‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 162 sur 362 · LE CICÉRON DE TROYES · texte numérisé non relu

LE CICÉRON DE TROYES

même pas, à cet égard, une présomption ; on y peut voir du moins un témoignage nouveau de son goût pour les beaux livres ornés.

F. 120,* [E]pythoma de tiiia Ciceronis, — F. 123, M.

Tullii Ciceronis lihri de officiis, — F. 149, M. T. C, de Tusciilanis que'stionibiis, Incipit prologus libriprimi. — F. 187, M, J. C. de natura deorum incipit liber primus, — F. 211 ', M. T. C. de diuinationibus incipit liber primus, — F. 231', M, T. (7. de fato i?mpit, — F. 235, [M, T, C. de ami]citia liber [incipit], — F. 242', [M, T. C, de] senectute [incipit prologus], — F. 249, Incipit paradoxa M, T, C. in laude stoicoritm. — F. 252', Flauii Aurelii Augustini Yponensis épiscopi doctoris eximii in laudem libri M, T, C, ad Hortensium uerba sumpta ex libro Confessioniim eiusdem Augustini tercio, capitulo quarto. — F. 253, M. T, C. de laude ac defensione phylosophie y introducens Lucullum loquentcm ad Bortensium^ liber primus incipit [= Acad. priorum liber II ou Lucullus]'. — F. 266, M, T, C. de oratore liber primus incipit. — F. 306, M. T. C. incipit liber Rhetorice sub compendio [= Partitiones]. — F. 314, iV. T. C. iuuectiuarum in Catilinam incipit liber primus. — F. 325, Oratio M. T, C. pro Marc ho Marcello. — F. 327, Oratio M. T. C. pro Quiîito Ligario. — F. 329, Oratio M. T. C. pro rege Deiotaro^. —

1. II y a des additions du xv** siècle que je ne fais pas entrer dans cette description. Aux f. 118-119, un possesseur et annotateur du ms. y a ajouté le Somnium Scipionis. Auf. 35 i', pour utiliser les pages blanches à la suite du De legibus, il a transcrit VEpistola I ad QuinUim fr., et une autre main a écrit un sermon incomplet sur un texte de l'Evangile. Le f. 360 et dernier, transposé par erreur, contient quelques lignes de la première main qui complètent le travail initial sur la vie et les ouvrages de Cicéron.

2. Le titre courant de ce dialogue porte simplement .4 rf Hortensium. On verra plus loin ce que Pétrarque a pensé de l'attribution de ce titre au second livre des Academica, confusion assez fréquente au moyen âge (Schenkl, dans Philologus, t. XXXI, p. 563 sqq.). Une coupure aux mots Hortensius autem uehemenler [Acad. II, 19] crée au f. 258 une division arbitraire en deux livres.

3. Ce sont les trois Cacsarianae^ souvent réunies dans les mss. et dont P. lui-même disait : Lege ipsius oraliones, quas uel ad ipsiim Caesarem uel eo praescnle ad Senatum habuit {Sen. XIV, I ; Op. 372). Le Pro Marcello lui fournit plusieurs extraits, notamment dans IlUt.

F. 331 , Controtiersia Salustii aduersus Ciceronem. — F. 331 ', Controuersia ilfr T. C aduersus Salustium, — F. 333, Oratio M, T. C, cum populo grattas egit [= Post reditum ad Quintes], — F. 336, Oratio M, T. C. cum Senatui gratias egit [= Post reditum in Senatu]\ — F. 337, M, T, C, incipit liber primas de fato^. — F. 341, M. T. C. de legibus liber primus incipit.

Le manuscrit ne compte, comme on le voit, qu*un apocryphe, les invectivas échangées entre Salluste et Cicëron^; mais il contient un autre ouvrage de Cicéron, qui n'est pas porté en titre et qui figure, ainsi qu'il arrive dans une série de manuscrits, comme un quatrième livre du De Oratore : c'est VOrator, qui commence seulement au chapitre 27* et occupe les feuillets 299-305. La lacune, nettement marquée au manuscrit, faisait que Pétrarque comprenait le De Oratore parmi les ouvrages de Cicéron qui nous sont parvenus in-

Caes,y éd. Schneider, p. 320 : Licet uulgatissimum [testimonium] omnibusqué notisaimum (Cf. p. 326, 330). De m^me, le Pro Ligario (Scritti ined., p. 351, 353 et Discours au roi Jean, éd. citée, p. 221); dans ce dernier passage, P. nomme précisément Cicero in Caesarianis.

1. Du f. 325 au f. 336, la série oratoire du ms. forme un ensemble distinct, avec une seule miniature. On voit que tout a été copié ensemble, sauf peut-être les deux derniers discours qui sont incomplets et suivis, Tun et l'autre, de larges blancs: Ad Quiritex s'arrête, f. 334', aux mots uerum etiam^ peu avant le dernier chapitre (éd. C. F. W. Mùller, ch. 9, 23), et In Senatu ne va que jusqu'au mot recesserunty ch. 3, 7. Cf. pour ces deux discours chez Salutati, qui y joignait l'apocryphe Ad P. B. anlequam iret in exilium^ la description précise qu'il donne de son texte dans la lettre citée en partie p. 77, n.

2. Malgré l'expression liber primus, le De fato n'a naturellement qu'un seul livre ; on remarquera que l'ouvrage figure déjà dans le ms., f. 231'. On croyait que P. ne le connaissait pas (Hortis, p. 129 ; Koerting. p. 490).

3. Longior Ciccronis quam Salluslii inuectiua (Contra med, I ; Op. 1092. Cf. IV; Op. 1116).

4. Sur les mots [aliquan]loque robustius, avec le titre Incipit eiusdem liber quartus suivi d'un blanc de 17 lignes. Ce texte de VOrator est de la famille du ms. d'Avranclies et en est probablement dérivé, comme tous les mss. incomplets. Il est une des rares copies où la lacune ait été gardée et où le scribe n'ait pas cherché à tirer parti des syllabes initiales pour reconstruire une phrase. Cf. Oralory éd. Heerdegen, p. X sqq.

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