‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 183 sur 362 · Lettre à Octavianus · texte numérisé non relu

Lettre à Octavianus

osiendisti seciituris callem, in quo ipse satis miserahiliter lapsus es. Omitto Dionysium, omitto fratrem tumn ac nepotem, 07niUo, si placet, ipsvm etiam Dolabellam^ quos niinc laudibus ad caelum effets, nunc repentinis maledictis laceras . . . Quod si para fides, si lihertas te trahebat [quod quidem de tanto iiiro^ licel opîjiari), qidd tibi tam familiare cum Augusto? quid eniin Bruto tuo responsunis es? Si quidem, inquit^, Octauius tibi placet, non dominum fugisse sed amiciorem dominum quaesisse uideberis... Doleo uicem tuam, amice, et errorum pudet ac miseret tanioruin; iamque cum eodem Bruto lis artibus nihil tribuo, quibus te instructissimum fuisse scio^, A ceux qui lui reprochent, comme cet admirateur fanatique de Cicéron qu*il rencontra à Vicence, d'avoir attaqué le grand orateur, Pétrarque répond qu'il n'a pas à discuter avec eux, avant qu'ils n'aient lu attentivement le recueil qui lui a dicté ses arguments *. Ce recueil, il en a, comme on le voit, bien discerné la valeur historique et morale, et le jugement qu'en porte la critique moderne ne s'éloigne guère de l'idée d'ensemble que s'en faisait son premier lecteur.

De plusieurs œuvres de Cicéron, perdues pour lui comme pour nous, Pétrarque avait soigneusement noté le titre et les fragments conservés chez les auteurs. Les titres sont réunis à ceux des autres ouvrages dans une énumération générale, qu'il a tâché de faire aussi longue que possible, pour confondre le « calomniateur » français, qui avait parlé de Cicéron avec le dédain de l'ignorance \ Les fragments lui ont

1. p. vient de s'indigner de la versatilité de Cicéron envers César. Cf. Sen. XÏV, 1 {Op. 372).

2. Ad Brut. I, 16, 7. L'estime pour Brutus s'accorde très bien chez p. avec l'admiration pour César ; on le voit (dans la lettre Sen. citée p. 212, n. 2) lire à François de Carrare une lettre de Brutus et juger, au degré de sgn émotion, la noblesse de son caractère.

3. Fam. XXIV, 3 (Vérone, 16 juin 1345). Dans la lettre 4, également adressée à Cicéron, P. s'excuse d'avoir parlé si librement à son ami d'outre-tombe.

4. Quorum scffo neqnete^ ncque nlium quemlihet oequum iudicem fieri pos.^ie, nisi omnibus Cicrronis rpislolis, nnde ea lisoritur^ non a transcurrcnte perlectis {Fam. XXIV, 2 ; cf. p. 179, pour la fin de la citation.)

5. Contra Gall.^ Op. 1083 : Ubi^ quneso, inquil [Gallus], legitur Tulln Physica? ubi Varronis Metaphysica? stulta percontatio! Barbarus in-

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