‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 189 sur 362 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'antiebe mnra ch' «neor terne ed ama, E tréma '1 mondo qnando ù rimembra Del tempo aodato e ndietro si rivolre.

(Caox. Spirto gentil.)

L'histoire, et particulièrement Thistoire romaine, a été une des études favorites de Pétrarque. Elle a charmé son imagination, nourri sa poésie, inspiré sa politique. Les grands ouvrages historiques qu'il a lui-même écrits, à l'imitation des auteurs anciens, ne sont pas de simples compilations. Sans doute la composition se réduit à peu de chose dans les Res memorandae ; mais il n'en est pas de même du De Viris illustribus, qui occupa l'auteur, sous diverses formes, presque toute sa vie et où il a restauré avec quelque bonheur le genre antique de la biographie. Il a perfectionné ce grand ouvrage, que la mort seule a interrompu, avec un souci remarquable de l'information exacte et de la clarté dans la mise en œuvre ; on suit son travail et on reconnaît sa méthode dans les retouches qu'il faisait subir à son texte, à mesure que s'élargissait le champ de ses études et que se modifiaient ses points de vue. J'ai touché à la plupart de ces questions dans un précédent travail; je n'y reviens ici que pour mémoire et comme introduction à l'inventaire bibliographique des con* naissances historiques de Pétrarque ^

Le principal historien qu'il ait étudié est Tite-Live, dont il ne s'est pas moins servi pour le De Viris que pour la préparation historique de VAfrica, Il est superfliU de rappeler que Tite-Live avait été fort peu lu au moyen âge et ne l'avait

1. Cf. Le De Viris ill. de P. Notice sur les jnss. originaux suivie de fragments inédits, Paris, 1890 (On cite ici la pagination du t. XXXIV, 1, des Notices et extraits des fnss.). Consulter aussi G. Kirner, Suite opère storichedi F. P., Pise, 1889.

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