Fam. XVIII
3. Lettre à Nelli, de Milan, en renvoyant le ms. pour quMl le rende à Lapo.* Cnrabis ut Ciceronianus hic libelluSy siue quem ab ilto quondam te praesente suscepi, ad eumdem quamprimum pcrueniat (Fam. XVIII, 11).
4. A Lapo, lettre envoyée avec la précédente : Cicero tuus quadriennio et ampli us mecum fuit... (Fam. XVIII, 12).
5. Fam. XII, 8. Quelques morceaux de la lettre ont été traduits plus
LAPO DA CASTIGLIONCHIO. 185
Pétrarque a eu de Lapo d'autnes discours de Cicéron ; mais il est assez difficile de les reconnaître dans la correspondance ^ ; on sait du moins que les Philippiques du Florentin furent entre les mains de notre poète*, qui fit à son tour hommage à Lapo d'une copie du Pro Archia^, Voilà les renseignements, assez peu complets, que nous avons par Pétrarque lui-môme sur les manuscrits de Cicéron passés par ses mains ; des recherches dans les bibliothèques ont permis d'y ajouter quelque chose.
haut, p. 41. Dans Fam. XVIII, 12, P. pafle d'un passage qui lui tombe sous les yeux en copiant le ms. et ce qu'il en cite est précisément du Pro Plancio^ 27; ce discours est même explicitement désigné dans VU, sol. préf. (Op, 224): Cicero noster.,. in eu qua Plancium défendit oralione, V. plus loin p. 208. Sur un ms. de la Làurentienne, contenant les lettres de P., on trouve à Fam. XII, 8, la note marginale suivante attribuée à Lapo: Loquiturhic de quodam libelloj in quo erant plures orationes Tulliiy quas ad eum destinauerat iste Lapus siue lacobus Florentinus amicus suus^ qui re uera uocabatur Lapus de CastiglonchiOy postea decretorum doclor (S. Croce XXVI sin. 10, f. 15).
1. La lettre Var. 45 (à Lapo), que Fracassetti donne seulement d'après la publication de Mehus (Epistola...di M. Lapo da Cast.y Bologne, 1758), m'inspire des doutes pour la correction du texte ; la moindre variante (sur les mots Ires^ duobus ou iranscriplas) en peut changer la portée. Faut-il voir, dans les discours dont parle P., c.eux dont il accuse réception dans une lettre de Padoue et parmi lesquels figure également le Pro Milonel Milonianam Ciceronis cum reliquis accepi ; gratias ago. Non mihinuncprimum luae mentis indulgentia nota est ; rescribi faciam et rcmittam (Fam. VII, 16 ; s. d.). H m'est difiBcile, je l'avoue, d'attacher au texte actuel de Var. 45 toute l'autorité de détail que lui reconnaît Hortis (p. 95 sqq.) ; en tout cas, elle n'est pas de 1349, puisque P. fait allusion à son passage à Florence (quas fateor ipse mecum delulissem) et que ce n'est qu'en 1350 qu'il a connu Castiglionchio. Je crois même qu'on peut la dater de 1351, puisqu'elle mentionne l'envoi du Pro Archia à Florence, fait pendant l'année qui a précédé celle où Rienzi est venu à Avignon (cf. p. 183, n. 1).
2. Nisi propere Philippicas dimisissem ( Var. 45). Je ne cite pas la suite, le mot transcriptas pouvant être une mauvaise lecture pour transcriptos et se rapporter non à Philippicas^ mais à libros qui précède.
3. Orationem Tullianam pro Licinio Archia, quam poUicitus sum tibi, praesentem mitlo, refertam miris poetarum laudibus. luuabit, puto, fide digno leste cognoscere quod studiis quibus delectamur praeco ingens et praeclarissimus oralor arcesseril, cuius rei admonuisse te uelimy ut rem licet paruam inprelio habeas {Var. 45).
Le recueil de Cicéron le plus considérable peut-être qu'ait eu Pétrarque est aujourd'hui à la Bibliothèque municipale de Troyes, provenant de l'Oratoire de cette ville*. L'ancien inventaire de la collection de François Pithou fournissant la description du volume*, il était facile de l'identifier avec le n°552 du catalogue de Troyes ^ La tradition relative à Pétrarque doit venir des Pithou, et probablement de Pierre, le plus savant des deux frères, qui avait voyagé en Italie et y avait noué des relations littéraires, notamment avec Gianvincenzo Pinelli; parmi les manuscrits qu'il avait rapportés en France, il est naturel de compter celui-ci*. Il occupe seulement les feuillets 117-360 du volume, à la suite d'un commentaire de S. Jérôme sur Job -*. C'est un texte de la première moitié dit xiv*^ siècle, malheureusement rogné fort anciennement® et mutilé depuis \ Les enroulements rouges ou bleus des initiales secondaires, parfois fort remarquables, indiquent l'origine méridionale du manuscrit. Il est impossible de prouver qu'il ait été exécuté pour Pétrarque, la présence dans la collection d'un volume de décoration identique* ne constituant
1. Au f. de garde: Ex librisOralorii collegii Trecensis. Ce couvent possédait, avant la Révolution, la plus grande partie des livres de Pierre et de François Pithou, parmi lesquels beaucoup de mss. précieux.
2. [Grosley] Vie de Pierre Pilhou, Paris, 1756, t. II, p. 281, Cat. dee mss. de la bibl. de F. Pithou. L'auteur ajoute : « Ce Cicéron est de la plus grande beauté et de la plus haute antiquité {sic)\ il a appartenu au fameux Pétrarque. »
3. Le ms. y est décrit à peu près exactement, mais la tradition d'origine s'y montre perdue (Ca/. g(^n. des mss. des bibl. des départ., t. II, 1855, p. 239). La parfaite obligeance du conservateur S. Dçt a facilité mon étude.
4. On s'étonnera peut-être de voir la provenance de P. connue encore au xvni« s., tandis que pour tant de nos mss. elle est oubliée beaucoup plus tôt; mais elle est indiquée expressément dans une note marginale du xv« s., qui n'avait pu échapper à l'attention de Pithou et dont il avait sans doute laissé une mention aujourd'hui disparue.
5. Cette réunion arbitraire remonte à l'époque où l'Oratoire de Troyes fit relier ses mss. sans aucun soin et en groupant seulement d'après le format les ouvrages les plus différents.
6. Dimensions actuelles : 320x250 mill. (A deux colonnes de 45 lignes.)
7. Les miniatures des grandes initiales ont été volées aux fT. 231', 235, 2'i2'.