perse et Juvénal existaient en manuscrit chez Pétrarque. On peut difficilement supposer qu'il se soit contenté de flores de ces deux poètes, alors qu'ils étaient en honneur de son temps ^ et qu'il les a lui-même si souvent et si intelligemment utilisés. Mais ses citations sont d'ordinaire anonymes, à peine précédées de formules vagues, telles que: ut ait satiricus, iuxta satiricum illud, etc\ Quelquefois la formule comporte une louange, comme lorsqu'un vers de Juvénal est introduit sous l'autorité d'un egregius uates^. Il l'imite jusque dans ses
1. Ce morceau, qu'on pourrait intituler Les embarras d* Avignon, est èk rapprocher de Timitation fameuse de Boileau. En voici les premiers vers lÉpist. II, 3, à Bernard d'Albi ; Op. II, p. 89):
... Piget illa re ferre Quae jpatior per cuncta uagus : strepit obuia turba, Hic gemitf ille canit, mit hic, leuat ille ruentem. Hic uerbiSj hic uerberibus furit, ille quadrigas Tempérât et foedo contristat compila caeno,,.