Sen. XI, 17 (Op
3. Cf. Fam. III, 18 et XXIV, 12 (à Homère), où P. appelle Stace, à cause de l'hommage à Virgile : Vir praeler ingenii laudem insigni morum urbdnilate conspicuus.
4. Pour les imitations dans le Canzoniere^ v. Carducci, Saggio, p. 14, 23, 41, 163.
5. Koerting, p. 487 (d'après lui Hortis, p. 410), n'a pas cité d'exemple à l'appui de son affirmation. On peut remarquer que Pétrarque, qui lisait si attentivement les auteurs anciens, aurait appris aisément dans les Silve$ lorigine napolitaine de l'auteur.
transcrire les scholies qui s'y trouvaient*. Un des érudits du XIV® siècle qui se sont le plus occupés de Stace est Francesco Nelli. Sa correspondance inédite contient plusieurs mentions de ses études sur ce poète. Dès sa première lettre à Pétrarque, il le cite ^ et, quelques années après, il fait transcrire et corrige lui-même, à Florence, un exemplaire de Stace d'après celui de son illustre ami : Retardauit has litteras, lui écrit-il, precipue Tolosanus noster et, ut aiwit, Maronis scimia gloriosi^; cuius lectioni atque scriptoris correctioni per tractum non modici temporis institicuriosus, eoque magis quia exem^ plar unum habeo digestum tuorum ocxilorum digitorumque stibiectiim examini, puntatum, signatum atque paucis admodum glosulis in dubiis de manu tua proprie exornatum. Ille me totum tune Statius habebat illectum, quia etsi alias perfunctorie, nunc triti ac confricati piperis fragranlis suaitixis sentiebam odorem et grandiloquam atque herotjcam liram illam libentissime complectebar *. Plus tard encore, en 1362, étant à Naples, Nelli envoie à Pétrarque une lettre écrite cinq ans auparavant et dans laquelle il étudie, sans oser se prononcer, un problème relatif à Y Achilléide : le poème est-il complet ou bien, selon l'opinion de Dante ^ est-il demeuré inachevé*?
1. Cum pridem casu fortuito peruenisset ad manus meas liber putchevrimus fralernas acies cl Thebanorum conflicttim suis metris demonstran(em, emi pro prelio compétent i ; sed cum sine magislro ucl glossis intelleclum debitum non attingam, recordalus lui Thebaidos^ proposui eum tibi amicabiliter quaerere per praesentes^ quem ut mihi praesles affecta» ter expono, tantum quod glossas illas in meo breuiter redigere faciam et remitiam; erit mihi obsequium permaximum. La lettre écrite Apud busta Virgilii est publiée par Corrazini, parmi les lettres attribuées à Boccace, p. 465.
2. Vale igitur et longum uale, quia ultra me tulit impelus quam medilatus sim, et uere quod apud te legi sumptum de Statio Dulce loqui miseris in mentem uenit. (^Par. 8631, f. 3).
3. L'expression n'avait alors aucun sens désobligeant; c'est pour faire l'éloge de Salutati que Filippo Villani, un peu plus tard, rappelle (et d'ailleurs bien à tort) « scimia di Cicérone ». *