‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 142 sur 362 · STACE. 1G · texte numérisé non relu

STACE. 1G

d*Ennius*. Il le défend, en écrivant à Urbain V, de Taccusations de suicide, pour la raison, d'ailleurs singulière, qu'il a pu achever ses deux poèmes: His[Lucrelto et Li(cano] poelam iinum, nescin an uobis cognitum^ carum nobis, Statium Pampinium addunt quidam, sed falluntur, opiis enhn hic utrumque perfecii'^ . Dans son épitre à Homère, il fait intervenir Texemple de Stace pour excuser Virgile de n'avoir pas nommé le poète grec. N'est-ce pas, dit-il, à la fin de la Thébaïde que Stace a payé à Virgile son hommage de reconnaissance? Si Virgile eût vécu et achevé V Enéide, c'est de la même manière, sans aucun doute, que son devoir envers Homère eut été rempli. Observons, à ce propos, que le passage fameux auquel il est fait allusion ici, paraît avoir beaucoup touché Pétrarque et entrer pour quelque chose dans la sympathie qu'il professe pour l'auteur de la Thébaide\

Malgré son admiration, un peu conventionnelle peut-être, Pétrarque est embarrassé pour citer Stace et ne lui emprunte guère qu'une quinzaine de passages*. Son exemplaire de l'^lchilléide, qui est à la suite du Virgile de l'Ambrosienne, est à peine annoté. Il aurait été plus heureux évidemment de connaître les Silves et n'eût pas manqué de s'en servir pour enrichir ses œuvres ; mais, quoi qu'on ait dit à ce sujet", cette partie de l'œuvre de Stace lui est restée inconnue ; je n'ai, du moins, rencontré aucun indice permettant d'affirmer le contraire.

Les contemporains de Pétrarque goûtaient Stace comme lui et vraisemblablement plus encore. L'un d'eux se prenait d'enthousiasme pour la Thébaïde et, en ayant trouvé un bon exemplaire, priait un ami de lui prêter le sien pour en faire

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