‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 190 sur 362 · TITE-LIVE · texte numérisé non relu

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été que pour se trouver défiguré par les compilateurs. Giovanni Villani et Dante l'avaient déjà mieux connu et celui-ci a dit de lui une parole célèbre ^ Mais les transcriptions du grand ouvrage de Thistorien restaient rares et il faut venir au temps de Pétrarque pour les voir se multiplier. En même temps, les admirateurs studieux deviennent plus nombreux, Rienzi, selon son vieux biographe, « molto usava Tito Livio » et l'exemplaire qu'il en trouvait dans la bibliothèque du pape servait à lui adoucir sa captivité d'Avignon^ Le roi Robert lisait aussi l'historien de la République et parlait à Pétrarque des regrets que lui causait la mutilation de son œuvre : Secundam [de cadem] ipse ego, hortante quondam sacrae memoriae Roberto Siciliae rege, swnma sed hactenus incfficaci diligentia quaesiui. Plus d'une fois le poète et le roi s'entretinrent d'un sujet qui leur était également cher. Cet écho de leurs causeries nous est parvenu : Qiio studio piitandus est arsisse J. Litiius Patauiîîus, qiio omnem Romanam historiam A, U, C. ad Caesarem Augustum, cuius ipse claruit temporibus, centuni quadraginta duobus noluminibus scripsit! opus ipsa mole mirabile, stupendumque praesertim, quia in eo nihil raptim et tumultuario, ut aiunt, stilo, quod quidam soient qui omne uerbum labiis oblatum scriptis mandant, sed tanta maiestate sententiarum tantaque uerborum modestia compleuit omnia, ut ab arte eloquentiae non multum abesse uideantur^. Et Pétrarque, qui aime à rappeler les visiteurs attirés à Rome par la renommée de Tite-Live, déclare qu'afin de voir un si grand homme il aurait bien fait, pour sa part, le difficile voyage des Indes*.

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